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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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OUROBOROS LE SERPENT QUI SE MORD LA QUEUE QUAND INTERNET PROVOQUE DES LIVRES

lundi 12 juillet 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Si vous allez sur Wikipédia, je m’y rends souvent ces temps-ci car les choses s’arrangent : il y a de plus en plus d’articles bien faits et quand ils ne le sont pas ou incomplets ou insuffisamment documentés, cela est souligné.

 

Anerie au départ, c’est en train de devenir une vraie encyclopédie, ce qu’il faut souligner, prenez le mot « Ouroboros » vous verrez que l’article est bien. « Ouroboros » c’est donc le serpent ou le dragon qui se mord la queue et veut dire littéralement « qui se mord la queue », le symbole du cycle éternel de la vie, en grec ancien.

 

La notule fait le tour de cet archétype qui existe dans plusieurs cultures, de l’Egypte aux chinois par exemple, mais je vous laisse vous rendre sur Wikipédia qui désormais le mérite.

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Tout cela pour vous dire que je suis tombé récemment sur livre totalement aberrant, « BibliOdyssey Amazing archival images from the internet », based on the Weblog by PK. C’est le premier livre qui fait le point sur les nombreuses institutions, bibliothèques ou autres, qui commencent à mettre leurs collections en ligne alors qu’ils n’ont jamais sorti de livres sur l’intégralité desdites collections ou souvent pas de livres du tout. C’est édité par Fuel qui est distribué par Thames & Hudson et hélas pour l’instant en anglais seulement. On y fait bien le point sur le web visible, n’oubliez pas que soixante quinze pour cent du web, parce qu’on ne peut pas s’y raccorder facilement, parce que ce sont des sites payants ou tout simplement inaccessibles pour des raisons de mauvaises manipulations ou de mauvaise volonté ou de mauvaise dénomination ou d’encryptage déficient, est ce qu’on appelle « le web invisible », autres sources d’informations sur lesquelles on ne peut tomber que par hasard, avec de la chance. Internet c’est un iceberg dont on ne voit dépasser qu’un bout.

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PK est allé fouiller loin, évidemment il n’a pas pu tout trouvé et puis il y a un moment qu’il a écrit ce livre, depuis certains sites se sont enrichis, quelques-uns ont disparus et beaucoup sont apparus. Profitons-en pour saluer le travail de Fuel, formidable petit éditeur qui a par exemple publié trois livres sur les tatouages de la mafia russe, « Russian Criminal Tatoos encyclopédia », volumes 1 et 2, et d’un autre auteur donc complémentaire « Russian Criminal Tatoos encyclopédia ». Ils font d’ailleurs beaucoup sur la Russie et tous leurs livres sont formidables. Pour en savoir plus sur la maison d’édition, allez sur www.fuel-design.com

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Imaginez donc que vous décidiez d’abandonner les livres, c’est possible aujourd’hui et il y a par exemple un formidable site sur les illustrateurs de Jim Vadeboncoeur à l’enseigne de « Budplant Illustrated », qui ne deviendra peut-être jamais un livre et qu’il ne cesse de mettre à jour : c’est la meilleure encyclopédie actuelle, en couleurs, sur l’illustration. Le bout de l’iceberg qui dépasse chez lui c’est la formidable revue « Images » mais évidemment il y a beaucoup plus sur son site. Imaginez donc que vous abandonniez les livres et que vous ayez une petite imprimante et de jolis classeurs (je recommande ceux transparents de Muji qui sont très élégants) et partiez à la chasse.

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Vous y verrez par exemple un formidable dessin que je ne connaissais pas de George Cruikshank de 1845, « The Triumph of Cupid », cet illustrateur de magazines comme « Punch » et de Dickens, un peu fou et tout à fait formidable, il a des côtés Robida mais aussi parfois un dessin plus moderne,

