L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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Qu'est-ce que je fous sur internet ? (1ère partie)

lundi 6 avril 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Pendant longtemps, ceux qui m'ont croisés m'ont entendu vaticiner sur ce support nouveau, enfantin, devenu depuis adolescent et parfois adulte.

En effet je supportais mal le fait qu’il n’y ait aucun contrôle, non sur ce qui est dit : tout le monde a droit à la parole, mais sur la véracité des informations factuelles qui, venant d’autodidactes qui n’avaient d’autres sources que leurs découvertes personnelles, se révélaient souvent fausses.

Je me servirai aussi de ce blog pour attaquer sans cesse, ce qui ne servira à rien car David, sinon dans les contes de fée, n’a jamais battu Goliath, pour pourfendre le politiquement correct que je ne supporte plus.
Ce n’est pas pour rien qu’on n’étudie plus à l’école ni « 1984 » ni « Le meilleur des mondes », ni Orwell donc, ni Huxley, puisque nous vivons dans le monde cauchemardesque qu’ils avaient imaginé.
« Un grand frère » veille sur nous, prenant des décisions « pour notre bien », « Le martyre de l’obèse » de Henri Béraud deviendra sans doute un jour « Le martyre du surchargé pondérale ». Si on le réédite, le livre de Daniel Galouye, « Le Monde aveugle » s’appellera alors « Le monde non-voyant » et le jeu du « Nain jaune », pour être commercial mais quand même politiquement correct, deviendra certainement le jeu de « La petite personne vêtue couleur citron ».

Il y a deux ans à peu près, le comble du comble pour moi a été atteint, quand deux personnes qui voulaient sans doute se faire remarquer ont émis l’opinion, pour l’une, que les mannequins anorexiques étaient une honte car leur maigreur poussait les adolescentes à faire comme elles et à arrêter de manger et d’autre part, un édile local, quelque part, a voulu faire supprimer les confiseries à portée des caisses dans les supermarchés pour éviter l’obésité, ce qui heureusement n’a pas été suivi d’effet.

Je me suis dit que désormais nous devions définitivement être tous pareils, poids moyen, taille moyenne, pensée moyenne, nez moyen, pour le bien de tous à nouveau.
N’oublions pas que le premier chef d’état à avoir interdit la cigarette dans les lieux publics s’appelait Adolf Hitler : pour le bien des gens, on peut aboutir, il en est la preuve, à des choses terrible.

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