L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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UN MORT A L’HOTEL KORYO de James Church

mardi 31 août 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

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Révélation pour moi que le roman de James Church, « Un Mort à l’Hôtel Koryo » dans la collection Points Policier.

 

Je connais un peu la Corée y ayant travaillé pour acheter les droits de films coréens, dans une autre vie où je faisais de la distribution de films, et puis James Church, je cite, dos de couverture : « James Church est le pseudonyme d’un ancien agent des services de renseignements de l’Ouest, qui a passé une grande partie de sa carrière en Asie », me fait découvrir ce que j’ai toujours rêvé : aller en Corée du Nord.

 

Quand je me balladais entre Séoul et Pusan mais parfois plus loin pour voir des endroits que j’avais déjà vus dans les films, c’est mon défaut, les endroits ne m’intéressent que parce que je les ai vus au cinéma et c’est au travers des metteurs en scène que je les découvre pour voir ensuite qu’ils sont moins bien ou mieux ou différents, je rêvais de franchir la frontière de Corée du Nord, un des rares pays hors du temps qui vivait encore à la manière communiste ancienne.

 

Le voyage je l’ai fait mentalement maintenant grâce à ce livre formidable avec l’enquête de l’inspecteur O. qui essaye d’être un bon policier et qui se trouve pris dans une machination politique complexe, autour de trafics frontaliers, et qui essaye de faire son métier le mieux possible sans argent, sans budget, dans un bureau minable, avec des moyens minables. Il est policier malgré tout et fait avec ce qu’il a.

 

La grisaille et le côté terne et l’humour, avec ces vieux trains yougoslaves qui n’en peuvent plus et c’est peut-être pour cela qu’on les a donnés au coréens, sont constants, et comme je l’avais constaté en Corée du Sud, les coréens du Nord malgré la séparation par la Joint Security Area, sont bien les mêmes que les coréens enjoués que j’ai rencontrés au sud, simplement ils attendent, quelque chose, pour redevenir vivants ou du moins en attendant essayent de l’être le plus possible.

 

En tout cas voici un roman policier ou d’espionnage, on choisira la manière dont on l’aborde, qui fait extraordinairement le point sur l’état de la Corée du Nord où sans doute l’auteur, espion, s’est déjà rendu et qui semble inimaginable, impensable, incongru dans le monde où nous vivons, lisse et où on cache tout ce qui dépasse sous le tapis, comme la poussière et les miettes, plus extraordinaire encore et plus hors du temps que l’était l’ex-Yougoslavie de Tito.

 

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RETOUR SUR L’HORIZON

jeudi 26 août 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Quinze Grands Récits de Science Fiction - Anthologie

de Serge Lehman aux éditions Denoël – Collection Lunes d’Encre

 

Ce livre contient bien des merveilles qui vont de pères fondateurs qui n’ont pas pris une ride, sinon physiquement, comme Kurt Steiner alias André Ruellan, ou Philippe Curval en passant par toute la nouvelle génération : les Calvo, Colin, Thomas Day, Dunyach, Catherine Dufour, Eric Holstein, Noirez, plus quelques écrivains plus rares comme Laurent Kloetzer, Emmanuel Werner ou Maheva Stephan-Bugni.

 

Je vous en reparlerai peut-être un jour en détails mais le temps presse car une anthologie de la science fiction française qui prouve enfin qu’elle est aussi diverse que vivante et riche est rare, la plupart des tentatives récentes contiennent des textes indispensables mais d’autres tout à fait dispensables.

 

Or, ce recueil ici, est une merveilleuse radiographie du genre.

 

Ce qui m’a impressionné, énervé, mais passionné, c’est de voir que par des chemins différents, Serge Lehman avait les mêmes obsessions que moi. L’impureté et la perte de repères des éditeurs de littérature générale qui font que la science fiction désormais récupère des ouvrages qui n’en sont pas ou pas tout à fait et qui pourtant, sans cette labélisation jusqu’à présent contraignante et désormais ouverte, paraissent grâce à des éditeurs de science fiction, comme le merveilleux dyptique « Les mille et une vies de Billy Milligan » et sa suite « Les mille et une guerre de Billy Milligan » de Daniel Keyes, à qui l’on doit il y a longtemps un des plus grands romans de science fiction de tous les temps qui est aussi un merveilleux livre sur la communication et l’écriture : « Des fleurs pour Algernon », qui fut l’objet ensuite d’un bien beau film.

