Autoroute Sauvage T3

Le Blog des Humanos

HU-1000px_1_boximage

Des infos sur l'actualité des Humanoïdes Associés.

Liste des billets

Kirkman parle de Minimum Wage

samedi 31 mai 2014

"Minimum Wage est une bande dessinée importante. Si je devais initier quelqu'un à la bande-dessinée dans l'optique de lui faire aimer et chérir ce média autant que moi, je lui donnerai Watchmen, Bone, Sauvage Dragon et Minimum Wage. Pour moi, ce sont les pierres angulaires de mes premières lectures, qui ont fermement mis en place mon amour pour l'objet bande-dessinée. À mon avis, ces quatre livres vous montreront toutes les nombreuses facettes que la bande-dessinée peut offrir."

Robert Kirkman, créateur de The Walking Dead.

Robert-kirkman_defaultbody

Crédits photo : AMC

Tags : hommage

Ronces tome 3 ça avance !

vendredi 30 mai 2014

En direct de l'atelier de Nesmo qui nous fait partager son travail, voici quelques photos de l'encrage du tome 3 de Ronces.

preview-2

preview-3

Le trait précis et nerveux de l'artiste nous révèle peu à peu chaque détails de la planche :

preview-7preview-8preview-5

Tags : Making of

Ladrönn raconte Final Incal

jeudi 29 mai 2014

Pour la sortie de l'ultime volume de Final Incal nous avons rencontré pour vous le dessinateur José Ladronn. Il nous a livré en exclusivité son expérience Final Incal.

José Ladronn

Final Incal a beaucoup changé entre le projet initial et le livre final que nous avons aujourd’hui. D’abord dessiné par Moebius sous le titre Après l’Incal et ensuite par vous sous le titre Final Incal. Comment avez-vous rejoint le projet ?
Je ne me souviens plus de tous les détails, mais un matin le téléphone sonne, je décroche et tombe sur Alexandro Jodorowsky. Il m’appelait pour parler de la dernière partie de la saga de l’Incal. Moebius en avait déjà dessiné une partie mais Jodorowsky n’était pas sûr qu’il puisse continuer. Il m’informa donc de son envie de travailler avec moi, mais il se devait d’abord d’en parler avec Moebius et être sûr qu’il n’irait pas au bout de la série. « J’irai voir Moebius et je te rappelle demain » - me dit-il.

Le matin suivant, le téléphone sonne de nouveau et c’est encore Jodorowsky qui me dit que tout est réglé. Il a parlé à Moebius de l’Incal et, au fil de la conversation, lui a montré une histoire courte sur laquelle nous avions travaillé précédemment, Lagrimas de Oro (Les Larmes d’Or, Métal Hurlant n°145). Après avoir regardé attentivement mon travail, Moebius a dit que j’étais l’artiste le plus indiqué pour continuer Après l’Incal. Tout était réglé, Moebius avait donné son approbation et il ne me restait qu’à travailler enfin sur ce projet.
Alexandro pensait que cela était une bonne opportunité, non seulement pour continuer la dernière partie de la saga de l’Incal mais surtout pour la recommencer. Il fallait donner un nouveau nom à ce projet : Après l’Incal laissa sa place à Final Incal. A partir de ce moment, et pendant huit ans, je me suis échiné à terminer ce qui est aujourd’hui l’ultime trilogie de la saga de l’Incal.


Avez-vous étudié et vous êtes vous inspiré du dessin de Moebius avant de travailler sur la série ?
Oui, bien évidemment, j’ai regardé attentivement le travail de Moebius, ainsi que celui de Janjetov (Avant l’Incal). Les informations que contenaient ces ouvrages étaient de premier ordre. John Difool est un personnage à la personnalité complexe, changeante, difficile à cerner.

Quels sont vos projets favoris parmi tout ceux sur lesquels vous avez travaillé ?
J'ai apprécié tous les projets sur lesquels j’ai travaillé mais il est vrai qu’il y a des projets qui m’ont marqué plus que d’autres, des bonnes expériences comme des mauvaises. Chaque livre apporte quelque chose à ta carrière, à ton expérience et te donne l’opportunité de grandir. Marvel m’a offert ma première opportunité professionnelle : Blade, le chasseur de vampires, une courte histoire en noir et blanc. La première histoire que j’ai dessinée pour eux ! Je l’ai réalisé pour le livre MARVEL SHADOW AND LIGHTS, c’était ma première expérience en comics et je me rappelle qu’une bulle cachait un loup hurlant sur une colline, une sacrée désillusion… Après BLADE j’ai fait un comic étrange, SPIDERBOY TEAM-UP. Je me souviens que pour la première fois je me retrouvais confronté à un mauvais scénario et c’est une chose horrible que d’y être lié à jamais. Ensuite j’ai travaillé sur la série de Cable, considérée aujourd’hui comme culte par beaucoup. Cette série, que Marvel ne suivait pas avec beaucoup d’attention, m’a donné l’opportunité de me lâcher sur le dessin. Je me suis amusé à utiliser un style dynamique et drôle, très inspiré surtout par Jack Kirby mais auquel j’ai ajouté le genre de détails auxquels j’ai toujours été habitué, du fait de mon goût pour la bande dessinée européenne. Au final Marvel a décidé que je ne devais pas continuer. En réaction et par solidarité envers ma personne, Joe Casey, le scénariste, ne souhaitait plus continuer et a arrêté, de fait tout s’est arrêté là.
Il y a d’autres livres, je me souviens bien de Les Inhumains, un grand projet, écrit par deux personnes qui connaissaient et aimaient les comics, Carlos Pacheco et Rafael Marin. Malheureusement, les mauvaises décisions de Marvel ont affecté toutes les personnes impliquées dans ce projet. Ensuite, j’ai fait Hip Flask, où j’ai eu l’opportunité de grandir comme artiste et de faire quelques choses intéressantes.
Final Incal, mon travail le plus récent, est un rêve maintenant réalisé, où j’ai pu collaborer avec Alexandro Jodorowsky, l’écrivain que j’admire le plus. Je l’ai toujours dit, l’œuvre de l’Incal a marqué ma vie. C’est ce qui m’a donné envie de devenir dessinateur de comics.

