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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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GLENAT ? OUI, MAIS GLENAT Espagne (10)

mardi 28 septembre 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Fernandez on le voit beaucoup à cheval, imitant un rodéo sur un tabouret, montant soit des alezans espagnols, soit des criolos argentins.

 
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Et il part sur les dessinateurs de chevaux, d’autres maîtres du cheval en bande dessinée, discipline difficile s’il en est et où l’immense Salinas fut le maître, il nous en montre plein par plein de dessinateurs. Ceux merveilleux de l’argentin Arturo del Castillo et de son « Rendall » qu’on trouve en France quelquefois dans les petits fascicules, ceux de Freixas, symboliques, à peine esquissés, mais tout en mouvement.

 

Ceux, superbes, portugais, de Coelho pour Chicos. A l’époque il dessinait déjà sous le nom de Martin Sièvre dans « Vaillant » d’autres chevaux de Salinas, croquis rapides qui semblent surgis du XIXème siècle et des gravures de Daniel Vierge qui, pour les pays hispaniques, fut un peu leur Gustave Doré, ceux magnifiques surtout de son ami Carlos Roumé qu’il n’hésitait pas à comparer et il a sans doute raison avec ceux de Remington.

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Puis il y a quelques photos de modèles, connaissances et amies qu’il a fait poser. Elles sont belles, et les photos sont belles.

 

On voit les copains faire du judo sur la plage, pour simuler une scène de mouvements qu’il reprendra en bande dessinée, ou faire de la barque pour le plaisir.

 

Carlos Gimenez pose, la main tendue, allongé, pour essayer d’attraper son colt. A côté de lui, José Gonzalez pose avec une carabine Winchester et Esteban Maroto avec une carabine, la même que celle de Steve McQueen, ils sont dans les rochers et on se croirait dans un western espagnol ou dans un western italien tourné en Espagne comme c’était souvent le cas d’ailleurs.

 

Il parle des acteurs dont il copie les gestes, de James Dean mais surtout de Rock Hudson et de Robert Taylor et de Tyron Power, des acteurs à posture donc, reconnaissables même de loin par leur manière particulière de se tenir. Il parle des réunions de travail où seule l’apparence est bohème : tous travaillent comme des bêtes. Il y a même un chef de studio, histoire de maintenir la cadence. Il y aura même un comité autour de Toutain qui essaye de trouver des solutions pour délivrer aux clients éventuels, éditeurs étrangers souvent, des produits conformes à leur attente, que Toutain ensuite allait négocier. En jouant sur le change autant que faire se peut.

 

A un moment ils produiront des romans photos pour la collection Corin Telado donc et on en voit quelques images, où les dessinateurs de BD deviennent acteurs, des histoires de blousons noirs, des polars, des westerns.

 

Et il dit encore une fois son amour de Toutain, frère de cœur, pas le Toutain que j’ai connu, celui avec qui j’étais en compétition, mais un autre, qui apparemment fit à un moment précis, de Barcelone, une des capitales internationales de la bande dessinée, tout comme il y en avait eu une juste avant en Argentine, mais avec plus de succès et pour plus longtemps car le monde s’ouvrait soudain, vaste, devant eux.

 

La suite demain.