 

Nous allons donc, comme je le prêche parfois en chaire vers l’impureté par nécessité dans un monde où les repères idéologiques et les mots eux-mêmes se sont vidés de sens.

 

Il rappelle aussi, j’ai l’impression de m’entendre, que dans les années 1900, il y eu un fort mouvement contre le naturalisme « à la Zola » dont fit partie Rosny Aîné, que n’en déplaise à Angelo Rinaldi, le premier Goncourt fut donné à « Force ennemie » de John-Antoine Nau, que oui, Jarry fit de la science fiction, et que le prix de l’année suivante ou de l’année suivante encore, je ne sais plus, alla à Ernest Pérochon, auteur essentiellement de science fiction, pour « Nêne », ouvrage paysan, qu’une grande partie de la science fiction fut théologique dans un monde désormais sans Dieu et que cela commence en gros avec « L’Eve future » de Villiers, ancêtre de Métropolis et « Le Docteur Lerne, sous-dieu » de Maurice Renard et que Dantec ou Houellebecq en sont les continuateurs, même si on les vend comme de la littérature générale, Dantec désormais mystique et Michel Houellebecq qui malgré lui, malgré ce qu’il dit, si l’on peut dire, cherche Dieu. Que la science fiction c’est aujourd’hui, puisque nous vivons dans le futur promis, qu’elle est désormais proche du roman historique avec sa manière de manipuler les évènements autrement qu’à la manière scolaire, dont on nous oblige désormais à les regarder. Et que pour le nouveau space opéra, ce n’est pas gagné, mais qu’il y a des possibles, qu’à partir du moment, je le cite : « où l’on ne se contente plus de s’émerveiller devant les progrès techniques mais plutôt si l’on fait descendre le ciel sur la terre et le futur dans le présent, il y a désormais d’autres voies » autour de ce qu’il appelle, je vous laisserai vous l’expliquer, la singularité, et du fait que malgré nous, alors que de tout temps on a cru à un ailleurs, à un avenir différent et à une transcendance, maintenant que cela nous est quasi interdit de fait, nous ne pouvons nous empêcher de continuer de chercher ailleurs.

 

Que donc, la littérature de l’imaginaire est peut-être la seule qui vaille d’être lu avec, rajouterai-je, la littérature policière, la seule inscrite dans la réalité sociale et morale et qui parfois va vers la science fiction ou vers le gothique, retour en arrière ou pas en avant, je n’en sais trop rien.

 

Il me fait rêver d’un manifeste où tous les gens qui défendent cette recherche d’absolu et qui sont bien divers de Houellebecq donc à Michel Le Bris ou à Serge Lehman, en passant par Jack O’Connell ou Denis Lehane pour prendre des exemples récents, n’ont que faire des étiquettes, et pourraient s’unir pour le clamer, fort.

 

Il y a désormais deux littératures à deux vitesses, la plus rapide et la plus nécessaire ayant des lecteurs mais que désormais les médias ignorent ou méprisent.

 

D’une part, une littérature nature morte, fleurs fânées et fruits gâtés, étiquettée littérature générale (là aussi il y a des exceptions notables) et une littérature de l’imaginaire, qui parfois n’imagine pas du tout mais constate, anatomisant le cadavre, et nombre de créateurs qui vont vers autre chose, vers ce qu’on finira bien par reconnaître peut-être un jour comme la seule littérature désormais possible, à condition qu’ils abandonnent les conventions pesantes des « littératures de genre », le polar lui a pleinement réussi.

 

Les faits sont là même si une grande partie de la critique essaye de nier le mouvement : ce sont eux qui écrivent de la science fiction en essayant de nous faire croire qu’à la fin du monde rien n’a changé et qu’on peut continuer d’agir et de penser comme avant.

 

Oh là là, je m’aperçois que je voulais juste faire quelques lignes sur l’anthologie de Serge Lehman, c’est parce qu’elle me paraît indispensable.

 

Lisez son livre, il vous dira tout ce que j’ai dit beaucoup mieux que moi, mais il m’a fait réfléchir une nuit entière sur la nécessité d’agir, je ne sais comment.

 

C’est donc un livre indispensable.

