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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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L’EBLOUISSANTE DAZZLER

mercredi 21 juillet 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

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Ca n’existe qu’en américain, chez Marvel Comics, dans la collection noir et blanc « Essential » et hélas sans les couleurs qui seraient pourtant très nécessaires, vous comprendrez derrière pourquoi, mais on peut trouver les comics pour pas cher car ça n’intéresse que moi, le droit à la bêtise.

 

« Dazzler » est l’héroïne la plus extraordinaire, peut-être, quand on revient sur elle après coup, de Marvel, dans les années disco. Elle a commencé la période en 1981-1982, d’abord dans les « X-Men » puis dans son propre magazine, elle eut même droit sur le tard à un graphic novel qui s’appelait « Dazzler the Movie ».

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Dazzler a été crée par Chris Claremont et son complice à ce moment là des « X-Men », John Byrne et entrevenue depuis par, entre autres, John Romita, dans les « Ultimate X-Men » ou dans « Excalibur » mais sa seconde vie est beaucoup moins intéressante.

 

C’est une chanteuse disco qui découvre que les pulsions de la lumière, stromboscopes des boîtes de nuit et projecteurs de la scène lui donne des pouvoirs spéciaux.

 

Elle sera dessinée par à peu près n’importe qui, par exemple par John Romita Jr et encrée par le philippin Acala, si bien qu’il y a certaines planches pas très discoïdes malgré la boule qui tourne et qui ressemble à du Gustave Doré, et pour les meilleurs épisodes par une excellent dessinateur réaliste qui travaillait en sous-main pour Frank Robbins mais à qui l’on doit une des meilleures bandes dessinées pour adultes du monde, « Phoebe Zeit-Geist » parue dans Ever Green puis en livre et où l’héroïne mourait au milieu de l’histoire puis se contentait de se putréfier jusqu’à la fin du récit.

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Franck Springer était un excellent dessinateur réaliste classique qui faisait tout et n’importe quoi et qui souvent dessinait trop vite pour les comic books, mais il apporte à « Dazzler » une dose de réalité  tout à fait sidérante, si bien qu’on s’y croirait. Le fait qu’elle rencontre le « Docteur Doom » et qu’elle soit pote avec « Spiderman » n’a pas d’intérêt. Ce qui a de l’intérêt par contre, c’est son look et la description du public de ses concerts et du night-club de l’époque, des années disco donc.

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Et je rêve d’une réédition, mais je pense que je rêverai longtemps tout seul, chez Marvel en dur et en couleurs, car vous avez compris maintenant que quand la force des lumières l’envahit, elle est entourée de halos psychédéliques qui manquent cruellement dans cette édition en noir et blanc.

 

Est-ce que c’est défendable ? Non, Est-ce que c’est bien ? Oui.

 

Et bien disons c’est aussi important pour le « Geek » véritable que le second film de « Village People », passé inaperçu, qui se passe entièrement à bord d’un sous-marin, avec Valérie Perrine et que je vous recommande également.

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