Le blog de Dionnet

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Sans dessus-dessous The Upside Downs - 4ème partie
Maresca nous promet d’ailleurs d’autres beaux livres pour bientôt et entre autres, une compilation où l’on retrouvera les plus belles planches du dimanche en couleurs des années 30 d’un certain nombre de maîtres dont un des plus grands illustrateurs desdites années 30, je veux bien évidemment parler de Frank Goodwin et son
« Connie » qui était une excellente bande dessinée de science fiction adulte, avec une héroïne protoféminine, superbe, et en même temps totalement maîtresse de son destin, très belle mais absolument pas bimbo.
A propos de la bande dessinée de science fiction, je ne veux pas créer une nouvelle querelle « Stone » / « Beatles » qui me semblera toujours stérile : moi j’étais
« Kinks », mais l’on doit marteler que la bande dessinée de science fiction de l’Age d’Or ne contenait pas qu’un chef-d’œuvre, « Flash Gordon » que j’adore, mais qu’il y avait d’autres œuvres qui le valaient bien.
Les planches du dimanche de Buck Rogers étaient bourrées d’inventions graphiques troublantes et grotesques avec quelque chose de Méliès.
Il y avait « Brick Bradford » dont lesdites planches du dimanche rejoignirent un moment la peinture futuriste et plus tard cubiste, avec en plus des histoires extraordinaires comme cette contre utopie où les indiens ont conservé le contrôle de l’Amérique et habitent dans des tipis géants qui ont remplacé les gratte-ciels et où une flotte d’avions qui survole le ciel, dessine les lettres du nom de Brick Bradford en signe de bienvenu, que je n’oublierais jamais.
L’autre bande qui passa de l’aventure au policier très noir, voire gothique et à la science fiction, c’était donc « Connie », et les histoires rejoignirent plutôt la science fiction à la Heinlein avec des inventions scientifiques joyeusement aberrantes et des caractères humains riches y compris et surtout chez les méchants et les extraterrestres. Ce qui en faisait une bande dessinée tout à fait passionnante.
Et Goodwin, contrairement à tous les dessinateurs de bande dessinée qui rêvaient de devenir illustrateurs (comme Raymond) et d’atteindre ainsi un statut social supérieur, faisait en parallèle de l’illustration, à la même époque que Wyeth. Il a admirablement illustré, entre autres, « Robin des Bois » et Stevenson.
Il y eut un autre artiste qui mena lui aussi cette curieuse carrière à l’envers : on allait plutôt à l’époque de la bande dessinée vers l’illustration, voir Noël Sickles ou Austin Briggs, c’est le grand illustrateur du « Saturday Evening Post », Raeburn Van Buren, qui fit pendant un temps trop court les aventures de « Abbie An’ Slats » dont le scénario, si je me souviens bien, était dû au frère de Al Capp : c’était une merveilleuse description de petites vies dans de petites villes américaines à la manière de Frank Capra, avec un dessin souverain dont Maresca, avec son flair habituel, devrait bien nous ressortir quelques planches un jour.
Voici donc quelques images de « The Upside-Down World » mais aussi, pour vous donner envie d’en savoir davantage, j’y reviendrai, une image ou deux de Harold von Schmidt pour que vous compreniez ce que je voulais dire avant-hier.





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