 

PS : Et puis il y a aussi la merveilleuse nouvelle de Léo Henry, « Les trois livres qu’Absalon Nathan n’écrira jamais » qui, à sa manière, redit beaucoup mieux que Lehman et moi, tout ce que je viens de vous dire, et du besoin que nous avons tous de regarder au-delà, par-delà la mort même.

 

Synchronicité : la dernière nouvelle parle d’une approche de la science fiction autour de la grande poétesse anglaise Emilie Dickinson. Or, après les efforts de Corti qui avait édité un certain nombre de ses poèmes, sort enfin l’intégrale des poèmes d’Emilie Dickinson, il était temps. Poétesse précieuse et recluse et un peu oubliée aujourd’hui, elle avait deviné bien des choses qui s’appliquaient à son temps et encore mieux au nôtre.

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MESSAGE DANS UNE BOUTEILLE (15)

mardi 24 août 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

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Ce que j’aime bien c’est l’anonymat visuel de vos commentaires qui me permet parfois de croiser des gens avec je travaille tous les jours ou que je croise un jour, ailleurs, ou qui sont des amis et qui me répondent comme si nous ne nous connaissions pas, que ce soit JLF, JLB, Tristan ou TR.

 

Au moins cela prouve qu’ils me lisent et je l’espère avec plaisir et parfois, souvent même, ils m’apportent des informations contradictoires et passionnantes.

 

C’est ainsi que quand je vous parlais de Kipling et de l’admirable préquelle au « Livre de la Jungle » récemment parue chez Rivages en poche, JLF (Jean-Luc Fromental) me disait de me jeter sur « Paroles de Chien ». Il avait raison. Ca donne envie de faire un omnibus sur les chiens où il y aurait « Une tête de Chien », le sublime roman de Jean Dutourd, du Jack London forcément et même « Baxter », le livre et le film, qu’on a déjà trop vite oubliés.

 

« Paroles de Chien » est un émerveillement puisque c’est une tentative quasi unique pour rentrer dans la tête d’un chien avec ses limites par rapport à nous (incompréhension du dieu humain) et ses avantages : des sens plus développés dans d’autres domaines.

 

Quelques textes, des nouvelles, des textes du chien en somme qui raconte sa vie avec son propre vocabulaire qui se révèle être bien suffisant, des poèmes admirables, des poèmes de chiens, c’est vraiment une merveille et encore une découverte après « Dans la Jungle » (la préquelle de Mowgli traduite et présentée par Thierry Gillyboeuf) dans la collection Rivages poche petite bibliothèque.

 

J’en arrive à m’interroger sur cette jolie collection dirigée par Lidia Breda car je ne me souviens pas si j’ai lu « Le Miracle de Saint Jubanus », est-ce un inédit ?

 

Bien sûr que j’ai lu « La plus belle Histoire du Monde », second volume de la collection mais y-a-t-il des ajouts conséquents par rapport à ce que j’avais lu dans les traductions des années 30, je me pose maintenant la question.

 

Décidément, il faudrait qu’un Michel Le Bris qui est peut-être Thierry Gillyboeuf, arrive à imposer à un éditeur une réédition conséquente de tout Kipling, en commençant par les innombrables inédits car il en reste d’innombrables, car l’auteur de « La plus belle Histoire du Monde », dans sa complexité et son évolution constante a été aussi un des plus grands écrivains du monde et le demeure même si maintenant il n’est plus considéré souvent que comme le créateur de Mowgli et pour les amateurs d’espionnage, pour avoir été, avec « Kim » l’inventeur du « Grand Jeu ». En tout cas jetez-vous sur « Paroles de Chien », immédiatement.

 

A Siestacorta, je dirais que oui je réponds tard mais que oui tu as raison artemusdada.blogspot est formidable, c’est un des meilleurs blogs actuels et quand je découvre quelque chose de nouveau, par exemple son texte sur la méméthique, je suis absolument ravi. Un blog à suivre de près au moins autant que le mien.

 

Juju Collector a bien fait de nous rappeler son article sur les supports surout vinyle.

 

Je vous laisse suivre le lien que nous indique sigismund :

 

http://imagesquibougent.canalblog.com/archives/2007/12/04/index.html

 

Tiens, vous avez été deux à reconnaitre Blain. Ce n’est pas beaucoup.

 

A Zaïtchick je dirais que non je ne suis pas tenaillé par le remord car un mètre cube de Vaillant ne m’était plus utile, même si j’ai regretté quelques planches, forcément, on ne peut pas tout garder, et puis lui aussi reconnait avoir découpé des « Métal Hurlant » : comme c’est vilain : mais non.

