Le blog de Dionnet

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La bibliothèque de Bebel - 8ème partie
Je retombe, comment avais-je pu l’oublier vu son aspect étrange ? un petit pavé oblong, extrêmement épais, édité par Pressibus, sur :
« Le Catalogue encyclopédique des Bandes Horizontales Françaises dans la Presse Adulte de 1946 à 1975 ».
Je n’avais pas remarqué à la première lecture qu’ils n’ont pas tenu compte des bandes verticales (leur format est horizontal) de France Soir par exemple, et c’est dommage, il y a
dans « Le Crime ne paie pas », mais pas seulement, de très étranges choses et d’autres journaux qui utilisaient ce format.
J’ai par exemple retrouvé, paru en février 1952 dans « Maroc Demain », l’adaptation par Guy Laflotte, dessinée par Jean Boullet, du film « Le Spectre de Frankenstein ».
Ce qui me donne à penser qu’il faudrait aussi aller fouiller du côté des journaux d’Outre- Mer ou des restes en ce temps-là de notre empire d’Extrême Orient.
Ils ont été nombreux, sous la coordination de Alain Beyrand, à collaborer à ce livre majeur édité à propos d’un Salon d’Angoulême, à ses tout débuts, qui va de Jean Ache (ah ! Arabelle !) à Zel, plus quelques pages d’inconnus fort talentueux qui n’ont pas signés.
L’un deux, dans ces inconnus, à propos d’une bande dessinée qui s’appelle « Lucile » (il serait également l’auteur de « La Pantoufle Géva » !), pourrait bien être le formidable Novi.
Trois autres inconnus sont des bandes anglaises,
elles me disent quelque chose, il faudra que je demande à Thomassian.
Il y a bien sûr Arnal dont on aimerait bien revoir un jour les bandes quotidiennes de «Pif le Chien » et surtout de « Clopinet » : le dessin était plus joli, elles parurent dans l’Humanité ou l’Humanité Dimanche.

Il y a Jean-Henri Bader qui fit de jolies bandes dessinées coquines dans « Ici Paris », encore mieux que les très charmantes pin-up inspirées par Al Capp de Jean David qui parurent à Lyon.
J’avais oublié qu’il y eu près de 10 000 bandes de « Max l’explorateur » de Bara, j’avais oublié Barbe Rousse, formidable dessinateur humoristique gentil, j’avais oublié certaines bandes dessinées coquines de Bellus, le très beau « Chéri Bibi » de Bernad : il avait la folie de Gaston Leroux.
Mais aussi Daniel Billon, ce grand sous estimé que Forest essaya de mettre en lumière. Dommage qu’il lui ait demandé pour « Barbarella », de copier son trait :
il aurait pu faire quelque chose d’un peu différent, et sans doute de formidable.

J’avais oublié « Signé Furax » de Henri Blanc et tous les autres dont le charmant Blondeau que je lisais petit dans « Mickey », quand il adaptait « Helvegor du Fleuve Bleu » de Rosny Ainé.
Il faudra que j’y revienne puisque je vois à la seconde, et je n’en suis qu’à la page 125, qu’on retrouve Rémi Bourlès, auteur de « Bob Mallard » et collaborateur régulier des éditions Artima, avec une très naïve et forcément passionnante adaptation de « Le Monde Perdu » de Sir Arthur Conan Doyle.
Tout ce que je dis là peut paraître minimaliste, c’est parce que je préfère que vous regardiez les images, on y reviendra.
Oui décidément, c’est un livre vital qu’il faudra bien un jour rééditer et compléter.
Que fait Angoulême ?








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