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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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Deep Depp - 2ème partie

jeudi 31 décembre 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

David Spandau est formidable (c’est lui le détective qui se prend pour un cow-boy), Bobby Creeve, la vedette, a quelque chose des angoisses que doit avoir son demi-frère Johnny Depp, mais quelque chose aussi de River Phoenix, entre autres.

Les gens que j’ai croisés et que je croise parfois encore à Hollywood sont souvent comme ça.

Et stars et inconnus croient tous faire partie d’Hollywood : ceux qui en vivent vraiment et ceux qui, vivant dans la rue, se voient un jour prochain tout en haut de l’affiche : la dernière fois, je suis tombé sur plein de taxis russes qui avaient tous un scénario dans leur boîte à gants : le même, l’arrivée d’un russe à Hollywood chauffeur de taxi qui deviendra star.

Dans cette ville de fous, Spandau retrouvera forcément son chemin grâce à sa morale, celle des  personnages de Chandler et de Hammett, une morale simple car dans la star qui a des ennuis, il voit au-delà des apparences ce gamin paumé qui demain sera peut-être super star mais après-demain rejeté aux orties.

Je ne vous raconterai pas l’histoire mais j’ai aimé la galerie des personnages principaux, presque tous bizarres au départ et s’avérant beaucoup plus dingo ou faussement dingo, manipulateurs : ils sont touchants y compris les plus mauvais.

Et dans ce livre j’aime tout, les tueurs, les salopes de studios, les mafieux minables, les gros bandits, les héros et forcément le détective dont j’attends maintenant la prochaine aventure.

Et puis, il y a cet acteur anglais ennobli par la reine qui me fait penser à tous ces lords anglais qui se commirent à Hollywood, depuis Sir Laurence Olivier et Sir Alec Guinness en partant désormais par Sir Ben Kingsley, tous ces acteurs qui viennent prendre de l’argent et qui regardent Hollywood avec snobisme mais qui en même temps y laissent des plumes, sombrant parfois dans l’alcoolisme par mépris d’eux-mêmes.

Ce livre est en odorama, ça sent la sueur des centres de remise en forme, des Spa pour chiens, des annabolisants, de la drogue mal coupée qui sort par les pores de la peau, parfois heureusement le savon frais d’une jeune femme qui vient de se laver et qui ressemble à une maîtresse d’école.

Daniel Depp, miracle, avec du vieux fait du neuf.

C’est paru aux Presses de la Cité dans la Collection Sang d’Encre, c’est une formidable surprise.

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