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Show and Tell - le blog de Jerry Frissen

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Polanski

mercredi 30 septembre 2009

Il y a dans LE MONDE, un article de Alexandre Tylski intitulé NE JUGEZ PAS POLANSKI À L'EMPORTE-PIÈCE! Je n'ai jamais entendu parler de cet Alexandre Tylski mais c'est d'évidence un imbécile. Je ne suis pas fondamentalement intéressé par ce qui arrive à Roman Polanski. J'aime beaucoup la plupart de ses films mais sa vie privé ne m'intéresse pas. Par contre, voir l'incroyable levée de boucliers concernant son arrestation me met plutôt mal à l'aise. Dans le pays des droits de l'homme, c'est assez surprenant de constater que certaines personnes semblent avoir plus de droits que d'autres. J'espère que chaque citoyen français bénéficie de la même attention de son gouvernement que Roman Polanski. Mais passons. Dans l'article, l'auteur dit: " On entend parler d'"inégalité", mais aussi de "viol" et de "fuite devant ses responsabilités", alors que l'homme a été condamné pour "relation illégale" et a purgé sa peine de prison." Si cet imbécile avait fait un minimum de recherches, il aurait trouvé la définition de "statutory rape". Ce n'est aucunement une "relation illégale" mais bien un viol. Il s'agit dans la loi américaine de différencier le viol sur adulte et celui sur des gens qui ne sont pas en mesure d'avoir un jugement cohérent –comme une enfant de treize ans. Il y a sur SMOKINGGUN.COM, la transcription complète du témoignage de la victime de Polanski devant un "grand jury" le 4 avril 1977. C'est difficile à lire tellement ça donne envie de vomir. Mais que les choses soient claires, je ne prends pas position pour ou contre Polanski, surtout que la victime ne veut visiblement pas –plus– de poursuite. Ce qui me déplait profondément, c'est ce genre d'article, écrit par un "universitaire", et qui est d'une malhonnêteté intellectuelle des plus répugnantes. Une autre phrase me fait bondir: "Polanski a reconnu les faits, accepté de faire de la prison et a payé une amende de trente et un ans d'exil et d'humiliations publiques et médiatiques. Une sentence largement plus lourde que prévu. Que leur faut-il de plus?" Depuis trente et un ans, Polanski a fait dix films, il est riche, respecté et couvert de prix en tous genres, dont un Oscar. Des humilaitions médiatiques comme ça, j'en veux aussi. Selon l'auteur, il a "accepté" de faire de la prison! On imagine bien la scène, "bon, ok, je vais en prison, mais c'est bien pour te faire plaisir". Avec des amis comme Alexandre Tylski, Polanski n'a pas besoin d'ennemis. Quoi qu'il en soit, il semble clair que Polanski n'ira pas en prison probablement parce qu'il y a eu un énorme vice de procédure à l'époque. Le malheur dans tout ça, c'est qu'on voit fleurir –un peu comme à l'époque où le chanteur de NOIR DÉSIR avait tué sa femme à coups de poings– des discours de petits bourgeois décadents qui feraient mieux de fermer leur gueule.

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Commentaires (19) Tags : Zone Z

Peter Pan

mercredi 30 septembre 2009

Je prépare un post sur les débuts passionnants de ma vie sexuelle mais comme ça prend du temps je suis obligé de faire quelques autres posts en attendant. J’ai acheté ce merveilleux livre la semaine dernière. C’est le PETER PAN de Walt Disney paru en 1952. C’est court, le livre est abîmé, mais putain que c’est beau. En le feuilletant, j’ai pensé aux TIKITIS. Il y a l’île, la jungle, la tête de mort qui pourrait être un tiki et il y a même les sirènes. Bon évidemment, avec Fabien, on ferait mieux, mais c’est déjà un bel effort de Walt Disney. Les illustrations sont de John Hench et Al Dempster. C’est beau, non?

