Le Blog des Humanos




Connaissez-vous Liniers ?

Les temps sont durs en ce moment alors on essaie de penser à autre chose…

Heureusement pour moi, lors du récent festival de Barcelone, j’ai eu l’occasion de rencontrer un auteur argentin aussi sympathique que talentueux, un certain Liniers.

Il a développé un univers drôle, poétique, drôle, charmant et drôle : Macanudo. C’est un comic strip dans la lignée des Peanuts, Calvin & Hobbes et autres Earl & Mooch (dont je vous recommande vivement la lecture) qui paraît tous les jours depuis quelques années dans les journaux argentins.

N’hésitez pas à aller faire un tour sur le blog de l’auteur ou sur le très joli site qui présente son travail de manière plus complète.

Ce petit bijou n’a à mes yeux qu’un défaut : c’est en espagnol (cette langue étrange qu’on a désespérément tenté de me faire entrer dans le crâne il y a bien longtemps…)

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Earl & Mooch : une valeur sûre.

Demain, c’est la Saint-Valentin et, comme chaque année, c’est la panique : vous ne savez pas quoi lui offrir !
Heureusement, Les Humanoïdes Associés sont là et ils ont pensé à vous.

En effet, les 350 personnes qui occupent les deux étages du service marketing chez nous se sont dit que ce serait une idée judicieuse de proposer le quatrième recueil des gags d’Earl & Mooch, l’Amour donne des ailes, un 14 février, jour des amoureux…

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En plus, Earl & Mooch, c’est une valeur sûre, c’est plein d’humour, plein de charme, plein de poésie.
Une fois qu’on y a goûté, on ne peux plus s’en passer.
D’ailleurs, Jean David Morvan me confiait récemment à ce sujet :
“Quand j’apprend qu’un nouvel album de Earl & Mooch va paraître, je sautille partout.
En attendant la sortie, je bavouille.
Le jour dit, je gratte à la porte de mon libraire pour qu’il m’ouvre plus vite.
Lorsque je lis l’album, je ronronne de plaisir.
Et quand je l’ai fini, je me roule en boule pour dormir, paisible.
Mais dès le lendemain, je recommence à japper d’impatience en attendant le suivant…”  

Ptiluc au Congo

Comme chaque année depuis deux ans déjà, Ptiluc se lance dans un périple à moto, à l’assaut des pistes africaines.
Et pour la troisième fois, il va nous faire partager son aventure grâce à son blog : on ze road toujours.

Nous l’avions déjà suivi de Marseille à Libreville (Gabon) durant l’hiver 2005-2006. On peut toujours lire ou relire cette épopée dans Ptiluc on ze road.

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L’année suivante, Ptiluc retournait à Libreville pour retrouver sa moto et poursuivre son aventure jusqu’à Luanda (Angola).
Le nouvel épisode de cette saga toujours aussi passionnante fut parsemé çà et là d’embûches et autres tracasseries climatiques et administratives (et encore, nous passerons sous silence une malheureuse histoire de dimension de pneu…)
Tout ça et plus encore sur On ze road again.
Soit dit en passant, si nous devions en retenir un parmi les nombreux souvenirs de cet hiver 2006-2007 ce seraient ces moments magiques que Ptiluc a pu partager avec ses nouveaux amis kakis en route pour Brazzaville…

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Pour l’opus 2007-2008 qui devrait mener Ptiluc de Luanda à Maputo (Mozambique) sans trop savoir par où il va passer, nous espérons tout plein d’anecdotes et de photos. Quoique pour ces dernières, ça semble mal parti puisqu’aux dernières nouvelles Ptiluc aurait cassé son appareil photo…

Dépaysement garanti avec Rio Negro !

Pour ceux qui ne l’on pas déjà lu, le roman graphique d’Iwan Lépingle, Rio Negro, “western” patagonien sorti en juillet dernier s’est discrètement mais surement imposé par ses qualités.

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Souvent conseillé par les libraires spécialisés, ces derniers n’ont pas manqué de voir en Iwan un auteur qui confirme ses talents de conteur, entraperçus dans son premier livre Kizilkum.

Rio Negro a été en rupture au mois de Novembre. Quelques centaines d’exemplaires viennent d’être remis en stock, c’est le moment de le demander à votre libraire et de vous laisser porter par une histoire du bout du monde qui devrait séduire les amateurs de Blueberry et de Corto Maltese dont je fais partie; et croyez-moi, ils sont nombreux…

L’arrivée d’un Mythe !

