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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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UN MANGA DE PIERRE VERY

lundi 26 juillet 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

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« L’Ile de Hôzuki » de Kei Sanbe paru aux éditions Ki-oon, m’a bizarrement fait penser aux « Disparus de Saint-Agil ». Le livre de Pierre Very, le film de Christian-Jaque.

 

Selon les nouvelles étiquettes, c’est un survival : l’histoire d’un endroit clos - ici une île – et d’enfants qui sont condamnés à mort à moins qu’ils n’arrivent à vaincre les adultes.

 

Les adultes se sont les professeurs qui sont aussi nombreux que les enfants.

 

Dont un professeur forcément sadique et obsédé sexuel, une maîtresse, bombe écervelée, du moins c’est comme cela qu’elle apparaît pour l’instant, et leurs supérieurs qu’on voit à peine. En face des enfants, qui ne sont pas tout à fait comme ils apparaissent d’abord.

 

Un « bully » qui s’avère assez raisonnable en fait et qui sait beaucoup de choses sur le passé de l’île. C’est une île dangereuse où il y a peut-être un trésor.

 

C’est en tout cas une île où les enfants meurent dans des accidents. Et les professeurs aussi.

 

J’avais passé volontairement à la trappe les livres précédents de Kei Sanbe dont les sagas d’héroïque fantasy m’étaient tombées des mains. Il fait partie de l’écurie Square Enix et c’est un auteur-dessinateur conséquent.

 

Le dessin est minimaliste, sans fioritures aucunes, et l’on serait en droit, si pour les mangas on appliquait les critères de la bande dessinée, de trouver ça laid.

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Seulement dans le manga ça se complique toujours, puisque ce qui compte avant tout c’est l’histoire.

 

Et l’histoire justement, dérapage du récit qui reprend un peu avant le chapitre précédent, répétitions nombreuses et volontaires et moment intenses, courts et surdéveloppés et à d’autres endroits à peine esquissés, nous balade.

 

Dans un genre précis qui est souvent abordé en Asie puique là-bas il y a encore des écoles fermées avec des uniformes censés abolir les castes et une fascination desdits uniformes chez les adultes, aux limites de la pédophilie.

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Chez les japonais mais pas seulement car on trouve la même chose en Corée, pays ennemi et pourtant parfois semblable, ça m’a fait penser au beau film coréen justement « Memento Mori », même si la magie est moins apparente car elle est réelle, comme dans « Les Disparus de Saint-Agil » de Pierre Very justement où le microcosme de l’enfance servait à raconter l’univers et ses mystères à jamais insolubles.