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Commentaires (6) Tags : Bons Goûts - illustration

Mind Your Mechtorians

mardi 29 septembre 2009

Commençons la semaine avec un sujet plus reposant que la semaine dernière. En visitant TOYSREVIL, je me suis rendu compte que deux des quatre gagnants d'un concours de customs étaient des gens qui fréquentaient mon blog –ou en tous cas ils ont les mêmes noms. Comme leurs customs sont plutôt bien foutus, je les félicite et poste les images ici.

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Commentaires (11) Tags : Bons Goûts

Mes aventures avec la justice belge 7

dimanche 27 septembre 2009

Dernier épisode de mes aventures avec la justice belge. Le service militaire d’abord. En lisant les papiers qu’on m’a remis à l’armée. Je comprends que je suis “proposé” inapte et non pas inapte. Ça veut dire que je dois encore être entendu par une commission qui statuera sur mon compte. Deux mois après avoir passé ces deux jours à l’armée, j’apprends en regardant les infos que la Belgique arrête définitivement le service militaire. Cette fois-ci plus de doutes, j’ai gagné. Je n’y pense même plus et quelques semaines plus tard, je reçois un télégramme –le seul de ma vie– me convoquant devant cette fameuse commission. L’armée belge doit être la seule organisation à encore utiliser un mode de communication comme les télégrammes. Je me rends à cette commission et je me retrouve face à un groupe de médecins militaires qui me disent qu’ils rejettent la proposition d’inaptitude, que je suis un simulateur et que je suis bon pour le service. Je leur demande quel service? Ils me répondent que ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de service militaire que ça les dispense de faire leur travail. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de l’absurdité de la situation. Je leur fais savoir que je n’ai pas grand chose à foutre de leur considérations sur leur travail et pour se venger, ils me font patienter quelques heures avant de me donner le document me libérant de toute obligation militaire et... mon chèque! Parce que, comme si la situation n’était pas assez stupide, j’ai été payé pour mes trois mois d’armée! Je me souviens que je riais dans ma voiture en rentrant chez moi. Revenons donc au premier crime, mon outrage public aux bonnes moeurs. Un ou deux ans plus tard, je refais une demande de passeport et... Ici, je suis tombé sur un flic compréhensif qui s’est occupé du désignalement et je n’ai plus été inquiété depuis.
Quand je pense à tout ça, comme cette semaine en écrivant ces posts, je n’ai aucun regret. Je suis même assez fier d’avoir vaincu tout seul l’armée belge –imaginez le temps qu’elle tiendrait face à de vrais ennemis. J’ai toujours considéré que je n’avais qu’une vie et que je n’allais pas en sacrifier une partie en faisant ce que je ne voulais pas faire. Pas question non plus de suivre les ordres de personne. Pas de regret non plus pour mon autre affaire. C’est vrai que c’est con d’écrire “la prochaine fois je t’envoie mon sperme” sur une enveloppe, mais personne ne devrait avoir d’ennuis pour être con. Savoir que j’ai été privé de liberté, même pour un court moment, à cause de ça n’a fait que confirmer ce que j’ai toujours pensé. Il y a trop de lois et il y a trop d’administrations. Les administrations sont dangereuses parce qu’elle ne respectent pas les gens pour qui elles devraient travailler. Dans un pays comme la Belgique, elles sont comme un cancer qui ronge lentement la démocratie. Il n’y a rien de pire qu’un petit fonctionnaire –surtout quand il est armé– qui abuse de son pouvoir. Je vais terminer en citant Patrick Henry: "'Give me Liberty, or give me Death'!" Bien sûr, cette phrase a été dite dans un tout autre contexte et ça peut sembler pompeux de citer ça pour mes petits ennuis dont je suis pour finir le responsable. Tant pis. On devrait toujours garder cette phrase en tête.

