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Le Blog des Humanos

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Des infos sur l'actualité des Humanoïdes Associés.

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Interview de Saverio Tenuta, scénariste de la série Izunas

lundi 28 novembre 2016

À l'occasion de la sortie du troisième tome d'Izunas, le scénariste Saverio Tenuta  revient sur sa fascination pour le pays du soleil levant.

On avait déjà noté des références à Miyazaki dans les tomes précédents, c'est encore le cas ici. Quels sont les éléments qui vous inspirent le plus dans l'univers des studios Ghibli ?

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Je crois que l'univers de Miyazaki est une grande source d'inspiration pour beaucoup d'auteurs, pas seulement pour moi. Mais il est vrai que dans mon cas, la référence à Miyazaki est évidente. Il suffit de regarder l'allure des Izunas qui ressemblent beaucoup aux grands loups de Princesse Mononoke. Mais cette source d'inspiration a été surtout présente au début, quand j'ai réalisé La Légende des nuées écarlates. Aujourd'hui, je pense avoir suffisamment caractérisé ces personnages pour qu'ils se dissocient de la référence initiale. 

Actuellement, je m'inspire d'autres sources telles que l'écrivain Takashi Matsuoka, les films d'Akira Kurosawa, les légendes du folklore japonais et bien sûr aussi le Kojiki (le plus ancien document littéraire qui raconte les origines du Japon). On retrouve également ces références dans Princesse Mononoke ou Le Voyage de Chihiro, ce qui rend l'association entre mes livres et l'œuvre de Miyazaki inévitable.

On reconnaît de nombreuses références à la religion Shinto dans la Légende et Izunas. Quels éléments vous touchent particulièrement dans ce courant ? 

Comme je l'expliquais, le Kojiki est l'une de mes principales sources d'inspiration. C'est un texte à la base du shintoïsme, car il raconte les origines mythologiques du Japon et de ses divinités, les Kami, et en quoi elles sont liées à la lignée impériale.

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En deux mots, le Kojiki décrit l'origine divine de l'empereur, ce qui est déjà fascinant en soi car encore aujourd'hui l'empereur du Japon est pratiquement considéré comme un dieu. Le pouvoir du shōgun (le chef administratif - voir notre dossier sur la hiérarchie militaire) est de nature purement politico-militaire et son vieux conflit avec l'empereur est souvent utilisé pour symboliser le conflit entre les Kami (la nature) et les hommes. Un conflit dans lequel il n'y a pas de distinction nette entre le bien et le mal comme dans la vision classique occidentale à tendance catholique. C'est toute cette ambiguïté qui me fascine.

Lors de vos visites au Japon, avez-vous été marqué par certains lieux ?

Cela m'émeut toujours beaucoup d'aller au Japon et d'y admirer les temples et leurs sanctuaires, en particulier pendant les jours fériés où l'esprit shintoïste et la présence des Kami est presque tangible.

Ce n'est pas un délire né de mon imagination, ni même un scoop que de dire que dans le parc de la ville de Nara, qui abrite de nombreux temples, il y a des cerfs qui viennent vous demander un biscuit en vous saluant. Dans les journaux on lit des faits divers liés aux fantômes qui hantent encore les sanctuaires. Même une simple pierre ou un tronc d'arbre pourrait cacher la présence d'un esprit ou d'une divinité...


Tags : Interviews

Jerry Frissen nous parle de Méta-Baron T3

jeudi 17 novembre 2016

Vous démarrez un nouveau cycle avec Niko Henrichon, comment s'est déroulée votre collaboration, quel rôle avez-vous joué dans sa sélection ?


Ça a fait l'objet de longues discussions et Niko a été une de mes suggestions, j'aime vraiment beaucoup son travail, particulièrement l'énergie qu'il met dans chaque case et qui me rappelle le travail de Juan Gimenez. Notre collaboration se termine déjà, malheureusement, puisqu'il a presque fini son deuxième album. C'était tellement agréable que j'espère vraiment qu'on trouvera  un projet qui nous permettra de travailler encore ensemble.

Dans ce 3e tome, on découvre un Méta-Baron beaucoup plus intime et moins lisse, vous vouliez casser l'image du superhéros infaillible ?

C'est quelque chose que Jodorowsky a commencé à la fin de la Caste. Je n'ai fait que pousser plus loin. C'était d'ailleurs le seul moyen, je crois, de donner un intérêt au personnage. Il est arrivé au sommet. Soit il y reste et on s'emmerde, soit il redescend et l'histoire repart. Il doit avoir des doutes, des envies, des regrets, il doit souffrir. Ce sera son sort jusqu'à la fin des quatre cycles.

