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Le Blog des Humanos

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Des infos sur l'actualité des Humanoïdes Associés.

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Préface d'Ardeur

lundi 20 octobre 2014

Georges WolinskiL'intégrale d'Ardeur est sortie mercredi dernier. Ce chef d'oeuvre n'a pas laissé indifférent dans le monde de la bande dessinée. George Wolinski se rappelle comment tout a commencé...


Un jour, en 1979, j’arrive rue des Trois Portes pour la réunion hebdomadaire de Hara-Kiri, journal bête et méchant. J’étais à l’époque rédacteur en chef de Charlie mensuel, journal de bandes dessinées lu par des gens qui ne lisent pas que des bandes dessinées. Je serre la main de mon ami Gébé, il me dit : « Il y a une bédé formidable qu’un type vient d’amener. »

Le type, c’était Alex Varenne. Je regarde. C’est vrai ! C’était formidable ! Une série nommée Ardeur. C’est rare de voir un dessinateur inconnu, inédit, apporter un chef-d’œuvre. Bien sûr, je le publie. Alex dessine divinement les femmes. Ses scènes d’amour sont inoubliables. J’écris, dans Charlie mensuel, quand nous publions le deuxième épisode de Warschau, que cette scène est la plus belle scène d’amour que j’aie jamais vue dans une bande dessinée. Au milieu des noirs, des gris veloutés, des femmes merveilleuses lèchent avec gourmandise le pinceau d’Alex. J’ai fait sa connaissance. Il m’a appris qu’il était prof de dessin. Je ne savais pas que les profs de dessin savaient dessiner.

Son frère Daniel est aussi un artiste. Il lui écrivait, au début, ses scénarios. Aujourd’hui Alex est seul avec les taches blanches de ses créatures satinées. Je le rencontre parfois, à la galerie Petits Papiers, rue Saint Honoré, où nous exposons tous deux, avec Bilal, Liberatore et d’autres… Nous nous sourions, nous nous serrons la main, nous nous parlons peu. Nous connaissons mieux nos œuvres que nos vies. C’est ça les dessinateurs !

Nous avons en commun l’amour pour celles qui n’ont jamais été aussi belles sur les écrans, dans les rues, les jambes découvertes, les seins offerts. Je me souviens de mes copines des années cinquante. Elles étaient charmantes, mais en l’an 2000, les charmantes sont ravissantes. Elles savent mieux mettre en valeur leur grâce. Alex et moi, nous observons leurs rires, le balancement de leurs hanches, leurs airs faussement indifférents. Nous avons vieilli, Alex et moi. Mais nos dessins sont un hommage à la jeunesse et à l’adorable splendeur de nos compagnes chéries.

Georges Wolinski, mai 2012

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Kirkman parle de Minimum Wage

samedi 31 mai 2014

"Minimum Wage est une bande dessinée importante. Si je devais initier quelqu’un à la bande-dessinée dans l’optique de lui faire aimer et chérir ce média autant que moi, je lui donnerai Watchmen, Bone, Sauvage Dragon et Minimum Wage. Pour moi, ce sont les pierres angulaires de mes premières lectures, qui ont fermement mis en place mon amour pour l’objet bande-dessinée. À mon avis, ces quatre livres vous montreront toutes les nombreuses facettes que la bande-dessinée peut offrir."

Robert Kirkman, créateur de The Walking Dead.

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Crédits photo : AMC

Tags : Ils en parlent

Minimum Wage salué par la critique !

vendredi 23 mai 2014

La critique est unanime, Minimum Wage est une série qu'il faut avoir lue. Voici un florilège de citations de presse qui vous pousseront à découvrir le plus vite possible l'oeuvre de Fingerman.

"Minimum Wage, considérable monument de la bande dessinée indie anglo- saxonne, s’avère un permanent tour de passe-passe entre ironie et sensibilité"
Les Inrockuptibles

"Avec ce premier volume c'est une chronique attachante qui prend ces marques"
Zoo

"Cet album est considéré à juste titre comme un classique de la bande dessinée américaine et vous auriez tort de passer à côté"
GBD

"C'est donc un très joli cadeau que nous font les Humanoïdes Associés avec cette version française de Minimum Wage"
Planetebd.com

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Tags : Ils en parlent

Cité 14 dans un Monde de bulles

mardi 17 juillet 2012

Malgré qu'il s'agisse d'une spéciale Jean Dufaux, l'émission "un Monde de bulles" du 13 juillet 2012 consacre un sujet à la série Cité 14.

Pour découvrir l'émission, cliquez sur le lien.

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Tags : Cité 14 - Ils en parlent

Entretien avec Christophe Bec

mercredi 4 avril 2012

Alors qu'est sorti récemment le tome final de Sanctuaire Redux, l'inventif remake de Sanctuaire, Brieg F. Haslé nous propose une interview de Christophe Bec, scénariste et/ou dessinateur de séries à succès (mérité).

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Retour sur son actualité, sa collaboration avec Les Humanoïdes Associés, et sur le dur métier d'auteur de bande dessinée...
(Cliquez sur l'image pour accéder à l'article en question)

Commentaires (1) Tags : Interviews - Ils en parlent

« Cité 14 reste avant tout une série d’action ! »

lundi 27 février 2012

A l'occasion de la saison 2 de Cité 14, scenario.com vient de publier une interview des auteurs Gabus et Reutimann, tout juste primés au Festival d'Angoulême.