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Commentaires (15) Tags : Vie Privée

Mes aventures avec la justice belge 6

vendredi 25 septembre 2009

Ma deuxième et dernière journée à l’armée commence par un gentil militaire qui me conduit à l'hôpital pour une série de tests physiques et mentaux. C’est très bien organisé, chaque sergent s’occupe d’une vingtaine de futurs soldats. “Mon” militaire me confie à l’un d’entre-eux en lui disant que je suis un ex-déserteur. Son groupe me regarde avec stupeur. Ce sont des jeunes qui veulent être soldats et pour eux, un déserteur, c’est probablement un gars qui s’est échappé en égorgeant un garde et a vendu les plans du sous-marin Baudouin 1er, l’arme secrète de l’armé belge, à nos ennemis héréditaires, les Luxembourgeois. Mais je m’égare. Aucun de ces futurs soldats n’osera m'adresser la parole ni même s'asseoir à côté de moi. Le premier test est celui de l’urine, on doit pisser dans un petit pot avec notre nom et laisser le pot dans les toilettes. Je passe quatrième ou cinquième et au lieu de pisser, je fais un mélange des différentes pisses qui sont déjà sur l’étagère. Je me disais que c’était le meilleur moyen pour qu’on me trouve quelque chose de bizarre. Ensuite, test de vue où je ne vois rien, test d'ouïe où je n’entends rien, etc. Vient enfin le passage chez le psychologue. Je sais que c’est là que j’ai le plus de chance de me faire réformer. Les membres de mon groupe sont jeunes, des grandes gueules en tee-shirt sans manches et moustachus pour ceux qui ont déjà des poils. Moi, j’ai ma tête d’assassin, deux vestes, des gants et une écharpe. Le psychologue me regarde d’un drôle d’air quand je m'installe devant lui. Je sais que c’est ma dernière chance d’éviter l’armée alors je suis prêt à tout. Vous vous souvenez de Robert De Niro dans TAXI DRIVER? Imaginez mieux –ou pire. Mon plus grand rôle de composition. J’ai le regard haineux et fuyant. Le mec parcourt mon dossier et me demande pourquoi j’étais déserteur. Je lui dis que je ne supporte pas l’autorité, que quand on me dit de faire quelque chose, je fais le contraire. Il me demande ensuite ce que j’ai fait comme études et comment ça s’est passé. Je lui réponds que j’ai fait des études artistiques, que j’ai été renvoyé trois fois de l’école –ce qui est vrai– parce que je me battais tout le temps et que j’avais cassé la gueule à un prof –ce qui est faux. Ensuite, il me pose une question sur la drogue, dans un accès de génie je lui demande si cet entretien est confidentiel. Je lui dis alors que je prends tout ce qui peut me faire dormir. Et quand il me demande si je dors, je lui réponds: jamais. Puis vient la question parfaite: “Avez-vous déjà été condamné?”. D’un coup, la police belge vient à mon secours, j’ai été condamné pour “outrage public aux bonnes mœurs”. Quand il me demande ce que j’avais fait, je lui réponds “des photos pornos”. Il écrit ensuite dans mon dossier et me dit de passer au test suivant. Là, je suis séparé des autres, on me donne mon dossier dans une enveloppe scellée et on m’envoie à un autre étage. Je dois patienter deux heures avant que quelqu’un ne s’occupe de moi. Au bout de 30 secondes je craque et j’ouvre l’enveloppe. Sur mon dossier, il y a écrit “I”, je trouve la légende, le “I” est celui d’inapte! On me laisse partir et suis chez moi en début d’après-midi. Sept ans de combat qui se termine aussi vite. Je n’en reviens pas. En fait, c’est un peu plus subtil que ça parce que je suis réformé, mais la veille, j’ai été incorporé d’office. Je suis donc toujours militaire... La suite –et probablement la fin– ce week-end.

