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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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This is England - 3ème partie

vendredi 21 mai 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

« Torchwood » se passe à Cardiff. Il y a une faille spatio temporelle au travers de laquelle surgissent des extraterrestres et d’innombrables anomalies quantiques.

Il y a quatre ou cinq personnages principaux, l’équipe « Torchwood » qui vit dans un lieu secret mais pas discret, ils sont au-dessus des lois, au-dessus de la police et même des Nations Unies car eux seuls peuvent braver la menace extraterrestre.

Leur chef est un homo immortel, très beau, très classe, avec un joli manteau long militaire de la guerre de 14 qui lui donne beaucoup de style et un petit côté fashion victim.

Seule chose un peu gênante, dès qu’il sourit on dirait Mike Meyers dans « Austin Powers », il est entouré d’hommes qu’il se tape d’ailleurs les uns après les autres, leur faisant parfois virer leur cuti, et de femmes qui rêvent de lui et qui savent qu’elles auront peut-être leur chance un jour, on finira par savoir que dans son long passé d’immortel et dans son long futur qu’on découvrira aussi, il a été plusieurs fois marié : elles ont donc le droit de rêver.

Dans la première saison on voit arriver Gwen, une policière lambda qui va devenir par hasard membre de « Torchwood » et qui n’a vraiment rien pour elle, c’est une espèce de Emma Peel du pauvre, genre motarde et ménagère, mariée à un type ordinaire, elle joue les vamps tueuses mais elle n’est ni très vamp ni très tueuse, plutôt femme au foyer même si elle manie le flingue et se vêt de cuir noir.

Mais ça fonctionne.

Dès la première saison donc, ça attaque vite, les histoires ressemblent à des nouvelles fantastiques anglaises du dernier millénaire, je veux dire la fin du XIXème siècle et le début du XXème.

Il y a un extraterrestre qui se nourrit d’orgasmes, habitant le corps de jeunes filles qui risquent d’en mourir, il y a une télécommande qui permet de voir des fantômes, des fées telles que les photographiait Arthur Conan Doyle mais les photos sont vraies et les fées sont méchantes, ils se retrouveront même à un moment tous vérouillés à l’intérieur de la base de « Torchwood » et devront pour sortir dire tous les poèmes d’Emily Dickinson, comme des mentras,car l’un deux est le mot de passe si on le répète assez souvent et assez fort, la base ouvrira à nouveau sa porte.

Dans la cave il y a des extraterrestres, plein, derrière des cloisons de plastique transparent, comme dans un zoo, dont surtout les weevils qui sont très courants et qui aiment bien manger de l’humain, on apprend aussi à ressuciter des morts grâce à un gant d’acier qui fait penser à la bande dessinée « The Steel Claw » (« Griffes d’acier ») de la Fleetway, dessinée par Jesus Blasco que Davies a dû lire quand il était petit, et il y a à la fin de la première saison, deux voyages dans le temps bouleversants.

Un homme et deux femmes surgissent de l’année 1948 : pourront-ils s’adapter dans le monde d’aujourd’hui ?
Plus tard, une créature lovecraftienne venue de l’aube de la terre va réapparaitre pour tout dévorer. C’est une espèce de « Godzilla » en 3D et le combat entre ce dieu très ancien et notre Mike Meyers immortel est fait avec des moyens de fortune, pourtant on y croit.

La suite demain avec la seconde saison et la troisième.

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