 

Et puis vous avez été nombreux à m’avoir dit que Keith « Henderson » s’écrivait comme ça et pas « Anderson ».

 

Honte sur moi, qui ne connait que lui.

 

Sur Ditko, Kirby et qui a créé « Spiderman », on ne le saura jamais, d’autant que maintenant l’un deux manque et qu’on ne sait pas si le croquis de « Spiderman » qu’a fait Kirby, correspondait à d’autres croquis qu’aurait fait Ditko.

 

Et à R. Sénéchal, je dirais que je ne peux pas mettre des images supplémentaires avec une meilleure définition, ce serait un travail supplémentaire que je n’ai hélas pas le temps de faire, ni l’équipement.

 

Au Baron Rouge je dirais qu’il pousse un peu avec les « Batman Chronicles » où Robinson est bon mais pas aussi bon que quand il travaille avec Meskin dans la période « Black Terror », mais c’est une question d’opinion et de goût : ses « Batman » étaient bien, bien sûr.

 

Et non, je ne pense pas que le père Stan Lee soit gâteux, je crois simplement qu’il a effectivement la mémoire sélective.

 

Quant à JLF, Jean-Luc Fromental, il me signale que sa plaquette où sont mélangés le poème « tu seras un homme mon fils » et les lettres de correspondances avec Kipling et ses enfants, n’était qu’une partie d’un ouvrage anglais beaucoup plus important et dont il a oublié le titre, je ne suis pas le seul à devenir gâteux, et qui évidemment n’est pas disponible en France.

 

Encore à Juju, tous les « Au-delà du réel » première période sont bien, comme presque tous les « La Quatrième Dimension » et les autres séries américaines de l’époque dûes à des écrivains de la trempe de Matheson et des autres pour l’ensemble, car il y en a eut d’autres : pleins.

 

Pour le reste, d’accord avec tout le monde sur tout, c’est pour cela que je ne commenterais pas plus.

 

A ceux qui disent que je réponds après des éons, je dirais maintenant que je vais essayer de répondre toutes les semaines : promesse de Gascon bien sûr, ou promesse de Gaston, comme aurait dit Franquin.

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PAN : PETER

jeudi 19 août 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

 

Réédition enfin, puisqu’il était épuisé, du livre de James Matthew Barrie « Peter Pan ou l’enfant qui ne voulait pas grandir ».

 

Tout le monde a oublié qu’au départ c’était une pièce et vous le verrez, c’est expliqué dans le livre, une pièce évolutive qui a changé chaque fois qu’elle était jouée, suivant les suggestions des enfants qui jouaient à ce moment là.

 

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UNE PETITE TUERIE

jeudi 19 août 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

 

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Paru chez « Des Ronds dans l’O », excellent petit éditeur, un roman graphique : « Tueuse ».

 

Il s’agit de l’adaptation du roman policier charmant post-féministe de Annie Barrière, « Tueuse », mais le dessin de Damien May a quelque chose de Barru et aussi quelque chose de Baudoin surtout, tout à fait intéressant.

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BURN NOTICE

mardi 17 août 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

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Je viens de voir la troisième saison de « Burn Notice » qui est décidément une des meilleures séries actuelles, même si ça fléchit un peu pendant la troisième saison.

 

Les bons côtés : la mère que j’ai trouvé particulièrement antipathique, s’avère être un être humain véritable et participe même à quelques actions où elle aura un rôle déterminant. Et puis une ordure de la saison 2 revient, un marchand d’armes, qui en plus n’hésite pas à pratiquer le kidnapping d’enfant, il en prendra pour son grade.

 

Ceci n’est pas très important car cette série est un miracle.

 

Le problème des séries télé c’est qu’elles sont devenues sérieuses et que désormais, les bonnes commes les mauvaises, nous parlent de l’état du monde et en quelque sorte et en nous distrayant, veulent aussi nous faire réfléchir.

 

« Burn Notice » est plutôt, même si les sujets sont évidemment graves : meurtres, kidnappings, enfer de la drogue et toutes ces sortes de choses, traité de manière extrêmement légère, on est plutôt du côté d’ « Amicalement Vôtre ».

