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Le Blog des Humanos

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Valentin Sécher en dédicace !

vendredi 27 novembre 2015

Valentin Sécher dédicacera Méta-Baron T1 à l'occasion du festival Angers BD qui se déroulera du 5 au 6 décembre.

Retrouvez toutes les informations sur le festival en cliquant ici.



Tags : dédicace

"Méta-Baron T1" : Interview de Jerry Frissen et Valentin Sécher

jeudi 19 novembre 2015

Interview de Jerry Frissen et Valentin Sécher à l'occasion du lancement de leur nouvelle série Méta-Baron

La Caste des Méta-Barons est une référence en terme de science-fiction. Comment avez-vous opéré la reprise de l'univers des mains de Jodorowsky et Gimenez ?

Jerry Frissen (scénario) : Quand les Humanoïdes Associés m'ont proposé d'écrire une nouvelle série autour du personnage du Méta-Baron, l'euphorie a vite laissé place à une question cruciale : comment écrire les aventures d'un héros invincible, ayant atteint la perfection ? Deux relectures de l'intégralité de La Caste des Méta-Barons et des heures d'écriture plus tard, la réponse fut de conserver l'univers et les codes établis par Jodorowsky tout en opérant un changement majeur, dans le souci de pouvoir développer ma vision personnelle : celle qui voudrait que le Méta-Baron en vienne à vouloir retrouver son humanité. Cette nouvelle série, même si basée sur un synopsis de Jodorowsky, est bel et bien mon interprétation de la suite de ses aventures.

Valentin Sécher (dessin) : Comme Jerry, j'ai dû trouver l'équilibre entre respect du cadre visuel établi par Gimenez et réappropriation personnelle de l'univers. Les lecteurs retrouveront ainsi à la fois un nouvel univers et des lieux, des personnalités auxquelles ils étaient familiers, mais bénéficiant souvent d'un nouveau design, à l'image du Méta-Bunker dont la refonte a été complète.

Dans un univers aussi original et extrême que celui du Méta-Baron, peut-on tout se permettre d'un point de vue du scénario ?

Jerry Frissen : L'univers établi par Jodorowsky ouvre le scénario à tous les extrêmes. Cependant, pour mieux différencier cette série de La Caste des Méta-Barons, il n'aurait pas été judicieux de ma part de jouer la surenchère (mutilations,…). Mon approche a plutôt consisté à reprendre le personnage du Méta-Baron là où il en était resté à la fin de la saga originelle et de poursuivre dans cette direction en allant plus loin dans le rejet de son invincibilité et de sa toute-puissance. C'est la base de toute la série. Le Méta-Baron va chercher à retrouver son humanité, des sensations que ses ancêtres ont connues mais qu'ils ont tout fait pour rejeter. J'ai tout de même tenu à ce que certaines références au travail de Jodorowsky et Gimenez soient clairement faites : j'ai par exemple décidé de repartir de certaines scènes de La Caste des Méta-Barons et d'en changer totalement le sens en inventant une suite, toujours dans le souci de prendre le lecteur à contre-pied !


« Wilhelm-100, le Techno-Amiral » est le nom de ce premier tome, c'est aussi le nom d'un nouvel ennemi du Méta-Baron. Comment ce personnage a-t-il été conçu ?

Jerry Frissen : Dans la logique de faire progressivement retrouver au Méta-Baron son humanité et sa vulnérabilité, j'ai voulu le confronter à des ennemis ayant un rapport direct avec ce qu'il est et pouvant mettre à mal ses certitudes. Le premier, Wilhelm-100, est un monstre sadique, mais c'est aussi un être mû par l'épiphyte, l'huile anti-gravité venue de Marmola, la planète d'où les Méta-Barons sont originaires.

Valentin Sécher : Wilhelm-100 est le personnage qui m'a nécessité le plus d'attention pour ce premier tome, principalement à cause de sa taille gigantesque et de ses prothèses mécaniques qui se devaient d'être crédibles. J'ai donc choisi de le représenter se déplaçant à la manière d'un gorille, lui donnant un aspect impressionnant et fournissant au lecteur une image à laquelle s'identifier inconsciemment.

Cette nouvelle série fera d'ailleurs intervenir 4 dessinateurs. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette collaboration ?

Valentin Sécher : Chaque dessinateur est en charge d'un diptyque différent. Pour ma part, dessiner les deux premiers tomes m'a mis face au challenge passionnant de redéfinir l'univers à ma manière et de donner le ton pour la suite de la saga, en retravaillant le design de planètes ou de véhicules par exemple. Je travaille également de manière constante avec Niko Henrichon, le dessinateur des tomes 3 et 4. Nous nous échangeons nos planches et nous inspirons de nos travaux respectifs pour faire concorder cet univers avec nos deux visions. Pour l'anecdote, j'ai d'ailleurs designé certains éléments du premier tome d'après ses croquis, eux-mêmes à la base inspirés des miens !

Tags : Interviews

Nick Spencer, à propos de la violence dans les récits

lundi 9 novembre 2015

Bien que vos comics soient extrêmement violents, vous tweetez en faveur du contrôle des armes à feu ou d'autres prises de position non-violentes. Quel lien y'a-t-il entre la violence dans la fiction et la violence réelle ? Quelle est la place de la violence dans l'Art ?

Premièrement, je suis en profond désaccord avec l'argument selon lequel la fiction peut-être responsable de certaines choses qui arrivent dans le monde réel. Lorsque ces choses arrivent, vous trouverez toujours une multitude de gens pour dire que c'est à cause de la TV, des jeux vidéo… Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai car en dehors des USA, ce genre de choses arrive extrêmement rarement. En ce moment je vis au Royaume-Uni. Ils ont les mêmes émissions de télévision, les mêmes jeux vidéo, les mêmes films et ainsi de suite ! Cependant, il n'y a pas toutes ces tueries de masse car l'accès aux armes est bien plus difficile. Si la fiction avait réellement cette influence, ces drames seraient bien plus répandus.

Je posais cette question principalement car votre comics Bedlam est extrêmement violent.

Ce qui c'est passé avec Bedlam est assez particulier… Nous allions en publier des extraits en avant-première, plus particulièrement la première scène, celle qui se déroule dans un opéra avec des cadavres d'enfants répandus partout, et où il est clair que l'assassin a tué tout le monde. Nous allions publier cela la semaine de la sortie de Dark Knight Rises car il y a de nombreux parallèles à faire avec le Joker, et que cela semblait être le bon moment. Il y a, évidemment, eu la tuerie d'Aurora… Nous n'avons alors pas publié les extraits, bien sûr. Je n'avais jamais réfléchi à ce livre comme je le fis alors dans ce contexte. Désormais, j'écris en gardant cela en tête. Je pense qu'il y aura des récits violents aussi longtemps qu'il y aura de la violence. A mes yeux, la fiction est le miroir, pas l'image réelle. Confondre les deux est dangereux. Je pense que tout ce que la fiction peut faire est capturer, refléter, réinterpréter, représenter. Elle ne crée rien, elle renvoie seulement un retour de flamme, une image réflexive.


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