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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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DE CRITERION A CARLOTTA (2è partie)

samedi 13 juin 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

J’ai dit que Sirk était le prince du mélodrame car à ce moment là, pour nous, le maître était Minnelli avec « Comme un Torrent », « Celui par qui le scandale arrive » ou « Les quatre Cavaliers de l’Apocalypse » et c’est une grande tristesse que la plupart des Minnelli ne soient pas tous disponibles et réapparaissent tout doucement, sans faire de bruit, dans une indifférence quasi générale les majors n’étant pas toujours très forts pour faire vivre leur fond. Oui, Minelli fut un prince de la comédie musicale mais il fut avant tout l’autre roi du mélodrame.

Il n’était pas le seul d’ailleurs. Nous étions quelques-uns à penser, quand nous vîmes « L’Arrangement » de Kazan, que Richard Quine avait fait mieux de manière évidente et avec un message moins lourd avant, avec l’admirable « Les liaisons secrètes ». Quoi que si l’on projetait à la suite « Les liaisons secrètes », « L’Arrangement » et « Ordinary People » de Robert Redford, on verrait qu’après la fin du rêve on peut reconstruire. D'ailleurs, admirable Donald Sutherland dans ce dernier film, dans le rôle du père. Nous pensions aussi que « Le jour du vin et des roses » de son complice Blake Edwards, étaient parmi les plus grands mélodrames du monde.

Je suis fou, personnellement, du mélodrame américain, celui d’avant, de pendant et d’après-guerre. Léo McCarey (qui n’était pas que ça bien sûr) qui se paya le luxe de refaire deux fois, sans qu’on ait à choisir car les deux sont superbes, le seul mélodrame qui fait forcément pleurer les gens qui ont un cœur, « Elle et Lui ».

Il y avait même des petits maîtres comme Mark Robson qui, avec « La vallée des Poupées », su faire quelque chose d’un peu neuf en attribuant en quelque sorte le rôle de Sharon Tate à Sharon Tate et je fus furieux quand Russ Meyer que j’aimais tant par ailleurs, fit une suite complètement dégénérée à ce qui était tout simplement un grand film. Et j’oublie John Stahl et sa flamboyance dont les films furent souvent refaits très différemment, parfois mieux, parfois moins bien, par Douglas Sirk.

Mais revenons demain à Sirk à propos, justement, de Carlotta.

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