 

A cause surtout, à part la mère abusive épatante, des trois personnages principaux : l’espion « brûlé » qui est assigné à Miami sans ressources, sans cartes de crédit et sans possibilité de trouver du travail, c’est Jeffrey Donovan, il a une bonne tête mais il n’est pas beau, il se croit beau et c’est parfait, la tueuse qui a eu un passé difficile (elle vient d’Irlande et elle ne veut pas y retourner et d’ailleurs il y aura l’Irlande qui viendra à elle dans la saison 3) c’est Gabrielle Anwar. Elle est un peu tapée mais elle a un charme fou, et surtout elle n’a qu’une solution, si quelqu’un s’oppose à elle ou la contrarie : le tuer, ce qui est la solution la plus évidente mais pas toujours la plus efficace. Et puis dans le trio il y a celui qui a balancé Jeffrey au départ mais qui est devenu son ami, le merveilleux Bruce Campbell qu’aucun amateur de « Evil Dead » et autres films de Sam Raimi n’a oublié, et qui est éblouissant de charisme et de brio avec son côté fragilisé, vieilli, et en même temps fort et solide.

 

L’histoire est simple, quand on ne peut plus rien faire, qu’on n’a plus le droit de quitter la ville, quand on ne peut pas être réintégré dans l’espionnage officiel pour des raisons qui tiennent de « Le Prisonnier » : une succession kafkaïenne d’évènements où il est impossible de savoir qui a manipulé qui, il leur reste plus qu’à faire le « Robin des Bois » pour les gens du quartier.

 

Ca fait de petites affaires ou des trucs énormes, on peut se retrouver face à des anciens de l’armée russe formant un gang particulièrement efficace d’anciens spetsnazs, mais la tueuse terrorise l’ancien des Navy Seal Campbell et notre espion d’élite peuvent vous régler ça en trois coup de cuillères à pot et avec beaucoup d’humour.

 

J’adore cette série qui signifie ici peut-être, il serait temps, que nous n’aurons plus à choisir désormais entre les séries d’humour drôles et les séries d’espionnage denses et noires, mais qu’il y a peut-être un chemin moyen qu’il faudra bien un de ces jours retrouver.

 

A noter que pour les acteurs c’est formidable. Pour Bruce Campbell qui méritait de revenir et qui bande encore, pour Jeffrey Donovan car entre « Blair Witch 2 » et autres bis et la série « Le Caméléon » il revient de loin ou plutôt arrive enfin.

 

Quant à Gabrielle Anwar, ce n’est un secret bien gardé que pour les français car en Amérique elle n’a pas arrêté de travailler, soit comme actrice dans des séries télé et ce depuis le début des années 90, en Angleterre certes mais aussi en Italie (voir une récente version de « Les Mystères de la Jungle Noire » d’après Salgari) ou elle était très bien au cinéma dans « Dernières Heures à Denver ». Elle a joué dans d’innombrables suites de suites, que ce soit « Les Trois Mousquetaires » ou un remake télé encore de « L’Ile Mystérieuse », elle est remarquable dans « Les Tudor » qui est sorti en même temps que « Burn Notice », une bonne occasion pour découvrir cette actrice belle mais pas trop : je l’adore.

MARS, ET CA REPART

jeudi 12 août 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

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Comme je ne peux pas parler de tout, je vais aller sur certains livres pourtant indispensables, ce qui est bien dommage, de plus il est vieux : plus d’un an !

 

Le livre « Sur Mars, récit de voyage » de Arnauld Pontier est un journal de bord d’un voyage sur Mars. C’est factuel, précis, passionnant, humain comme du Heinlein même si cela a été écrit par un écrivain mainstream et actuel.

 

Il a son secret, simple : il sait tout : voir les notes techniques à la fin, précises, et une bibliographie des romans sur Mars en français assez complète, ainsi que sur les ouvrages sérieux décrits sur Mars, il y a même une filmographie assez complète.

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A PROPOS DES ANGES…

mardi 10 août 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

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Edouard Brasey continue à nous abreuver en compilations indispensables sur le monde du merveilleux.

 

Après les vampires et les fées, ce sont les anges qui sont cette fois-ci à l’honneur avec « Le Traité des Anges » paru lui aussi, comme les précédents, aux Pré au Clerc. Comme d’habitude la couverture est laide à pleurer et l’iconographie est riche, mon seul regret étant que les sources n’en sont jamais citées, si bien que sur certains illustrateurs dont j’aimerais connaître le nom, je reste sans informations. Lors de prochaines éditions, ça serait bien qu’il s’y mette.

