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Le Blog des Humanos

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Interview d'Alfred Bigoodee

jeudi 28 novembre 2013

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Il m’a donné rendez-vous dans un café sans prétention, au 115eme étage de la Tour Bambell, au cœur de la tentaculaire Cité 14. Il arrive pile à l’heure. Sa poignée de main est ferme, son accent charmant. Impeccable dans son costume blanc d’amiral, il est très poli, discret et souriant. Fidèle à ses origines britanniques, il commande un gin tonic au concombre, et me convainc de faire de même. Décidemment, même sans user de ses pouvoirs, Alfred Bigoodee sait se montrer persuasif. Rencontre.

Les Humanos : Bigoodee, nous savions que vous travaillez au Telegraph, le fameux journal de la Cité 14, mais nous vous découvrons un passé de pilote d’hydravion ! C’est peu commun pour un journaliste.

Alfred Bigoodee : Well, en premier lieu je serai heureux si vous m’appeliez Alfred ! C’est véridique que j’ai beaucoup de compétences dans la mécanique, d’ailleurs je me retrouve souvent à être le driver quand mes collègues et moi-même avons besoin d’un véhicule pour enquêter. Et que la machine soit une voiture, un bateau ou encore un sous-marin, je dois avouer que je suis dans la débrouillardise ! C’est pour cela que j’ai trouvé un emploi dans l’hydravion de Lady Rozenbilt : je voulais à cet époque un job sans beaucoup de danger …

Les Humanos : Et finalement vous vous retrouvez à combattre le crime et les injustices à grands renforts de révélations dans la presse ! Pourquoi un tel revirement ?

Alfred Bigoodee : La croisière de Lady Rozenbilt, comme vous le savez, s’est terminée d’une tragique façon. J’y ai connu beaucoup de douleur. Mais étrangement, au lieu de me dégouter, cela à fait naître dans moi un goût pour les péripéties. Aussi bien poussé par la vengeance que par l’amour, je suis parti pour moving dans la Cité 14. Et, good lord, ce n’est pas la péripétie qui manque dans la Cité ! Je ne suis pas dans la superstition, mais c’est maybe normal pour un chat noir comme moi d’attirer le malheur ! (Rires)

Les Humanos : Comme vous en parlez, on peut en effet tout de suite remarquer que vous et votre famille êtes des félidés. Mais on a pu récemment apprendre que vous possédiez quelques ascendances extra-terrestres…

Alfred Bigoodee : Well, on ne peut rien vous dissimuler ! Mais je peut comprendre ça : je suis moi-même dans le journalisme ! (Rires) Indeed, des branches de mon arbre à généalogie s’égarent dans les étoiles … Dans le physique, on ne le découvre pas, mais mon cerveau a des facultés que les autres terriens ne possèdent effectivement pas. Mais la loi m’interdit l’usage de ces pouvoirs …

Les Humanos : Ce qui est étrange, car le justicier masqué bien connu dans la Cité, Tigerman, combat le crime en utilisant lui aussi des supers pouvoirs.

A.B. : Sure, mais pour lui il s’agit de pouvoir qu’il a créé avec le savoir scientifique. Les humains et animals sont encore dans la crainte par rapport aux extra-terrestres. Il est vrai que les pouvoirs psychiques sont assez effrayants.

Les Humanos : Pourtant, on entend de plus en plus parler dans la Cité 14 de Voltère, un nouveau justicier qui semble user de pouvoirs psychiques. Les témoins rapportent également qu’il s’agirait d’un félin. Alors, Alfred, vous pouvez nous le dire : Voltère, c’est vous ?

A.B. : (Rires) Même si j’étais ce fameux Voltère, dont je remercie au passage la bravoure et l’aide qu’il donne aux opprimés, je ne pourrais pas vous le révéler ! Je serais sûr alors de déménager dans la prison. Aussi, on n’a jamais vu un super-héros journaliste, les deux jobs additionnés seraient source de trop de travail !

