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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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A TOUTE BERZINGUE

dimanche 26 décembre 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Vite, car parfois il faut aller vite, j’avais râté lors de sa sortie en grand format le dernier Norman Spinrad, « Il est parmi nous », qui est digne de son chef-d’œuvre absolu « Jack Baron et l’Eternité », l’histoire d’un présentateur de télé ringard venu soi-disant du futur qui est peut-être Dieu, je ne vous en dirais pas plus sinon que c’est un livre absolument incontournable.

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Vite encore, James Thompson est américain mais élevé en Finlande et le deuxième tome de sa série autour de l’inspecteur Kari Vaara est aussi impressionnant que le fut le premier, « La nuit glaciale du Kaamos », un thriller dans un pays où il fait presque toujours nuit, ça change tout d’autant qu’ici on réveille les fantômes de la seconde guerre mondiale et l’étrange manière dont la Finlande, on l’oublie, cohabita avec le nazisme un temps contre la menace communiste, chose qu’on a plus ou moins occultée ensuite mais que le roman ressasse à foison.

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Vite encore, « La Main du Mort », anthologie de Otto Penzler dans la collection Rivages / Thriller, préfacé par un champion de poker, Howard Lederer, est à la fois pour les fans de poker mais aussi pour ceux qui comme moi n’y jouent jamais ayant estimé pendant longtemps qu’ils pouvaient faire autre chose de leur temps, ce que parfois je regrette.

Il y a tout le monde à bord, de Jeffrey Deaver à Walter Mosley, de Connelly à Lustbader, et j’avoue avoir un faible pour l’incroyable nouvelle de Joyce Carol Oates, « Strip Poker », étrange histoire malsaine d’une petite fille qui s’embarque avec des plus grands qui vont l’emmener irrémédiablement vers un vol collectif sauf que, dans les toilettes, ou peut-être est-ce inconscient, lui vient une idée de génie qui fait qu’elle va soudain leur faire peur.

A part ça pour les gens qui ne pratiquent pas le poker comme moi, ça reste tout à fait lisible et on comprend tout.

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Ensuite, un anglais, Daniel Barber, vient de nous donner son « Gran Torino » avec Michael Caine qui s’appelle ici « Harry Brown », c’est un ancien marine et un jour il en a assez. C’est un chef-d’œuvre et on voit ici que le grand Michael Caine n’a rien perdu de son charme vénéneux et de sa force unique dans ce qui se révèle être un thriller crépusculaire tout à fait bouleversant. Le metteur en scène s’appelle David Barber.

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