2556685-ladronn_defaultbody
Quel est votre personnage favori dans l’univers de l’Incal ? Quel est celui que vous préférez dessiner ?
J’aime l’univers de l’Incal, il y a des personnages fantastiques. Le plus compliqué est John Difool, son état d’esprit change constamment ; le plus simple est Deepo. Louz était compliquée, ça me demande du travail de dessiner de belles femmes. Dans le dernier livre, je me suis beaucoup amusé à dessiner Kill et Gorgo. C’est difficile de dire quel est mon personnage préféré mais je vais dire Deepo.


Pouvez-vous nous décrire comment vous travailliez avec Alexandro Jodorowsky ?
Alexandro et moi avons eu une bonne relation de travail, une vraie collaboration entre professionnels. Nous étions toujours en train de parler et d’échanger des idées. Je lui montrais ce que j’avais fait et il me donnait ses commentaires. J’ai essayé d’interpréter ses idées le mieux possible, pour que le travail reflète sa personnalité.


Vous ne dessinez plus avec papier et crayon. Comment travaillez-vous, quel est votre processus artistique ?
J’ai laissé de côté la manière traditionnelle de dessiner et maintenant je fais tout sous ordinateur. Au début c’était assez étrange de ne plus utiliser de papier, de crayon, de plume et tous les autres outils que j’ai toujours utilisés mais petit à petit je me suis habitué à travailler seulement avec l’ordinateur. Cette évolution dans ma manière de travailler a tué l’idée romantique de tenir les originaux entre ses mains, aujourd’hui mon travail existe seulement virtuellement. Comme tout dans la vie, ça a des avantages et des inconvénients mais je n’y réfléchis pas trop car je ne pense pas revenir en arrière. Pour moi l’important sera toujours le résultat final et ça ne me gêne pas de le faire de cette manière. Désormais j’ai plus de contrôle sur ce que je fais.
La couleur est également faite à l’ordinateur, j’ai progressivement adapté mon travail pour ça aussi. Avant je peignais uniquement à l’aquarelle et maintenant je fais tout à l’ordinateur. Parfois je regrette les pinceaux.
Mon processus artistique : après avoir lu le scénario de fonds en comble, je dessine tout le livre en croquis. Avec cette étape, je me laisse aller et mon imagination travaille le plus possible. Ces dessins seront la carte que je vais suivre quand je vais commencer à faire le livre. Je dessine ensuite tout avec une tablette Wacom Cintiq 21UX. J’utilise Adobe Photoshop pour dessiner. Pour peindre : Photoshop et Painter. Pour mettre les textes et bulles : Adobe Illustrator.

Final-Incal-Afther-The-Incal-lite_Page_010_origina_defaultbody
Quels ont été les défis auxquels vous avez été confronté en travaillant sur Final Incal ?
Avec un projet aussi compliqué que Final, tu n’as jamais assez de temps ; le temps c’est le vrai défi. Je ne me suis pas arrêté pour réfléchir aux travaux de Moebius et Janjetov, je me suis concentré sur les choses que je devais faire. Je regarde toujours vers l’avant, j’ai travaillé avec la mentalité d’un inventeur pour lequel tout ce qui existe est perfectible.


On ne peut qu’être admiratif devant l’attention que vous portez aux détails. En moyenne, combien de temps passez-vous sur une page ?
Cela me prend entre 3 et 5 jours pour une page, bien que certaines m’aient demandé deux semaines ou plus. Je sais, moins de temps serait mieux, ça peut paraître simple, mais c’est quelque chose sur lequel je travaille tous les jours. J’admire Alex Toth (NDLR : mythique artiste Américain connu pour être particulièrement perfectionniste).


