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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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L'Expert Friedkin, suite

mercredi 22 avril 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Je ne vous raconterais évidemment pas l’histoire, mais je suis quand même ahuri que le meilleur film de l’année soit pour l’instant un téléfilm et pour Friedkin une totale rédemption puisque tous ses films récemment contenaient des choses formidables mais n’étaient jamais parfaits en totalité.

On rejoint ici ses chefs-d’œuvre absolus comme « French Connection », « L’Exorciste » ou « Cruising » justement.

Ceci dit, je donnerais n’importe quel chef-d’œuvre des vingt dernières années pour n’importe quel film de Friedkin justement, où les moments grandioses sont d’une telle qualité que je n’ai pas besoin que tout le reste soit parfait autour : je suis comme ça.

J’ai croisé, trop peu, cet homme d’une intelligence diabolique qui a une vision de lui-même à la fois lucide, sidérante et désespérante :
il dit bien comment à l’époque de « French Connection » il prenait le métro et vivait à New-York, qu’il était alors en phase avec le monde qu’il racontait et que bien peu de choses désormais se passent et que bien peu de gens pittoresques passent, qu’il pourrait utiliser, au bord de sa piscine de Beverly Hills, ou à Gstaad quand il va faire du ski.
Il le redit d’ailleurs en introduction à « Narc », bien joli film d’ailleurs où poussant le bouchon un peu loin, il trouve son successeur Joe Carnahan supérieur à lui et « Narc », meilleur que « French Connection » car il avait à l’époque supprimé des séquences sur la vie personnelle de « Popeye », déséquilibrant le film de son point de vue, alors que dans « Narc », ces scènes-là sont là. Mais non Monsieur Friedkin, « Narc » est très bien mais « French Connection » était lui aussi formidable.

Friedkin me fait penser, par association d’idées, à ces metteurs en scène dont j’attends ou je n’attends pas le prochain film.

Contrairement à son prochain film quel qu’il soit et contrairement au prochain Lelouch, ne vous en déplaise, il y a des metteurs en scène dont je ne suis plus impatient en attendant le prochain film, ce qui sera l’objet d’une petite dérive demain « Ceux qui ont la carte ».

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