Il y a quelques années, une accroche commerciale annonçait fièrement le retour du mythe chez les humanos, c’était Après L’incal par Moebius et Jodo. Hasard du calendrier, l’année 2008 qui se profile sera doublement mythique avec la parution d’un nouvel Incal par Jose Ladronn et l’arrivée dans notre catalogue d’une toute nouvelle série scénarisée par un mythe bien vivant, Chris Claremont. Oui, Le scénariste américain qui a donné ses lettres de noblesse aux X.Men pendant 16 ans. Hugh Jackman lui doit beaucoup, Chris Claremont n’est certes pas le créateur du personnage mais c’est lui qui a donné l’impulsion à ce personnage aidé en cela par son compère John Byrne aux crayons. C’est un de ses nombreux faits de gloire, pour ceux qui veulent se rendre compte de l’influence de ce scénariste sur la pop culture américaine :

http://en.wikipedia.org/wiki/Chris_Claremont

Chris était sur Paris la semaine dernière avec sa femme Beth, pour le plaisir (son anniversaire) mais aussi pour le travail, je suis allé à sa rencontre pour un petit déjeuner copieux dans son hotel. Et force est de constater que ce monsieur dont l’œil pétille toujours autant est terriblement excité par cette première incursion dans le franco belge.

Nous en reparlerons bien sûr ceci n’est qu’un teaser, sachez que ce projet est dessiné par Denis Medri (qui a déjà rendu 25 planches) et que nous partirons loin, très loin, on y croisera peut être des shi’ar, qui sait…

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Au cinéma, Monsieur Jean se dit “Alex”

C’est après-demain que sort Ce soir je dors chez toi, le film d’Olivier Baroux, librement adapté de la série Monsieur Jean de Dupuy & Berberian.

Librement adapté, donc, puisque Monsieur Jean s’appelle Alex (sous les traits de Jean-Paul Rouve), Cathy s’appelle Lætitia (Mélanie Doutey) et que Félix s’est plus ou moins transformé en Jacques (Kad Merad), éditeur d’Alex et père d’Eugène (qui, lui, a gardé le même prénom).

Les comédiens du film y sont particulièrement drôles et convaincants et, si l’on en croit les confidences que Charles Berberian aurait faites à Olivier Baroux quand il a découvert le film, on retrouve bien les personnages et l’univers de Monsieur Jean.

Il aurait bien tort de penser le contraire puisque Jean-Paul Rouve avoue s’être inspiré de ses rencontres avec Charles Berberian pour créer le personnage.

Donc, sans aller jusqu’à penser que Charles Berberian est Monsieur Jean on peut au moins dire qu’il a été le modèle d’Alex…

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Freddy et le termite

Freddy est belge, immigré aux États-Unis, son prénom finit par un “Y” et surtout, il est assez limité question cerveau… Il est aussi est des personnages principaux des Zombies qui ont mangé le monde, excellente série des non moins excellents Jerry “Lucha Libre” Frissen et Guy “BPRD” Davis.

Le quatrième opus est presque prêt et lors de la relecture, j’ai appris qu’on ne disait pas une termite, mais “un” termite ! Si, si, j’ai vérifié dans le dictionnaire, il ne s’agit pas de la dernière mode éditoriale après “la manga”, “scenarii” et autre snobisme…

Alors bon, pour en revenir à nos zombies, on s’est demandé s’il fallait vraiment tout corriger. En effet, Freddy n’étant pas une flêche, on pouvait imaginer qu’il serait le seul à dire “une” termite là où les autres protagonistes ne feraient pas l’erreur. Mais voilà, comme bon nombre d’entre nous (moi le premier) étions persuadés que le termite était une termite, tout ça devenait beaucoup trop subtil et on a finalement opté pour une correction générale.

Sinon, je vous rassure tout de suite, Freddy ne fait pas qu’exterminer du termite : vous le verrez, à l’occasion, il ne se prive pas de casser du Pape. Tout ça est à découvrir dans La Guerre des Papes, auquel Jerry Frissen est en train de mettre la dernière touche et qui sera dans toutes les bonnes librairies en janvier prochain.
Alors, qu’est-ce qu’on dit ? On dit merci Jerry ! (qui a quitté sa Belgique natale pour s’installer en Californie et dont le prénom se termine par un “Y”…)

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Alchimie et bande dessinée…

Quand il s’agit d’un couple dessinateur-scénariste, un bon scénario ne fait pas forcément une bonne bande dessinée. Cela réclame ce petit quelque chose de plus, cette biochimie amoureuse entre deux auteurs, qui, - tel un acteur incarnant totalement son rôle - fera que la magie opère, que le dessin fusionne avec l’histoire… En voici quelques exemples récents.

Rien ne laissait présager une collaboration entre Jodorowsky et Boiscommun, deux auteurs aux registres si dissemblables. Et pourtant, poésie oblige, et transmutation alchimique, un mimodrame écrit à l’origine pour Marcel Marceau, est devenu un magnifique conte en bande dessinée par l’imbrication des deux écritures visuelles (Pietrolino).