Les Humanos : Pas de super-héros journalistes ? Et Clark Kent ? Et Peter Parker ? Ils travaillent dans un journal, il me semble…

A.B. : Well, ce sont des personnages de fiction, my dear… (Il sourit, me faisant un clin d’œil à peine masqué)

Machinalement, je prends une gorgée de gin tonic et je suis surpris de le trouver déjà éventé. Alors que je lève les yeux de mon verre, plus un chat : Alfred Bigoodee a disparu ! Il ne m’a pas dit au revoir, il n’est peut être pas si poli que ça, finalement. Je regarde ma montre : deux heures ont passé! Mais qu’est-ce que j’ai bien pu faire pendant ce temps... ?

Tags : Interviews - Cité 14

Interview Pierre Gabus - l'Extravagante croisière de Lady Rozenbilt

mardi 22 octobre 2013

A l'occasion de la sortie de L'Extravagante croisière de Lady Rozenbilt, Pierre Gabus nous fait quelques révélations sur cette nouvelle création.
On en profite pour revenir d'abord sur Cité 14.

Vous avez remporté l’an dernier le « prix de la meilleure série » à Angoulême. Cela a-t-il eu un effet particulier sur votre travail d’auteur ?

Non. A ma grande surprise, ça n'a pas eu la moindre influence sur mes conditions de travail ni sur mon statut dans le métier. A tel point que j'ai plutôt l'impression d'être moins sûr de moi qu'auparavant. Ceci dit, recevoir un prix important est vraiment plaisant et la joie sur le moment est vraiment très intense.

L’Extravagante croisière est issue de l’univers de Cité 14, qui mêle des éléments appartenant à différents genres littéraires (les animaux pour la littérature jeunesse, les extraterrestres pour la fiction, les superpouvoirs pour le comics, la critique sociale pour le polar etc.). Vous ne vous refusez rien ?

Tout à fait, on ne se refuse rien. C'est même en partie l'intérêt du projet. Dès le départ, on a fait le pari de mélanger tous ces genres et d'en sortir quelque chose qui serait à la fois truculent et cohérent. Et à partir de ce même principe, on voulait que ça castagne, que ce soit drôle, que ce soit émouvant, que ce soit déjanté, qu'il y ait des histoires d'amour et de la critique sociale. Je pense qu'on n'est pas très loin d'avoir réussi.


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En tant que scénariste et dessinateur, quels sont vos points forts et vos points faibles ?

En tant que scénariste je pense que mon point fort est de ne pas avoir peur de flirter avec le ridicule, de ne pas chercher à mettre du second degré quand la scène est proche du mélo ou du grotesque. C'est une petite prise de risque car du coup je ne fais pas le petit clin d'oeil intelligent au lecteur pour lui dire « N'ayez pas peur les amis, c'est juste pour vous faire rire, je sais bien que ça ne se peut pas ».

Mais je préfère prendre ce risque de passer pour un peu bête car en revanche, si je réussis mon coup, l'histoire tient véritablement debout et on s'attache pour de vrai aux personnages (alors que les péripéties sont tout de même plutôt incongrues et les personnages tout à fait improbables). Le pire dans tout ça, c'est que je n'ai même pas à me forcer : quand le castor est chez sa voyante et qu'il pleure parce que le verre à pied qui lui servait à communiquer avec son épouse défunte se « suicide » en se jetant contre le mur, j'ai vraiment de la peine pour lui...

Quant à la grande force de Romuald, c'est de faire jouer ses personnages avec la même sincérité. On y croit d'un bout à l'autre. Les animaux costumés, les humains, les extraterrestres, les super-héros : chacun a sa vie propre, sa démarche, sa voix et son odeur. Ils sont tous bel et bien vivants, ce ne sont pas seulement des images léchées. Son style n'est pas le plus spectaculaire du marché mais l'univers qu'il dessine est magnifiquement crédible.


Quelles ont été vos principales sources d'inspiration pour l’Extravagante croisière de Lady Rozenbilt ?