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Mes aventures avec la justice belge 5

jeudi 24 septembre 2009

Ici, je dois faire un retour en arrière de quelques années pour parler du deuxième crime. Ayant toujours eu un problème avec l’autorité, il y a un truc que j’avais décidé de ne jamais faire, c’est mon service militaire. À 23 ans, alors que je bénéficiais encore d’un sursis en tant qu’étudiant, je fais une demande de réforme pour cause physique. Je passe devant une commission qui décide de m’envoyer à l'hôpital militaire pour quinze jours. N’étant pas vraiment malade, je passe tous les tests, ce qui ne m’arrange pas du tout. Voyant que ça tourne mal pour moi, je décide de tenter le tout pour le tout et lors d’un test, je me mets à frapper un médecin –un petit. On m’envoie en psychiatrie mais on me considère comme un simulateur et je sors de l'hôpital bon pour le service. Alors je commence un long travail pour échapper à ce que je considère comme une abomination. Je demande des congés pour toutes les raisons possibles et ça me fait gagner trois ans. Au bout des trois ans, je fais une demande pour objection de conscience. Je gagne encore un an. Je suis ensuite obligé de passer un examen médical mais se tenir debout est la seule chose qu’on exige des objecteurs, je suis alors à nouveau bon pour le service. J’envoie une lettre en disant que je change d’avis, que je n’ai plus la même philosophie et que je ne veux plus être objecteur. Je gagne une cinquième année. N’ayant plus aucun recours, je décide simplement de ne pas aller aux convocations. Deux ans plus tard, je me rends tout de même à une convocation menaçante de la gendarmerie qui me fait savoir que je suis classifié par l’armée comme insoumis et ensuite déserteur –où le contraire, je ne suis plus très sûr. Ils me disent d’aller me présenter spontanément. Ce que je en fais pas. Le 30 décembre alors que je lis un volume d’AKIRA dans mon bain (certains souvenirs sont très précis), on sonne et entrent chez moi trois flics, dont l’abruti qui m’avait mis au cachot et qui me reconnaît... Ils me menacent en me disant que si le deux janvier à huit heures précise, je ne suis pas à la caserne, ils viennent me chercher. La mort dans l’âme, je me rends à l’armée où je suis incorporé d’office. Me voilà militaire... Je me retrouve dans des immeubles quasi-vides où traînent quelques zombies en pantoufles. L’un d’entre-eux me fait passer un test de mathématique et de logique que je décide de réussir parce qu'étant militaire depuis quelques heures, je ne voulais pas me retrouver dans un endroit où on me ferait séparer les clous des vis. Il y a un truc qui était assez bien en fait, c’est que les militaires étaient tous incroyablement gentils. Après le test, ils font venir des gendarmes pour constater que je suis maintenant militaire et qu’il n’est plus nécessaire de me rechercher. Je garde un très bon souvenir de ces deux-là, ils étaient super jeunes et menaçants. Ils y allaient de leur “fais gaffe à toi, on t’a à l’œil”, “”t’as pas intérêt à recommencer”, etc. C’était du plus haut comique. Je me suis servi d’eux pour les flics dans le premier album de TEQUILA. Le lendemain, c’est le moment de passer les tests physiques. Je me souviens de ma première expérience à l'hôpital et je me dis que cette fois-ci, il FAUT que je sois réformé... La suite demain avec ma deuxième et dernière journée à l’armée.

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Mes aventures avec la justice belge 4

