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Dionnet trie ses livres
29 septembre 2007

Retour oblige, je suis allé présenter mes respects au père fondateur, Jean-Pierre Dionnet.

On s’est toujours vu régulièrement à Paris ou Los Angeles, et sa connaissance en matière de pop culture n’a cessé de me bluffer.

Aujourd’hui, j’ai trouvé un Dionnet dans un bureau quasi dévasté. Pas un mètre carré de libre, avec des piles de livres plus hautes que lui. A l’aube de ses soixante ans, le voilà qui trie ses quelques dizaines de milliers de volumes. Il garde ce qui est important pour lui et se sépare des doublons et du reste. Un choix pas toujours facile.

Cela m’a curieusement ramené à ce que nous faisons en ce moment chez les Humanos : des choix pas facile. Telle série ou tel titre à paraître, certes de qualité, ont-ils vraiment leur place dans le catalogue ? Ne devrait-on pas envisager leur cession pour des raisons économiques ? etc. Sachant que la réponse à cette interrogation a bien évidemment des répercussions sur la vie des auteurs concernés.

Tiens, au fait, on a des titres de Dionnet au catalogue…

Les banquiers lisent-ils des livres de bande dessinée ?
28 septembre 2007

Je suis allé rencontrer l’un des deux banquiers des Humanos. Une dame dans ce cas. Ce fût sympathique, et ce d’autant plus que les Humanos n’ont aucune dette à l’égard des banques.

Discussion détendue donc, avec pour objectif d’expliquer ce que je compte entreprendre, notamment afin de revenir à une situation dans laquelle les montants qui sortent chaque mois soient inférieurs à ceux qui rentrent. A ce stade, on reste dans le basique.

Cela dit, j’ai même eu l’occasion d’expliquer ce qui du point de vue narratif différenciait la bande dessinée européenne, des mangas et des comics.

Et pour parfaire sa culture, j’ai fait passer à la dame Katharine Cornwell, Tengu-Do, Lucha Libre et Les Passe-Murailles.

Une nouvelle lectrice ?

On les avait enterrés trop vite …beaucoup trop vite.
27 septembre 2007

C’était la carte de voeux des Humanos pour 2006.

Racornie, elle me servait de marque-page dans le livre que je lisais lorsque nous avons déménagé en Inde (du Nicolas Bouvier, comme il se doit en pareille circonstance). En fait, c’est tout ce qui me restait des Humanos. Ca, et des souvenirs ; des tombereaux de souvenirs. Des bons, des moins bons. Et quelques-uns inoubliables.

Ca fait plus de trois semaines que je suis revenu. J’ai pris comme bureau la pièce qui sert de bibliothèque. Et je m’avale chaque jour des tonnes de pages, scripts, chiffres, statistiques, factures, rappels de factures, deuxièmes, troisièmes rappels de factures. Ce matin, Ptiluc est passé dire bonjour. Comme d’habitude, il est allé pisser en laissant la porte des toilettes grande ouverte et il est rentré dans mon bureau sans frapper.

Pas de doute, je suis de retour à la maison.

Durant les presque quinze années au cours desquelles je me suis occupé des Humanos, ils n’ont jamais fait faillite. Il faut croire que c’est ce qui justifie ma présence ici. Touchez ma bosse, Monseigneur !

Le Blog des Humanos
26 septembre 2007

Après quelques années au loin, je reviens chez les Humanos. J’y retrouve des gens que j’apprécie depuis longtemps et d’autres que je ne connais pas encore. Je reviens pour un travail qui n’est pas simple, éditer des livres de bande dessinée dans un marché et une situation économique difficiles.

A peine je me pose que les premières critiques se font entendre : on parle beaucoup des livres des Humanos dans la presse et sur le net, mais vers l’extérieur on ne communique pas sur l’entreprise, ses difficultés, ses projets, etc. et on laisse ainsi la place au doute et à la rumeur.

Voilà donc un début de réponse : un Blog. Celui des directeurs littéraires, qui auront ainsi l’occasion de revenir sur les livres qu’ils développent et les auteurs qu’ils suivent. Et le mien, à travers lequel je vais passer des infos et échanger avec ceux que cela intéressera.