déjà Panique, trouvable sur « Coconino Classics Museum » (www.coconino-classics.com). Vous trouverez de merveilleux incunables comme le « Python » de Giovanni Battista Nazari, de 1600, une illustration de texte alchimique qu’on trouve sur le site de la « Beinecke Rare Book and Manuscript Library Yale University » (www.libary-yale.edu/beinecke/index.html). Plus loin, c’est l’illustrateur de science et sculpteur Benjamin Waterhouse Watkins qui est à l’honneur avec « Man, Stag and Antelope » (« L’homme, le Cerf et l’Antilope »), vous verrez qu’il y a ses squelettes légèrement habillés, qu’on peut trouver sur « History of science and Technology Collection, University of Wisconsin » (http://digicoll.library.wisc.edu/HistSciTech). Comme je ne peux pas tout citer (le livre est excessivement riche), je vous conseillerai par exemple, parmi d’innombrables dessins anatomiques, « L’œil de la mouche » de Robert Hooke de 1966, un scientifique qui a travaillé avec Robert Boyle sur « la loi de Boyle », et qui utilise la photographie pour ses divers sujets d’étude, ici l’œil d’une mouche, qu’on peut trouver sur « Specialized Libraries and Archival Collections, University of Southern California » (www.usc.edu/libraries).

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Vous verrez qu’on peut trouver toutes « Les Fleurs animées » de Grandville sur le site de « Missouri Botanical Garden Library » (www.botanicus.org). Et un cousin de Grandville dont j’ignorais tout, Pierre Amédée Varin, avec des images de son « Empire des Légumes » et de son livre « Les Papillons – Métamorphoses Terrestres des Peuples de l’Air », qu’on peut trouver auprès de « Panteek Antique Prints » (www.panteek.com), et oui surprise,

il a travaillé avec Grandville sur « Les Fleurs Animées ». C’est donc peut-être pour cela qu’il lui ressemble beaucoup. La quête est sans fin,

je vous laisse faire la vôtre.

 

Par exemple dans le dernier numéro de « Le Magazine du Bibliophile », numéro 83, on signale qu’il y a maintenant à Marseille une association « Toth » qui est en train de mettre en ligne tout ce qu’elle peut sur l’Occitanie et sa tradition hermétique (Association Thot, chez Thierry E. Garnier, 29 Bld de la Lise, 13012 Marseille – www.thot.arqa.org).

 

Je vous dirais (même si je ne devrais pas vous le dire), qu’en clips, extraits de films et autres, entre « Dailymotion » et « You Tube », on trouve fugacement des milliers de choses. Parfois libre de droits, parfois ce n’est pas le cas et au bout de quelques jours les images sont retirées, il faut aller vite, l’ayant-droit s’étant manifesté… Par exemple, j’ai aimé l’émission de la BBC où Christopher Walken récite « Poker Face » de Lady Gaga comme si c’était du Shakespeare et aussi la scène ahurissante dans sa cuisine où il nous apprend à faire du poulet aux poires.

 

J’ai aussi attrapé du Adriano Celentano, du Mina, et un duo des deux avec la plus belle version de « Paroles » dont nous ne connaissons chez nous que la version française de Dalida, un clip sublime d’Edda del Orso, la voix (la voce), celle qui illuminait les partitions de Morricone comme « Il était une fois la Révolution », en montant haut en pureté et en douceur, mais qui a travaillé avec tous les grands autres compositeurs italiens de musiques de films, c’est un vrai défilé de mode où l’on voit que cette artiste qui a toujours voulu être discrète, était une superbe « fashion victim » seventies.

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Il y a aussi un clip récent mais comportant des images d’archives d’un des premiers rap vitaux, toujours aussi important aujourd’hui, « The Revolution will not be televised » (« La Révolution ne sera pas télévisée »)

de Gill Scott Heron. Et on peut voir Paul McCartney qui chante dans le métro, Ray Davies et son « Sunny Afternoon », et plein de versions de la plus belle chanson du monde « Little Green Apples » ou bien alors un extrait d’une comédie musicale que j’avais râtée avec Cyd Charisse et Ricardo Montalban qui est encore fringant et pas encore le vieux monsieur de « L’Ile Enchantée ». Il lui apprend à danser à la mexicaine : elle s’avance vers lui commençant ses entrechats, il lui fait signe d’arrêter de bouger et c’est lui qui danse autour d’elle.

 

Plein d’images disparaissent trois jours après être apparues, d’autres soudain surgissent, heureusement que j’ai actuellement pour moi les séries télé, drogue qui a créé une grave dépendance, sans ça je passerais ma vie dans mon téléphone, cela m’évitera de cumuler deux drogues addictives et quelque part, comme toutes les drogues, jamais complémentaires sans risque. Un « speed ball » de la tête en somme.

 

 

 

 

 

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