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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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Les livres dont je vous parle sans les avoir lus

lundi 28 septembre 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

J’ai la mauvaise habitude ou plutôt la bonne de garder pour mon été et pour mes vacances, des ouvrages qui me paraissent essentiels.

C’est le cas de « En parlant du diable et autres pièces de guerre », édition établie et présentée par Roland Lacourbe, de l’intégrale des pièces radiophoniques de John Dickson Carr, l’auteur de « La chambre ardente » aux éditions l’Atalante.

C’est du pointu et c’est donc de l’universel, car John Dickson Carr, avec sa manie des défis impossibles et des chambres closes où l’on meurt mystérieusement, avec toujours une explication aussi logique que pataphysicienne, est un génie absolu dont il faut tout lire.

En plus, il y a une magnifique introduction de Roland Lacourbe qui reste, on l’a un peu oublié, le meilleur spécialiste du cinéma anglais mais aussi de l’espionnage, au travers conjointement du cinéma et de la littérature. L’homme est discret, trop, mais son œuvre est toujours essentielle.

C’est le cas aussi de « Sunnymoon » de Blutch, sous une belle couverture, hommage à Peellaert (qui n’aurait pas déplu à Guy, je pense), qui est pour l’instant la seule bande dessinée que je garde pour mes vacances hypothétiques.

A cela plusieurs raisons, mais l’essentiel est que le livre est riche, ce n’est pas un de ces 48 pages que je lirais en deux secondes et qui ne vaut pas le poids du papier par rapport au temps de lecture. Quand on part en vacances, on essaye de voyager pas le plus léger mais le moins lourd possible et j’ai toujours trop de livres avec moi, d’autant que je risque d’en trouver sur place, chez les brocanteurs particulièrement.

Le dessin de Blutch est extraordinairement habile, il y a plein de petites bulles et je sais que j’en aurais pour mon argent.

J’espère qu’il ne prendra pas mal l’hommage que je veux lui rendre ici. Il est pour moi le seul descendant de Goossens, autre extraordinaire dessinateur qui n’a pas choisi de voie simple ni royale, mélangeant les traités, les styles, les ambiances, pouvant être lyrique mais l’évitant au maximum, pouvant être drôle mais parfois ne l’étant pas, cassant les histoires en somme en un plaisir constant qui devient celui du lecteur.

Il y a des livres que je regarde pour les images, il y a des BD que je lis pour les textes et il y en a bien peu, à part Moebius, Goossens et Mandryka, où j’ai le plaisir des deux.

Je garderai « Sunnymoon » non pour la plage (je ne veux pas l’abîmer) mais pour la véranda, dans la Creuse sans doute.

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