Avez-vous eu une influence directe sur le scénario?
Parfois il y a des ajustements qui doivent être faits entre le scénario et le dessin. Dès lors le scénariste et le dessinateur doivent se mettre d’accord pour que tout fonctionne et que l’histoire continue bien dans la même direction.
Il y a des détails qui ne font pas partie du scénario et que je dessinais dans chaque planche, une espèce de mini scénario auxiliaire qui se déroule de manière naturelle, où l’on voit un animal ou une personne faire quelque chose en marge de l’histoire principale. Dans le tome 3 par exemple, il y a beaucoup de choses de ce genre, si tu analyses tu trouveras quelques sympathiques petits lézards qui ont leur propre histoire. En dehors de cela, la plupart du temps je tâchais de seulement me concentrer sur le dessin, la supervision des couleurs et autres aspects graphiques et techniques.

Final-Incal-Afther-The-Incal-lite_Page_013_origina_defaultbody
En tant que fan de l’Incal, avez-vous apprécié d’être capable de revisiter certains lieux classiques de l’histoire originale pour les redessiner à votre sauce ?
C’était pour moi un plaisir de reprendre fidèlement les décors d’origine, pour les nouveaux j’ai tenté au mieux de les intégrer aux anciens. Pour arriver au meilleur résultat possible, j’ai fait en 3D tous les lieux importants, comme la cité puits, le conapt de Difool, la station STOC-117, les véhicules qu’utilisent les robfliks, tecnogea-5, le vaisseau de Kaimann, les méca-mutants blancs, les vampires noirs, les araignées appelées Gounas, l’arbre mère et beaucoup d’objets qui apparaissent dans les trois livres. J’ai dû inventer quelques parties car jamais on ne les a vues en entier, comme celle qui se situe derrière le palais présidentiel. C’était beaucoup de travail mais seul le résultat comptait pour moi, Final Incal devait être une expérience complète pour le lecteur.

Pour finir,avez vous des anecdotes par rapport à votre travail sur Final Incal ?
J’étais en train de terminer le livre 2 quand l’ordinateur sur lequel je travaille a planté. Les dernières pages du livre étaient stockées dans un second disque dur interne et je n’avais aucun moyen de les récupérer ! J’ai donc appelé un ami expert en ordinateurs, Rex, et grâce à Skype, nous avons eu une vidéoconférence où, tel un chirurgien virtuel, il me dirigeait depuis l’étranger pour que je fasse les réparations. Sans les outils appropriés ce ne fut pas simple, j’utilisais ce que je trouvais et j’ai finalement réussi à démonter le disque principal et a connecter à sa place le disque de stockage. En connectant ensuite le tout à mon ordinateur portable, j’ai sauvé les documents. C’était angoissant parce que la deadline approchait...

Final-Incal-Afther-The-Incal-lite_Page_015_origina_defaultbody
Tags : Interviews

Tenuta et Lupattelli au festival de Nivelles.

lundi 26 mai 2014

Festival Nivelles
Chers amis belges, Saverio Tenuta et Carita Lupattelli, les auteurs d'Izunas, seront présent lors du premier Rallye BD de Nivelles le week-end prochain.

Vous pourrez donc les retrouver pour dédicaces et rencontres informelles dans le cadre sympatique du festival Les Bulles en Brasseries.

Pour plus d'informations sur le festival : http://bd-brabants.weebly.com/

Tags : dédicace

Dédicaces Izunas à Rome!

mercredi 21 mai 2014

Izunas T1

Chers amis Romains, le samedi 24 mai prochain les auteurs d'Izunas : Carita Lupatelli et Saverio Tenuta, tiendront une séances de dédicaces à la librairie l'AVENTURE à Rome.

Pour plus d'informations concernant l'événement, voici la page facebook dédiée : https://www.facebook.com/events/303849653100774/?ref=2&ref_dashboard_filter=upcoming

Tags : dédicace

Couverture de Ronces Tome 3

lundi 19 mai 2014

Voici la couverture de l'ultime volet de Ronces, la saga steampunk de Morvan et Nesmo.

Vous pourrez découvrir le dénouement de cette série dès le mois d'août chez les Humanoïdes Associés.

Cliquez pour la faire apparaître en plus grand.

Ronces-T3_Couv_defaultbody
Tags : preview

Freddy revient !

vendredi 16 mai 2014

Pas de vacances pour les vrais Belges ! Freddy Merckx revient au mois d'août pour le deuxième épisode de Z comme Zombies. Ça va cogner dur ! En attendant voici déjà la couverture de cette nouvelle aventure.

Cliquez pour voir la couverture en grand.

Z-1-Cover_1_defaultbody
Tags : preview

Les Humanos à Geekopolis

jeudi 15 mai 2014

Bonne Nouvelle : les Humanos seront présents ce weekend au festival Geekopolis.

Geekopolis-logo_defaultbody

De la Fantasy à la SF en passant par la culture Japonaise et les jeux vidéos : Geekopolis c'est la culture Geek sous toutes ces facettes. Les Humanos ne pouvaient donc pas manquer ce rendez-vous incontournable.

Vous pourrez donc nous retrouver au détour d'une allée du quartier Nautilus. Dans une ambiance Steampunk vous découvrirez sur notre stand nos Albums et de nombreuses surprises tout au long du week-end.

Nous vous attendons nombreux !

Geekopolis, 17-18 mai, au parc des expositions de la Porte de Versailles (Paris).

http://www.geekopolis.fr

Tags : Évènement