Le blog de Dionnet

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LA COLLECTION POESIE DES EDITIONS LA DELIRANTE (1ère partie)
Vous croyez ne pas lire de poésie, vous êtes si peu nombreux à en acheter désormais.
Pourtant, vous en écoutez tout le temps, quand ce sont de grands chanteurs qui s’y collent, que ce soit Charles Trenet, Serge Gainsbourg, les Sparks ou Ray Davis, et je trouve que « Les sanglots longs des violons de l’automne » de Verlaine sont mieux chantonnés par Trenet qu’à lire.
Vous êtes donc des fans de poésie sans le savoir.
Et c’est vrai que l’école n’a pas aidé à aimer le genre car trop de professeurs, encore aujourd’hui, nous font apprendre par cœur des poèmes parfois sans intérêt.
Et surtout il y a un consensus un peu éprouvant : on peut toujours défendre Prévert mais plus difficile avec Aragon où il y a de superbes âneries dans la seconde partie de sa vie. Elles atteignent des sommets quand il collabora avec Jean Ferrat, pour une chanson justement, « La femme est l’avenir de l’homme ».
Et puis aussi la poésie est multiple car la poésie française est impressionniste et nous évoque des images et des sentiments. Et l’on en revient toujours à Rimbaud et à Verlaine, et pas loin derrière à Apollinaire, en ignorant des auteurs aussi importants - et parfois aussi considérables - que Corbières, Hugo bien sûr, Nerval le magnifique ou José Maria de Heredia, parnassien, à qui on le reprocha car il fut l’un des premiers à penser que la poésie devait s’éloigner du quotidien pour s’épanouir.
Il y a aussi les poètes anglais qui sont souvent philosophes à leur manière, les poètes allemands, mais là comme je ne parle pas la langue je suis un peu embêté, et les italiens et les espagnols de la grande Espagne qui va au-delà des mers et dont j’aime les sons magnifiques.
Il ne me viendrait jamais à l’idée de demander à un poète français de me donner des directions de vie, de m’expliquer ce que je ressens, et de répondre à mes questions. En revanche, Yeats, Eliot ou Whitman, m’apportent à la fois questions et réponses.
En librairie, les livres de poésie sont de moins en moins nombreux et souvent, s’il y a un petit rayon, ce sont les choses obligatoires pour l’école.
C’est pour cela qu’il faut saluer la superbe collection éditée par « La Délirante » de petites plaquettes magnifiques, recueils de poèmes ou d’essais où il n’y a pratiquement rien à jeter. On en parle demain.




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