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Tags : Interviews

L'interview de Niko Henrichon

jeudi 10 novembre 2016

Niko Henrichon nous parle de son dernier album, Méta-Baron T3.


Niko, comment as-tu été amené à travailler sur ce projet du Méta-baron ?

Un jour, le directeur des Humanos, Fabrice Giger, m'a appelé pour m'expliquer qu'il cherchait un dessinateur pour la suite du projet ; Valentin Sécher avait déjà commencé les deux premiers tomes, donc il cherchait trois dessinateurs pour faire les autres diptyques. Il m'a présenté la chose d'une manière bien sympathique et j'ai tout de suite été assez tenté. Les Humanos, la belle époque de Métal Hurlant, Moebius, Bilal et Druillet, ça m'a fondamentalement formé comme artiste et c'est sûr qu'il m'était impossible de refuser un projet lié à l'univers de Jodorowsky.


Comment s'est déroulé le processus de création avec Jerry Frissen et Valentin Sécher ?

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Évidemment, dans un projet avec plusieurs dessinateurs impliqués sur la même histoire, il faut trouver des manières de rendre le tout cohérent.
Valentin avait déjà mis en place plusieurs éléments visuels : le Méta-bunker, le look du Méta-baron, l'univers, le robot Tonto … 

Moi, j'ai commencé à travailler au moment où lui était toujours sur le premier tome, donc il restait encore des choses qu'il n'avait pas dessiné et on a naturellement collaboré sur certains éléments. 

Le palais du gouverneur par exemple que j'ai d'abord dessiné en état de ruine et que Valentin a dessiné intact dans ses albums.

Ensuite, un petit vaisseau chasseur interstellaire que Valentin avait dessiné très petit dans son premier tome que j'ai repris dans mes deux albums en le dessinant de plus près et que j'ai donc dû détailler un peu plus. 



Et enfin, le Simak, qui apparaît dans le tome 1, que j'ai mis à mon goût et que du coup Valentin a un peu retravaillé. Voilà le genre d'allers-retours qu'on a pu faire sur les tomes 1, 2 et 3.


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De gauche à droite, le Simak par Valentin Sécher et par Niko Henrichon


Tu te considères « plus comme un illustrateur que comme un dessinateur de bande dessinée ». Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi ?

Déjà je suis illustrateur de formation puisque j'ai fait mes études à Saint-Luc à Liège qui est très porté sur l'illustration…

Ensuite, je suis encore incapable d'égaler l'efficacité d'auteurs qui dessinent en noir et blanc comme Hugo Pratt ou Jordi Bernet. Je dois pour ma part utiliser la
couleur pour donner de l'impact à mes pages. Ce qu'il faut avoir en tête c'est que la bande dessinée, ce n'est pas une illustration. Chaque case doit pousser le lecteur à lire la suivante. Il ne faut pas s'attarder trop longtemps sur le dessin d'une case. J'ai le défaut de l'illustrateur : une tendance à fignoler, à mettre des petites éclairages, des effets spéciaux supplémentaires, plus, toujours plus… 

Mais des fois il faut se rendre compte que moins, c'est plus. Je dois constamment pratiquer l'auto-modération pour préserver la fluidité de la lecture.


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Scène de Méta-Baron T3, par Niko Henrichon


Quelles ont été les scènes les plus difficiles à réaliser dans ce Méta-Baron T3?

Je crois que… Il n'y a pas de réponse possible.

La première scène, celle qu'on m'a demandée en tant que « test » pour faire le
Méta-Baron, est ce qui a été le plus compliqué pour moi. Je n'étais pas tout à fait certain d'avoir le bon style pour pouvoir prendre la suite de Valentin. Il a vraiment fallu que je pousse mon niveau de réalisme au maximum de ce que j'avais fait jusqu'à maintenant. Ça, c'était le plus gros challenge. 

Ensuite dans l'album, je dirais que les scènes sexuelles avec le Méta-Baron n'étaient pas si évidentes, car je ne voulais pas que ce soit trop « pseudo-romantique », mais la nudité ainsi représentée est un bon challenge graphique à relever !

Tags : Méta-Baron

Lectures du mois: Izunas T1 et Les épées de verre T1

mercredi 2 novembre 2016

Ce mois-ci, Izunas T1 et Les épées de verre T1 sont en lecture gratuite !

De quoi s'échauffer avant la parution d'Izunas T3 le 3 Novembre...


(Cliquez sur l'image pour accéder à la lecture gratuite)

Tags : numérique

Interview de Niko Henrichon : Anecdotes et personnages

mardi 1 novembre 2016

Niko Henrichon nous parle de Méta-Baron T3 et ses personnages





Tags : Interviews - Méta-Baron