L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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Flash Gordon de Dan Barry

jeudi 14 janvier 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Pour ma génération, « Flash Gordon » ce ne fut pas Alex Raymond que nous découvrîmes plus tard, mais Dan Barry qui était édité en petit format, remonté et parfois partiellement redessiné, mais on s’en foutait.

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Cela n’avait rien à voir avec Raymond, on n’était plus dans la science fiction épique des années 30 mais plutôt dans celle des années 50 avec l’humour de Frederic Brown ou de Sheckley et du côté des uchronies « à la Poul Anderson ».

Le dessin était modeste mais formidable.

Comme Dan Barry produisait beaucoup, il se faisait souvent aider par d’autres dessinateurs. Parfois, ça se voit.

Vous connaissez peut-être les strips crayonnés par Frazetta et encrés par Dan Barry, à d’autres moments c’est Al Williamson qui s’y colle pendant que peut-être quelqu’un aidait Al Williamson de son côté sur « X9 ». Quand c’est Al Williamson, on voit à certains décors que lui-même s’était fait aider, voir certaines fusées, par Roy Krenkel, ce merveilleux dessinateur anarchiste qui voulait rester anonyme.

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A d’autres moments, on reconnaît la patte d’autres assistants : Wallace Wood avec ses petits robots rigolos, Alex Toth grâce à sa rigueur mais hélas, à cause de l’encrage de Dan Barry, sans ses noirs et blancs époustouflants.

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Dan Barry se faisait d’ailleurs aussi assister, même si ce n’était pas un manche, pour les scénarios, et à un moment par exemple il demanda quelques histoires à Robert Khaniger, l’auteur de « Sergent Rock ».

Cette œuvre définitivement collective a donc du panache et des histoires formidables et est en cours de réédition, il était temps : nous allons découvrir les strips et peut-être un jour les planches du dimanche telles qu’elles sont parues à l’origine.

Le premier album c’est « Flash Gordon – Star over Atlantis » publié par Manuscript Press.

Si l’éditeur a choisi cette histoire, c’est parce que Williamson ou Krenkel qui sont plus «porteurs » pour les collectionneurs, y collaborent.

A noter que cette excellente maison édite également la revue « Comics Review » qui contient de jolies curiosités comme par exemple la reprise de « Little Orphan Annie », la grande bande dessinée expressionniste de Harold Gray, par Leonard Starr, l’auteur de « On Stage », le résultat est incongru mais intéressant.

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