Pour faire chauffer mes méninges au début de ce nouvel album, j'ai regardé pas mal de livres de photos de la première moitié du XXe siècle. Il y en avait notamment un qui s'intéressait à la condition féminine. Les photos étaient légendées par des extraits de journaux d'époques. Je n'ai pas pu m'empêcher de reproduire une ou deux perles écrites par des gens « érudits » sur les activités conseillées aux femmes (et sur les méfaits des machines à coudre électriques sur la santé des malheureuses couturières).

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Pourquoi avoir choisi Bigoodee comme personnage principal ?

Bigoodee est un personnage qui conservait de nombreuses parts d'ombre à la fin des deux premières saisons de Cité 14, dont il est issu. On connaissait ses trois sœurs (deux sont religieuses et la troisième actrice) et dans un flash-back, on avait vu sa fascination lorsqu'enfant il avait découvert les supers-pouvoirs de son père. Il y avait également l'ébauche de sa relation avec Suzy, son assistante, qu'on devinait amoureuse. Bref, quelques petites choses qui méritaient plus d'éclaircissement. Le risque tenait par contre à son accent anglais qui risquait d'être soûlant sur 114 pages. Sans renier ce qu'on a fait auparavant, on a essayé de ne pas trop en rajouter sur ce point et de le faire un peu plus taiseux dans les scènes se déroulant durant son adolescence. Mais Bigoodee n'est pas seul dans cette histoire. Il y a également beaucoup de nouveaux personnages qui me semblent dignes d'intérêt.

Dans cette nouvelle création, il est aussi question de relations amoureuses et de rapports familiaux. Est-elle pour autant moins critique et engagée que la précédente ?

Je ne pense pas. L'histoire tourne beaucoup autour d'une milliardaire qui n'est pas véritablement antipathique mais qui ne se refuse rien, de son insupportable neveu et de ses invités pas toujours aussi intéressants qu'ils se l’imaginent. Mais j'espère que ce n'est pas trop stéréotypé : là encore, je m'attache aux personnages... même les plus idiots.

L’Extravagante croisière est une oeuvre indépendante. Pensez-vous qu’elle s’adresse à un public plus large que votre précédente oeuvre, Cité 14 ?

Dans mon esprit, les saisons 1 et 2 de Cité 14 s'adressaient déjà à un vaste public. Pour moi, Cité 14 c'est du pur divertissement pas trop bête, point final. Mais visiblement j'ai tort car c'est plutôt perçu comme de l'underground. A l'heure d'aujourd'hui, je ne crois plus vraiment que ça devienne un best-seller. Je rêve plutôt que ça soit un truc qui reste dans les mémoires de ceux qui l'ont lu. Une carrière sur la durée du genre de celle du Félix de Maurice Tillieux me ravirait (là, j'ai conscience de dire quelque chose de très prétentieux). Ceci dit, je pense que c'est dans l'optique d'attirer davantage de lecteurs que les Humanoïdes Associés ont décidé de mettre en couleurs ce tome. Si ça fonctionne, je serai bien sûr très content.


Avez-vous d’autres projets ?

Je viens de terminer deux histoires courtes (8 et 6 planches) qui n'ont pour l'instant pas de dessinateur et je travaille sur un album 46 planches tout public (une histoire qui se termine en un volume mais qui peut devenir le premier tome d'une série). J'ai également un projet tout public avec un dessinateur belge qui possède un superbe dessin... et avec Romuald, on a un petit projet en autoédition (des histoires indépendantes de 28 planches racontant les aventures d'une famille dans un univers là encore décalé).