Je Suis Légion, dont l’un des principes narratifs est que les trois protagonistes du récit ne se connaissent pas et ne se rencontreront jamais, reflète le destin des auteurs, John Cassaday, le Texan/New Yorkais et Fabien Nury, L’Ardéchois/Parisien, qui ont dû oeuvrer via de multiples intermédiaires électroniques. Finalement plus chanceux que leurs héros, ils auraient pris rendez-vous pour une soirée qui s’annonce explosive lors d’un prochain festival transalpin.

Terry Dodson et Denis-Pierre Filippi (Songes) ont au contraire déjà eu le bonheur de barboter ensemble. Pour l’occasion, Terry, surfeur en puissance, habitué à slalomer entre les requins blancs au large de l’Oregon, s’était converti aux joies du bodyboard, plus adaptées à la carrure sportive de son scénariste.

La mystérieuse communication entre dessinateur et scénariste éclate dans Le Manoir des murmures, un thriller fantastique mené par un trio de choc, Tirso au dessin, Javi Montes aux couleurs, et David Munoz au scénario, le collaborateur de Guillermo Del Toro sur le film L’Echine du diable.

Brüssli fournit notre dernier exemple d’une symbiose parfaite entre le texte et le dessin. On peut se délecter des moindres détails imaginés par J. Etienne pour illustrer le verbe impertinent de son compère Fonteneau. Un petit bijou de fraîcheur et d’invention.

Tous ces titres sont à découvrir avant la fin de l’année avec en piqûre de rappel l’Intégrale exemplaire de Sanctuaire, la série culte de Xavier Dorison et Christophe Bec !

Megalex tome 3, parution en février !

Je réponds au commentaire posté par G.A.F. sur le blog de Fabrice Giger :

En effet, Megalex a longtemps été prévu en 4 tomes (il s’agissait du reste de faire deux volumes de 46 planches car l’Acte 3 semblait ne pas pouvoir tenir dans le format normalement viable de nos albums traditionnels). Mais la suite de Megalex a mis tant de temps à venir, Beltran ayant également totalement renouvelé son approche graphique, que les auteurs ont décidé finalement de boucler leur récit en un volume définitif de 56 planches de haute densité. Et cette fois, juré craché, il sortira à la date annoncée : février 2008.

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“Les Armes du Méta-Baron” fournissent un autre exemple de “work in progress” qui avec le temps qui s’éternise, débouche sur une modification complète du projet initial. La collaboration entre Jodorowsky et Charest a été inaugurée comme un de ces grands rapprochements entre demi-dieux qui font rêver les fans avant de devenir des classiques pour le grand public. Las! Charest a consacré à chacune de ses cases exécutées avec une minutie d’orfèvre un temps dont les Pharaons eux-mêmes ne disposait pas pour bâtir les pyramides… Désespérés autant qu’éblouis par la perfection sans fin de ce travail, nous avons convenu de limiter la collaboration Charest-Jodorowsky à la première partie d’une anthologie dédiée aux armes du méta-guerrier. Jodorowsky a écrit une suite pour Janjetov et il pense maintenant aussi à une autre histoire - toujours sur le thème de l’acquisition par le Méta-Baron de son arsenal prodigieux - pour un troisième dessinateur dont l’identité fait déjà courir les rumeurs les plus folles. On va donc en reparler, mais pour le moment, nous avons du travail avant de trouver le nouvel équilibre de ce recueil “hors série” - et hors norme - dont le titre reste “Les Armes du Méta-Baron”.

Monsieur Jean s’offre un aller-retour en Corée

Monsieur Jean est un personnage sympathique très apprécié du public. Et pas seulement du public français puisque le personnage fétiche de Dupuy & Berberian a été traduit dans plusieurs langues dont une superbe version en coréen.
Quand nous en avons reçu quelques exemplaires, ici, aux humanos, nous sommes tous tombés sous le charme de ces jolis petits objets quelque peu exotiques avec leur amusante jaquette coupée au trois quarts du format.
Et tout comme les auteurs, bien que nous ne soyons pas vraiment doués en coréen, nous avons tous voulu en garder un exemplaire…

Et puis, finalement, pourquoi ne pas se faire plaisir ?
Monsieur Jean va tout prochainement être adapté au cinéma (nous en reparlerons bientôt…) alors pourquoi ne pas en profiter pour ressortir les livres sous une forme un peu différente ? Pourquoi ne pas tout simplement adapter en français la version coréenne ? (en gardant le texte français d’origine, bien sûr, on ne va quand même pas pousser le vice jusqu’à le faire re-traduire depuis le coréen…)

Ce sera chose faite d’ici quelques semaines !

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