mercredi 23 septembre 2009

En sortant de ma matinée au cachot, j’avais la haine, la putain de haine. J’avais hâte d'être devant le juge et de lui dire ce que je pensais. Tout ça à cause d’une simple blague. Je n’ai jamais reçu la moindre nouvelle et je me suis calmé avec le temps. Un an plus tard donc, je repasse à la maison communale pour demander une extension de mon passeport. Je revis la même situation, la fille qui fait une drôle de tête, son chef qui appelle les flics. Je sors le document que je donne aux flics quand ils arrivent. Mais comme il date d’il y a un an, ils ne croient pas que c’est la même histoire. Ils sont plus calmes, ne me passent pas les menottes mais me tiennent tout de même par les bras pour m’emmener au commissariat. Je n’en reviens pas, je vais revivre la même histoire, j’ai la tête qui explose devant tant de connerie. Ils ne me mettent pas au cachot mais me font entrer dans une pièce dont on ferme la porte à clé. Au moins, j’ai de quoi lire, des tas de magazines de flics avec des articles sur les nouveaux uniformes, etc. Passionnant. Après quelques heures, on me libère avec des excuses cette fois, on me promet que le dé-signalement est en cours. Quelques jours plus tard, je passe la douane à l’aéroport de Bruxelles National et... On m’arrête! Même motif, le document que j’ai est trop vieux, ça ne peut pas être la même histoire. C’est au moment de l’affaire Dutroux et il ne fait pas bon être recherché pour une affaire de moeurs. Je passe deux heures dans une pièce avec des gens en situation irrégulière. Mais on fini par me laisser prendre l’avion. Vous croyez que tout est bien qui fini bien pas vrai? Et bien non, ça continue demain, avec le deuxième crime...

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Mes aventures avec la justice belge 3

mardi 22 septembre 2009

Chapitre trois. Comme ma montre m’avait été confisquée en même temps que mes lacets, ma ceinture et le reste de mes affaires personnelles, je ne sais pas combien de temps j’ai passé dans ce cachot. Mais ça m’a paru assez long –forcément. L’endroit ne devait pas faire plus d’un métre carré. Il y avait quatre ou cinq cachots comme ça dans la pièce. J’étais en fait soulagé d’être là. Pour deux raisons. J’avais toujours eu la certitude que j’allais me retrouver un jour ou l’autre en prison même si je ne savais pas vraiment pourquoi. Quand j’étais adolescent, dans mes années de délinquance, devenir un criminel était une de mes perspectives d’avenir. Alors me retrouver dans ce cachot ne me semblait pas si terrible. L’autre raison, c’est que ça faisait cinq ans que je faisais tout ce que je pouvais pour éviter le service militaire et comme j’étais persuadé que c'était la raison de mon arrestation, j’avais mon histoire prête à servir. Je savais que comme ce n’était pas un crime très sérieux, je serais vite dehors. Je me souviens que je me faisais rire tout seul en m’imaginant passer une tasse en métal contre les barreaux. J’ai aussi passé pas mal de temps à lire les innombrables graffitis qu’il y avait sur les murs et je me demande toujours comment tous ces gens ont réussi à se faire enfermer en gardant de quoi écrire. Quand il n’y avait plus rien à lire, je me suis mis à détailler l’endroit, c’est là que j’ai remarqué qu’au sol de la partie commune de la pièce, il y avait pas mal de taches de sang. J’essayais de ne pas trop penser à la sensation de claustrophobie et d’être a la merci de ce stupide flic pour sortir de ce mètre carré de territoire. Le flic a fini par revenir après quelques heures et me laisse sortir en me disant que la plainte était pour une affaire de moeurs. C’est la que je réalise pourquoi je suis là. On m'explique que puisqu’ils ne savaient pas où j’habitais, j’avais été signalé aux frontières pour arrestation immédiate. Je n’ai jamais été convoqué devant un juge, jamais eu le moindre rappel pour la somme qu’on me réclame, rien. Le flic ajoute que c’est plus simple pour eux de signaler les gens aux frontières! Si je veux mon passeport, je suis obligé de payer les 5 000 Francs belges. Comme je partais en voyage la semaine suivante, je paye. Le flic me promet que je serai entendu par un juge et que j’aurai l’occasion de m'expliquer, mais j’attends toujours. Je reçois un document, une preuve que j’ai été entendu et que je ne suis plus recherché parce qu’un dé-signalement peut prendre quelques jours... Un an plus tard, je fais une demande d’extension de mon passeport. Je retourne à la maison communale et commencent les arrestations en chaîne... La suite demain.

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