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Tags : Interviews - Cité 14

Cité 14

mardi 25 septembre 2012

Exposition

Dans le cadre du Festival Normandiebulle une exposition est consacrée à Cité 14 de Romuald Reutimann et Pierre Gabus jusqu'au 10 octobre.
Vernissage le 27 septembre à 18 h.
Librairie Polis : 21, Rue Percière à Rouen. Tél. : 02.35.36.63.14
(re)voir la bande annonce CITE 14

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Tags : Cité 14 - exposition

Cité 14 dans un Monde de bulles

mardi 17 juillet 2012

Malgré qu'il s'agisse d'une spéciale Jean Dufaux, l'émission "un Monde de bulles" du 13 juillet 2012 consacre un sujet à la série Cité 14.

Pour découvrir l'émission, cliquez sur le lien.

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Tags : Cité 14 - Ils en parlent

« Cité 14 reste avant tout une série d’action ! »

lundi 27 février 2012

A l'occasion de la saison 2 de Cité 14, scenario.com vient de publier une interview des auteurs Gabus et Reutimann, tout juste primés au Festival d'Angoulême.

En voici quelques extraits :

"Je lui avais demandé [à Romuald Reutimann] ce qu’il avait envie de dessiner et il m’avait dit un polar décalé, ou bien une histoire avec des animaux costumés, ou un truc d’extraterrestres, ou alors un comics avec un super-héros. A priori rien de tout ça n’était ma spécialité mais en mélangeant tout, j’ai vite pensé que ça pourrait m’amuser."

"Romuald est très fort pour les décors, les ambiances et les scènes d’actions mais ce qui le rend meilleurs que la plupart des autres dessinateurs c’est le jeu de ses personnages. Quand un castor en costume à carreaux va se confesser en pleurant chez sa voyante hystérique, même s’il est complètement ridicule, on y croit et on a mal pour lui."

"En fait, c’est aussi ce qui fait la richesse de Cité 14 : n’importe quoi d’intéressant peut servir de documentation, il suffit de réussir à l’utiliser d’une manière à garder de la cohérence à l’univers. Moi je peux me servir de mon boulot ou d’anecdotes sur le frère acteur de John Wilkes Booth (l’assassin de Lincoln), Romuald lui peut se servir des photos de Bérénice Abbott ou bien de jouets en fer blanc japonais des années 50." (Gabus)

"C’est une atmosphère où tout est possible ! Un paradis pour feuilletoniste et dessinateur."(Reutimann)


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Pour lire l'interview entière et en apprendre plus sur les influences et sources d'inspiration des auteurs de Cité 14, le processus d'écriture, la construction et l'évolution de la série, et encore tout plein d'autres choses, c'est ici.

Tags : Interviews - Cité 14 - Ils en parlent

"Un des plus jolis presse-papiers du monde !"

mercredi 22 février 2012

Comme vous le savez, le dernier Festival International de BD d'Angoulême a récompensé les auteurs de Cité 14 du "Prix de la Série".

Culturebox a réalisé un court reportage sur Pierre Gabus et Romuald Reutimann, qui nous parlent de leur collaboration et nous laissent admirer leur Fauve reçu quelques jours auparavant. Avec en prime, un scoop à la fin !

C'est intéressant, et c'est à retrouver ici.

Tags : Ils en parlent - Interviews - Cité 14

Gabus et Reutimann interviewés par BD Gest'

lundi 16 janvier 2012

A 2 jours de la sortie du nouveau tome de Cité 14, Zone Covington, voici une récente interview de ses auteurs Gabus et Reutimann qui nous causent de voyance, d'architecture, et de Nicolas Sarkozy chez BD Gest'. À lire !

Tags : Cité 14 - Interviews

Encore un concours !

dimanche 25 décembre 2011

On espère que vous avez passé un excellent Noël, et que vous vous remettez tranquillement de la crise de foie de la nuit dernière. On espère aussi que vous avez été gâtés, et que vous avez reçu plein de BD super cools. Et comme on est nous-même super cools, on vous en offre trois de plus, pour patienter jusqu'à la sortie du prochain Cité 14, le 18 janvier.

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Pour recevoir vos 3 tomes de Cité 14, cliquez vite sur la bannière ci-dessus !

Tags : jeu concours - Cité 14

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