En voici quelques extraits :

"Je lui avais demandé [à Romuald Reutimann] ce qu’il avait envie de dessiner et il m’avait dit un polar décalé, ou bien une histoire avec des animaux costumés, ou un truc d’extraterrestres, ou alors un comics avec un super-héros. A priori rien de tout ça n’était ma spécialité mais en mélangeant tout, j’ai vite pensé que ça pourrait m’amuser."

"Romuald est très fort pour les décors, les ambiances et les scènes d’actions mais ce qui le rend meilleurs que la plupart des autres dessinateurs c’est le jeu de ses personnages. Quand un castor en costume à carreaux va se confesser en pleurant chez sa voyante hystérique, même s’il est complètement ridicule, on y croit et on a mal pour lui."

"En fait, c’est aussi ce qui fait la richesse de Cité 14 : n’importe quoi d’intéressant peut servir de documentation, il suffit de réussir à l’utiliser d’une manière à garder de la cohérence à l’univers. Moi je peux me servir de mon boulot ou d’anecdotes sur le frère acteur de John Wilkes Booth (l’assassin de Lincoln), Romuald lui peut se servir des photos de Bérénice Abbott ou bien de jouets en fer blanc japonais des années 50." (Gabus)

"C’est une atmosphère où tout est possible ! Un paradis pour feuilletoniste et dessinateur."(Reutimann)


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Pour lire l'interview entière et en apprendre plus sur les influences et sources d'inspiration des auteurs de Cité 14, le processus d'écriture, la construction et l'évolution de la série, et encore tout plein d'autres choses, c'est ici.

Tags : Interviews - Cité 14 - Ils en parlent

"Un des plus jolis presse-papiers du monde !"

mercredi 22 février 2012

Comme vous le savez, le dernier Festival International de BD d'Angoulême a récompensé les auteurs de Cité 14 du "Prix de la Série".

Culturebox a réalisé un court reportage sur Pierre Gabus et Romuald Reutimann, qui nous parlent de leur collaboration et nous laissent admirer leur Fauve reçu quelques jours auparavant. Avec en prime, un scoop à la fin !

C'est intéressant, et c'est à retrouver ici.

Tags : Ils en parlent - Interviews - Cité 14

Baranko à l'honneur

mardi 20 septembre 2011

Le portail Ukraine-Europe.org, première source francophone consacrée à l’Ukraine depuis 1995, a récemment remis son prix annuel à Igor Baranko.

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L'auteur ukrainien a donc reçu le diplôme Europe-Ukraine, qui récompense chaque année des artistes dont le travail permet de diffuser et de populariser la culture ukrainienne à l’étranger, et plus particulièrement en Europe.

A l'occasion de la remise du prix, au mois d'aout à Kiev, l'association Perspectives Ukrainiennes a réalisé une interview du lauréat dont je vous livre deux petits extraits :

Les "Princesses égyptiennes" ont séduit le public français, comment vous est venue l'idée de plonger vos pinceaux dans l'histoire de l'Egypte ancienne ? L’Egypte et la civilisation sumérienne constituent les bases de la plupart des civilisations contemporaines. Les trois religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islam) sont très liées aux cultes et aux écoles philosophiques égyptiennes et peu de gens ont conscience de cet héritage. Ce fut très intéressant d’approfondir cela. Au fur et à mesure du travail, l’album est devenu très ambitieux – j’y développe une théorie quelque peu fantaisiste, mais qui trouve de plus en plus d’adeptes parmi les égyptologues – aux carrefours du mythe de l’Atlantide, de l’exode biblique
et du règne d’Akhenaton – le premier monarque monothéiste connu.
Quand on dessine une histoire qui se déroule à une autre époque, on s’immerge forcément dans cet univers. Pour moi, la plongée dans le monde de l’Egypte ancienne a été vraiment fascinante.

Que signifie pour vous être l’un des fondateurs de l’école ukrainienne de «malyovana istoriya» (équivalent ukrainien de BD ) ? Est-ce que cela implique une responsabilité quelconque ?
Je ne me sens pas investi d’une mission ou d’un rôle à l’égard de qui que ce soit. Je suis assis tranquillement à mon bureau et je dessine des images. Certains les regardent, certains les aiment – et j’en suis honoré. Si certains n’aiment pas ce n’est pas dramatique, je ne suis pas obligé de plaire à tout le monde. En ce sens, je n’ai aucune ambition – être le premier ou le dixième en Ukraine...
Je raconte des histoires que j’aurais lues moi aussi avec plaisir. J’aime ce que je fais. C’est ma vie.

Vous pouvez lire l'intégralité de l'interview en téléchargeant le bulletin de septembre de Perspectives Ukrainiennes.

Deux autres interviews d'Igor Baranko ont récemment été réalisées, l'une par le magazine Books, et l'autre par le site scéneario.com. Je vous invite bien sûr à les lire, si vous souhaitez mieux connaître cet auteur ukrainien ultra doué dont on n'a pas fini d'entendre parler...

Tags : Interviews - Ils en parlent