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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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Dieu est mort - Le notaire a ouvert ses testaments - 6ème Partie

mardi 12 janvier 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

La Bible de Wolverton, c’est tout à fait autre chose.

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Basil Wolverton (vers 1943)

Cet ancêtre de l’underground qui œuvra toujours à contre courant et qui fit constamment des œuvres improbables comme « Powerhouse Pepper », son héros chauve qui rendait « Popeye » presque beau, et des bandes dessinées d’horreur où les plus monstrueux n’étaient pas les monstres mais souvent les gens normaux : c’était sa manière de les dessiner, lui à qui l’on reprocha sa vie durant des caricatures qui ressemblaient à des organes sexuels assemblés au hasard (cela le faisait rire : il ne croyait pas à la psychanalyse), lui dont « Life » disait qu’il avait créé tout seul une école graphique, l’école « Spaghetti and Meatballs » : « Spaghetti et Boulettes », en parallèle avec son œuvre populaire et constamment révoltante, malgré en quelque sorte, mit vingt ans à dessiner la bible.

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Comme tous ses fans (il rend compulsif : toujours semblable et toujours différent), j’ai essayé de trouver toute son œuvre, dont évidemment la Bible que j’ai fini par trouver, en deux éditions successives, dont  la première éditée par The Worldwide Church of God, et surtout j’ai trouvé son livre des révélations publié à part par la Radio Church of God, ces deux organismes étant les émanations du prêcheur fou dont Wolverton était le disciple, ce que Monte Wolverton, son fils, raconte bien en préface.

Ce messie des ondes, aux faux airs de Roosevelt, s’appelait Herbert Amstrong.

Il avait d’ailleurs inventé le marketing biblique en créant le premier, à ma connaissance, une église radiophonique, allant chercher les âmes sur les ondes et convertissant les prêcheurs au travers de la radiophonie.

Mon seul regret d’ailleurs dans ce livre magnifique est que l’on n’ait pas repris les textes dudit prêcheur qui, à propos du livre des révélations, expliquent très bien que tous les signes sont là et que le monde devait donc arriver à sa fin autour de 1975.

On vient de nous refaire le coup avec « 2012 » et le calendrier Inca, maintenant on y est habitués. En fait, on y est habitués depuis longtemps, pas seulement depuis Paco Rabanne dont tout le monde se souvient encore à peu près, mais depuis l’an 1000 où tout déjà devait imploser.

A force de crier « au loup », ça finira par être vrai.

La suite demain.

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