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Nuées écarlates

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Dans cette section vous pouvez découvrir ou approfondir vos connaissances sur l'univers des Nuées Écarlates : la Légende, Izunas et Fudo.

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Les Samouraïs


Les Samouraïs

Le rôle des samouraïs a évolué en même temps que la société japonaise. Auparavant appelés mono no fu ou bushi (guerrier), le terme « samouraï» ne sera utilisé comme appellation qu'à partir du XVIIème siècle.

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Au départ les guerriers étaient de riches propriétaires terriens ou des combattants embauchés par eux. Les samouraïs répondaient à un daimyô (seigneur terrien) ou au shôgun et devaient protéger les terres en temps de guerre. En temps de paix, ils étaient alors de simples fonctionnaires.

Certains samouraïs n'étaient pas rattachés à un clan ou un maitre (s'ils avaient commis une faute ou si le maitre était mort par exemple), ils étaient alors appelés rônin, sortes de mercenaires, parias désavoués par leurs semblables car n'ayant pas ou plus d'honneur au yeux de la société.

Au XVIIème siècle, un guerrier du nom de Taira Shigesuke, rédige un code d'honneur du samouraï : Budô shōshin shū (Introduction à la voie des guerriers). Il y décrit un code de conduite, des règles à suivre, basées sur des valeurs morales.

Le bushidô (voie du guerrier) regroupe les préceptes pour tous les guerriers (bushi, samouraï…), écrit dans une période de paix, il s'inspire de plusieurs religion afin d'enseigner une maitrise spirituelle au guerrier.

Inspiré du Bouddhisme Zen (introduit au XIIème siècle), le guerrier doit apprendre à renoncer à la notion de « moi » afin de surpasser la peur. Prônant ainsi un certain stoïcisme quant à la vie ou à la mort, sorte de soumission par l'acceptation à l'inévitable. Du shintoïsme (religion japonaise), le bushidô enseigne le respect des supérieurs, la loyauté et le patriotisme. Enfin du confucianisme sont tirées une culture littéraire et artistique ainsi qu'une réflexion sur les relations entre hommes, sorte de morale sociale.

Le bushidô repose ainsi sur sept vertus, dont les principales sont Gi (la droiture), (le courage) et Jin (la bienveillance).

Le code étant très strict, beaucoup de guerriers trop consciencieux se sont tués dans une volonté de mourir en protégeant leur honneur à tout prix. La mort étant pour le guerrier une finalité, s'ouvrir le ventre (seppuku) était une façon de démontrer sa vertu afin de garder ou laver son honneur.

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Les samouraïs étaient formés aux arts martiaux et apprenaient très tôt à manier les armes : l'arc, le naginata (sorte de faux), le yari (la lance)… Formés au tir à l'arc et au sabre, ce dernier reste l'arme emblématique du guerrier. Ils portaient un tachi (sabre long) couplé avec un wakizashi (petit sabre). Cet ensemble de katana (sabre japonais) nommé daishô était un des signes distinctifs des samouraïs.

On les reconnaissait également à leur coupe de cheveux : le chonmage, un chignon à l'arrière d'un crâne rasé. Il servait à faire tenir le casque quand les samouraïs portaient encore des armures. La coiffure fut gardée jusqu'à la fin de l'ère Edo (XIXème siècle).

L'armure (), qui était très légère (10 à 15 Kg, contre 30 Kg en occident), fut peu à peu abandonnée pour le hakama (sorte de kimono).

La fleur de cerisier (sakura), autre emblème du samouraï, représente le code et la spiritualité du guerrier : elle est une fleur éphémère, tout comme le samouraï est un homme voué à mourir.

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