 

« Le Traité des Anges » brasse large, de anges sulfureux de Cocteau qui est cité en préface, jusqu’à rebours aux anges des premiers temps et Saint Jean Chrystome.

 

Il y a eu tant de livres sur les anges, vous vous demanderez pourquoi celui-là. Parce que justement ce n’est pas qu’un livre d’images mais un livre de textes qui manquait singulièrement.

 

Le premier chapitre est consacré à l’apparence, aux nombres et aux noms des anges et il est riche, y compris les hiérarchies angéliques qui sont aussi complexes que celles des fonctionnaires.

 

Le second chapitre parle des anges dans les différentes religions, car il y en a eu ailleurs que chez les chrétiens et chez les juifs, en Extrême Orient et en Afrique aussi.

 

Le chapitre trois est consacré aux anges et aux archanges, le chapitre quatre aux anges-gardiens.

 

Le chapitre cinq, bien intéressant, avec la langue des anges, invention en gros du XIXème siècle et le chapitre six aux anges fidèles et aux anges rebelles qui sont l’avers et l’envers de la même pièce comme chacun le sait.

 

En seconde partie il y a les textes mêmes, comme l’incroyable hiérarchie des neuf cœurs angéliques de pseudo-Denys l’Aeropagyte consacrée aux couleurs, aux jours, aux hiérarchies angéliques.

 

Suit un beau et long texte sur le calendrier et les anges qui officient à une date précise puisque le nombre des anges correspond à l’ensemble de l’année, en gros les anges veillent quarante jours (les quarantaines). Grâce à ce traité savant, vous saurez par rapport à votre date de naissance, quels sont les anges qui veillent sur vous ou les anges mauvais qui vous en veulent.

 

Suivent quelques pages consacrées à d’autres traités d’angéologie (dieu que j’aime ce mot). Un extrait de « Le Ciel et les Merveilles de l’Enfer » de Emmanuel Swedenborg, un extrait du « Paradis Perdu » de Milton, dans la traduction de Chateaubriand, et un extrait du très rigolo « La Révolte des Anges » d’Anatole France (on a oublié qu’il fut à un moment l’écrivain français le plus célèbre. Le temps passant, il continue à être réédité en Amérique à cause de quelques illustrateurs comme Papé mais en France on l’a oublié, ce qui est étrange, c’est toujours un immense écrivain en vérité).

 

Suit ensuite une bibliographie des anges.

 

Brasey est comme moi, il écrit trop, il y a donc à jeter, mais ce livre fait partie des bons.

 

J’ai aimé connaître le nom des anges que ce soit les Puissances ou les Chérubins. J’ai aimé les détails sur certains anges comme Michaël ou Gabriel.

 

J’ai appris des choses que je ne savais pas, variations de la légende ou peut-être faits avérés puisqu’il s’agit ici de religion, sur Satan l’Ange Rebelle et comment il en arriva à se détourner de Dieu. Sachant que Brasey (tout comme comme moi), pense que Satan n’est pas l’ennemi de Dieu mais un de ses aspects, ce qui semble plus logique.

 

J’ai aimé la description des costumes des anges. Par exemple dans le cas de Michaël : je ne savais pas qu’il portait une longue robe vert de gris, une pyxide dans une main et qu’il tenait dans l’autre un jeune enfant qui tenait lui-même dans sa petite main potelée un gros poisson.

 

J’ai été content de découvrir, puisque je suis né le 25 novembre, que pour les natifs du 23 novembre au 31 décembre, les anges gardiens et rebelles sont les numéros 49 à 56, que l’archange au-dessus de moi s’appelle Haniel et que l’archange rebelle, en-dessous de moi mais très présent cependant est Abbadon, l’exterminateur. J’aime Abbadon plus que Haniel qui est assez quelconque, correspondant à l’image qu’on se fait depuis toujours des anges, car l’exterminateur est une femme à tête d’oiseau et à pieds d’aigle qui tient une flèche dans sa main gauche.

 

C’est donc un livre éminemment utile puisque comme moi, sûrement, vous irez aux dates qui vous concernent pour regarder les anges qui vous concernent, pour en savoir davantage sur votre destin qui est peut-être contrarié, pour le meilleur ou pour le pire.

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