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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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GLENAT ? OUI, MAIS GLENAT Espagne (9)

lundi 27 septembre 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Puis à nouveau on se promène en Espagne où on découvre Toutain tout jeune que j’ai connu vieux et plus sec, on voit ses bandes dessinées.

 

Je ne savais pas qu’il avait autant de talent et une espèce de légèreté graphique : il choisit donc de s’occuper des autres et abandonna donc la bande dessinée comme auteur.

 

J’ai été très content de revoir quelques planches du très joli western « Gringo » de Carlos Gimenez qui chez nous parut en tout petit format.


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La Fleetway encore, en grand format parfois, on aperçoit de drôles de choses comme l’adaptation par Fernando Fernandez de la chanson « Follow that dream » de Elvis Presley.

 

Il y a quelques pages de sa documentation sur les voitures et les maisons.

 

Je me souviens d’avoir été fasciné en allant chez certains dessinateurs, tenus de faire du réalisme et certains continuent haut la main comme Paul Gillon, mais je me souviens aussi de l’atelier de Poivet, de ces piles de « Paris Match », de revues et d’articles destinés à trouver si nécessaire – n’oubliez pas qu’il n’y avait pas internet – le décor nécessaire ou la voiture had-boc ou des photos de « Big Ben », bref, tout ce dont on pouvait avoir besoin un jour ou l’autre.

 
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Dans certaines images particulièrement habiles de Fernando Fernandez, on sent une influence des grands dessinateurs anglais d’alors, avec un trait croisé qui est celui de Jim Holdaway sur « Modesty Blaise », lui-même enfant systématique et élégance du « Rip Kirby » d’Alex Raymond.


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Fernando Fernandez n’hésite pas à nous montrer une image de science fiction où il s’est, comme il dit, directement inspiré de Gaudi et des tours de la Sagrada Familia. Tout à coup c’est frappant, les volumes et même dans la tendance architecturés de certains dessins, de certains décors à peine esquissés, il est sous influence Gaudi.

 

Et il continue en nous parlant, en 1964 par exemple, à Barcelone, d’un herboriste où il achetait un shampoing spécial aux extraits naturels de plantes dans le Bario de Gracia, qui éliminait les pellicules et renforçait le cheveu et auquel on ajoutait des ampoules vitaminées venues d’un laboratoire américain, dont tout le monde savait que Frank Sinatra fut le premier client et que les investisseurs étaient ses amis de la mafia.

 

Demain, on parle de Fernando Fernandez et des chevaux.