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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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This is England - 2ème partie

jeudi 20 mai 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Mais aujourd’hui je vais vous parler de la série la plus baroque, la plus discutable et la plus discutée, (je connais des gens qui la détestent), la série de science fiction « Torchwood ».

C’est, comme on dit, un spin-off de « Docteur Who », la grande série de science fiction anglaise méconnue chez nous on la vit peu et reste dans sa longévité avec son ton très particulier, fantastique et humour mêlés, intelligence des histoires qui masque la pauvreté des budgets presque sans équivalent.

Ah ! les poubelles à roulettes du début censées représenter de méchants extraterrestres…

Et contrairement à « Star Trek », son équivalent US, cette série n’a jamais cessé de se réinventer constamment et ce avec un succès constant.
Comme dans le cas de « Star Trek » d’ailleurs, la dernière incarnation de « Docteur Who » a été détestée par les intégristes qui préféraient la vague précédente, ceux qui avaient aimé les débuts n’avaient d’ailleurs pas aimé ladite vague précédente, etc…

Mais d’un autre côté, tout le monde a continué à regarder.
La dernière incarnation de « Dr Who » était dûe à Russell T. Davies.

Russell T. Davies est un drôle d’animal, un peu comme en littérature puis au cinéma Clive Barker qui a vendu au plus grand nombre ses déviances et ses obsessions.

Russell T. Davies a commencé par une série télévisuelle anglaise, homosexuelle affichée, aussi radicale que les livres de sang de Clive Barker, c’était « Queer as Folk », je me souviens que cette série passa un jour sur Canal Jimmy au grand désarroi des fans de voitures de sport, de flingues, de motos et de bimbos, qui préféraient oublier que Jimmy Dean qui avait donné son nom à la chaîne était une folle perdue qu’on appelait dans les bars louches à l’époque, vu ses habitudes masochistes, « le cendrier humain ».

Il a donc d’abord relancé le « Docteur Who », évidemment on a crié au sacrilège, mais ça a marché et maintenant voici son chef-d’œuvre mainstream si on peut dire, « Torchwood ».

Les ennemis de « Torchwood », j’en connais, ils préfèrent les séries américaines, vous diront : « il n’y a pas de budget et ça se voit ».

Je leur répondrais : il n’y a pas de budget et ça se voit mais au bon sens du mot, comme en Amérique, au temps des grandes séries télé que furent « Au-delà du réel » ou « La quatrième Dimension » où avec trois bouts de carton mais des idées géniales et des scénaristes prodigieux.

J’ai commencé « Torchwood » à l’envers par la saison 3, puis accroc j’ai vu la 2 puis la 1. Vous n’êtes pas obligés de faire comme moi et vous devriez commencer dans l’ordre chronologique.

La suite demain.

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