Le Blog des Auteurs

L'espace pour partager un peu du quotidien des auteurs et communiquer avec eux...
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Sexe de Violence !!
Désolé pour la très longue absence. En fait je me suis remis a bosser sur ça :
Donc là très clairement le héros éponyme a consommé de l'alcool ...
S'ensuivra une scène de sexe d'anthologie.
Tungstène 2000
Cri du coeur




Ouf ! on sort un instant de la ville prendre un bol d'air. L'occasion de retrouver une version de la dragonne en couleurs numériques.
Commenter Tags : J. Etienne
Making of Sanctuaire Redux T3 - Tiré du journal de bord de Stéphane Betbeder
La réprésentation de l'horreur : MOTH
On s’est beaucoup questionné avec Rick sur la façon de représenter Moth. Rick pensait au départ lui donner une apparence protéiforme, de sorte qu’il puisse changer d’apparence selon ses apparitions et ses victimes. L’idée était de se démarquer un peu de la représentation originale, car on ne pouvait pas lutter avec le Moth de Christophe. Mais, tout bien réfléchi, protéiforme, Moth l’est déjà. Il prend la forme du pire cauchemar de ses victimes. Tout au contraire, Moth doit être représenté comme un Dieu puissant, maléfique, majestueux. Nous avons fait une recherche iconographique dans des illustrations, des films et nous nous sommes arrêtés sur des planches anatomiques représentant des écorchés vifs ainsi que sur le film La Forteresse Noire de Michael Mann. Du coup, notre Moth a au début l’apparence d’un écorché, les nerfs à vifs, et il prendra corps, sa chair se régénérant à chaque victime supplémentaire. Moth se nourrit de leurs peurs pour reprendre corps.
Le personnage de Black Dante.
Je me souviens que, lors de la conception du personnage, Rick a griffonné quelques croquis pour qu’on se mette d’accord sur son physique. Voici un extrait de mon scénario dans lequel je lui décris l’idée que je me fais de ce nouveau protagoniste :
Black Dante en légère contreplongée. Il n’est pas du tout impressionnant OU il fait « vicieux », à définir. Il a ses grandes lunettes épaisses, d’un design horrible. Il a un bec de lièvre. Il a le type asiatique avec de tout petits yeux et une tête ovale verticalement, comme un sumo. On dirait un gamin.
Le représenter avec un bec de lièvre me semblait important. J’imaginais que ce petit gars au visage ingrat avait souffert toute sa vie de sa déformation physique, subissant depuis l’enfance les railleries des autres. Méprisé par les femmes, moqué par les hommes, il a développé une haine viscérale pour le genre humain et s’est réfugié dans le monde virtuel où il pense régner en maître.
Le décor extérieur : un souci de réalisme.
J’ai bombardé Rick de documentation: tous les lieux extérieurs existent réellement. Je me doutais de la difficulté de mettre en images et je voulais, au moins, alléger Riccardo de la recherche laborieuse de décors. J’étais particulièrement soucieux d’atteindre un certain niveau de réalisme et je suis allé en repérage virtuel sur place, à New London dans le Connecticut, pour m’immerger dans les décors réels et humer l’atmosphère de la pointe Est de cet état.

Commenter Tags : Stéphane Betbeder
Le Manoir des Murmures : Interview du dessinateur Tirso
-Qu’est ce qui vous a donné envie de devenir dessinateur de BD?
Pour
te dire la vérité…je ne sais pas. Je ne suis vraiment pas sûr du pourquoi j’ai
commencé à dessiner des BD.
Quand
j’étais enfant, mes parents ont toujours essayé de me pousser à lire. J’ai donc
toujours eu des livres et des BD autour de moi. C’est peut-être aussi pour cela que
depuis que j’ai commencé à dessiner, j’ai toujours essayé de raconter des
histoires avec des photos. J’avais déjà essayé de créer une BD.
Je suppose qu'on s'habitue à cette culture "du livre" avec
laquelle on a grandi et de la même façon on s'amuse avec lorsque l'on développe notre
personnalité. Raconter une histoire devient alors beaucoup plus simple.
-Pouvez vous expliquer votre méthode de travail, les étapes...?
Je suis très organisé à cet
égard. Je lis le script, je prends des notes et j’en discute avec le
scénariste. Je cherche les références visuelles dont j’ai besoin, je dessine un
mini croquis que moi seul peux comprendre puis je commence à dessiner.
Parfois, je crayonne des choses dans un carnet pour les tester avant de les
dessiner dans les pages finales.
Après avoir fini le crayonnage, je commence l’encrage. Ensuite, je scanne les pages et je les
retouche sur l’ordinateur ou j'applique certaines textures si j’ai besoin de le
faire. Je peux dessiner une page et ensuite commencer
le crayonné d'une autre page avant l'encrage de la première mais je ne le fais jamais au delà de deux pages. Et j’encre toujours dans l’ordre de lecture. Et pas
autrement ! C’est une habitude assez folle que j’ai.
-De quoi ou de qui vous êtes vous inspiré pour créer vos personnages notamment les vampires ? L’ambiance? Les paysages (l’orphelinat)?
C’est difficile d’expliquer d’où l’inspiration
provient. Car il existe de nombreuses sources dont mes dessins proviennent et
je suis sûr que j’ai utilisé beaucoup d’entres elles inconsciemment. Mais avant
de commencer une nouvelle série, j’aime faire un travail très sérieux de
pré-production.
Pour Le Manoir des Murmures, nous avons étudié les mythes et le
folklore de nombreuses régions du monde à la recherche de monstres qui pouvaient
avoir une origine infectueuse virale transmise par le sang. Nous
avons essayé de les relier à la peur de la contagion via le contact
d’animaux sauvages. Et il y avait beaucoup de possibilités.
Dans certains cas,
j’ai basé mon travail sur des gravures d’anciennes bêtes. C’est le cas de "Chupacabras" (vous pouvez le voir dans le premier album). Pour les autres monstres, ils ont tous été inventé.
En ce qui concerne les vampires, j'ai toujours su ce que je voulais faire. L’idée
principale que nous avons travaillé lors de la création de l'intrigue était :
«la monstruosité comme une maladie ». A partir de ce concept, j'ai vu les vampires comme des
sangsues. C'est pourquoi, ils ont cette bouche en forme de spirale avec les dents
et la langue pointues, leur élasticité particulière et leur couleur
pâle.
D'autre part, Nosferatu de Murnau et l'esthétique expressionniste
allemand m'ont aidé à trouver une approche plus réaliste de ces monstres.
Bien sûr, je n'ai jamais pensé que mes monstres étaient romantiques.
Cette histoire, à la lecture, a transmis un halo magique de la réalité. Je devais représenter deux mondes complètement différents qui vivent ensemble d'une façon totalement naturelle. Donc, on retrouve le froid de la pierre et la sensation provenant des arbres morts mais également les grands arbres dans les bois ou les feux de Prague dans la nuit. C'est pareil pour la bibliothèque chaleureuse qui coexiste avec le laboratoire humide. J'ai juste essayé de donner à chaque ensemble un regard objectif, le style et la vie de la scène, nécessaire. J'essaie toujours d'imaginer que je suis dans cet endroit. J'essaie de recréer cet environnement autour de moi (parfois je dessine des cartes qui me permettent de bouger à travers les lieux) et je cherche à être en mesure de le voir à travers les yeux du personnage mais aussi à travers les yeux d'un spectateur invisible.




















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