Le blog de Dionnet

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Après trop de space opérettes une retour au space opéra ! - 2ème partie
Le héros est un prince qui a tout pour lui, un prince charmant en quelque sorte, il s’appelle Raoden, et lorsqu’arrive, comme dans tout bon conte de fée, sa fiancée Sarène, avec qui il n’a pu communiquer que par images virtuelles – nous sommes aujourd’hui et l’électronique remplace le miroir magique – pour qu’il l’épouse, elle apprend sa mort.
Tant pis, je vais vous gâcher un peu l’histoire (je n’aime pas ça), mais quand vous lirez, vous verrez que je n’ai rien dévoilé vraiment,
Raoden n’est pas mort : il est devenu une de ces ombres frappées par la terrible maladie qui incapacite les dieux, ils gisent désormais dans la poussière, immortels, tandis que leurs corps s’abandonnent à la douleur et à la putréfaction car malédiction suprême, ils ne peuvent pas cesser de vivre.
Ils sont désormais parqués derrière les murailles d’Elantris qui fut « la cité magnifique » et qui n’est désormais qu’un ghetto effroyable où l’on peut entrer mais dont on ne doit pas sortir, comme le « New York 1997 » ou le « Los Angeles 2013 » de John Carpenter.
Evidemment, Raoden et Sarène vont finir par se retrouver.
Ce qui est important c’est que les méchants sont grandioses, très intelligents, très méchants, extrêmement sophistiqués : comme tous les grands méchants de la littérature et du cinéma, particulièrement les deux inquisiteurs principaux dont les agissements en apparence cohérents, vont provoquer un schisme considérable quand on découvrira leurs motifs véritables.
Il y a tout ce que je demande à du space opéra : du souffle, de l’épopée, des images grandioses, et pour certaines, nouvelles.
S’il manque quelque chose, c’est plutôt une question d’époque et de circonstances, puisque « Dune » était quelque part l’enfant de « Lawrence d’Arabie » et qu’il y avait les préoccupations d’alors, à la fois écologiques et nomades, qui nous ont instantanément frappées, et la prescience du destin compulsif de l’Afrique du Nord, idem pour « Ender », roman mormon comme son auteur, et histoire de l’initiation du jeune héros à la manière des « Désarrois de l’élève Toerless », qui lui aussi tombait pile.
C’était le moment du film « Jeux de Guerre », on pouvait penser désormais, voir les actualités, que les enfants guerriers bientôt ne seraient plus seulement les pauvres gamins du tiers monde à qui l’on confie une kalachnikov, mais que dans les combats virtuels, on chercherait les meilleurs combattants possibles et que ceux-là seraient des enfants.
On va voir ensemble, le succès aidant ou pas, si Brandon Sanderson correspond à l’ère du temps, répondant à des questions que nous ne nous étions pas posées à temps : nous le saurons plus tard.
La suite demain.




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