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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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The Japanese film : Art and Industry de Donald Ritchie

vendredi 26 février 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Les livres de fond pas trop idiots sur le cinema asiatique sont pas si nombreux car, en gros, c’est la faute à ma generation qui a choisi de defendre d’abord le trash et progressivement de s’ouvrir à des metteurs en scène plus exigeants.

Il y a eu heureusement bien d’autres gens qui, depuis le début, et cela date des années 30, ont été moins polémiques et plus impartiaux dans leur vision du cinéma asiatique, que ce soit les incontournables, malgré tout le mal qu’on en dit aujourd’hui : Bardèche, Brasillach et Georges Sadoul dans leur Histoire du Cinéma, la revue « Positif » qui ne s’est jamais trompée, les travaux fondateurs de Tony Raynes en Angleterre ou ceux de Pierre Rissient en France.

Aujourd’hui, presque tous, moi compris, nous faisons de l’anecdotique ou alors nous parlons de ce qui sort, ce qui est une manière de parler de choses qui intéressent les gens immédiatement bien sûr, mais pas toujours de creuser profondément.

Si vous ne deviez lire dans votre vie qu’un livre sur le cinéma japonais, de fond, ardu, difficile parfois, car parlant du cinéma japonais, du point de vue de quelqu’un qui connaît parfaitement le Japon, vous ne pouvez pas manquer le livre de Donald Ritchie, « Le Cinéma Japonais » aux éditions du Rocher qui est une merveille absolue.
On lui doit aussi un livre magnifique sur Ozu, le livre fondateur sur le cinéma nippon : « The Japanese Film : Art and Industry », épuisé, un autre livre formidable sur Kurosawa et Donald Ritchie a aussi publié récemment ses carnets de vie au Japon où il est installé depuis 1947.
Il a édité maintenant près de quarante livres sur ce pays, aussi bien sur ses expériences personnelles que sur la société et la culture. Ce livre est totalement indispensable, d’autant qu’il contient deux merveilles : un Index qui vous permet de vous retrouver et même des pages blanches à la fin pour ajouter vos notes personnelles.

Le livre, de plus, est traduit par une des rares personnes qui comprenne bien le cinéma japonais, qui parle japonais et qui vit quelque part dans sa tête en japonais, Romain Slocombe.

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