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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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Qu'est-ce que je fous sur internet ? 2è partie

mardi 7 avril 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Ces temps-ci je reviens à la bande dessinée, mes deuxièmes amours (j’ai cité hier mes premiers amours : la lecture, des livres avec images ou sans), car dans cet espace de liberté, il n’y a pas comme au cinéma les problèmes de budget et d’égo d’acteurs ou de producteurs qui obligent à atténuer ce qui dépasse dans l’histoire, à changer inutilement des choses parfaites et à ne pas prévoir d’images inutiles - qu’est ce qu’il y avait comme images inutiles dans les comédies musicales magnifiques de la MGM sous la direction artistique de Cedric Gibbons : c’est cela qui était beau.

Maintenant on érode naturellement tout ce qui augmenterait déraisonnablement le budget alors même que les coûts techniques (voir l’utilisation possible de la 3D) ont diminué, et comme le disait si bien un jour Claude Pinoteau : « les effets spéciaux ça peut permettre aussi de tourner dans la rue, dans une ville ancienne, en gommant juste ensuite les fils électriques et les anachronismes ».

Les effets spéciaux peuvent être invisibles et pourtant alors bien utiles.

Dans la bande dessinée, « avec de l’encre et du papier » comme dirait Christophe, on fait ce qu’on veut.

Je vais donc me mettre à dos, pour commencer, les critiques ou plutôt la critique de bande dessinée.

Fouillant mes greniers toujours, je me suis dit qu’il y a trente ans, j’avais vécu sans le savoir au paradis et qu’il s’était tout à coup passé quelque chose :
Jacques Goimard pouvait faire la Une du « Monde » en disant que « Arzach » était un chef-d’œuvre absolu tous genres confondus et Pierre Couperie, quand il parlait de la naissance de la bande dessinée sur de pauvres diapositives dûes à Claude Moliterni, au Musée des Arts décoratifs ou dans la revue confidentielle « Phenix » où j’oeuvrais, savait mieux que personne comparer cet art encore nouveau qu’était la BD aux arts précédents, disserter donc sur ce qu’elle avait apportée de nouveau mais aussi voir ce qu’elle avait empruntée aux autres arts et lui donnait ainsi sa juste place.

Désormais, la critique de bande dessinée s’est cru obligée alors qu’on ne lui avait rien demandé, à faire des choix imbéciles.

La suite au prochain numéro.

 

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