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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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Tom Clancy, Tempête rouge et usage des livres d’espionnage comme livres des révélations - 1ère partie

lundi 19 octobre 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

J’en veux à mort à Moebius de m’avoir introduit à Tom Clancy que j’avais raté bêtement.

J’ai donc commencé un Tom Clancy interminable qui s’appelle « Tempête Rouge », qu’il a écrit à deux mains, en collaboration avec Larry Bond (qui fait des jeux de guerre si sophistiqués qu’il passe des publicités, voir son jeu « Proceedings » dans le journal du « US Army Institute »). C’est ainsi qu’ils ont commis à deux mains « Tempête Rouge ».

J’en veux à Tom Clancy car je ne peux pas le lâcher en route, j’ai décidé d’en lire encore un ou deux (« Jeux de Guerre » est superbe, comme « A la poursuite d’Octobre Rouge »), puis j’ai arrêté pour l’instant : après un certain âge, on doit faire des choix dans la durée qui nous reste impartie et les livres énormes désormais me font peur s’ils ne sont pas vitaux, mais d’un autre côté, si on ne prend pas le temps d’avoir le temps, on est déjà mort.

On continue demain.

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L'Image mystère (2)

vendredi 16 octobre 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

La seconde image mystère avec cette femme oiseau digne de Grandville est due à un grand illustrateur français sous-estimé, René Lelong, qui fut aussi peintre et graveur, avec un talent et une élégance constants. Dans la gravure par exemple, il faisait penser à Daniel Vierge ou à Joseph Clement Coll, pour le meilleur.

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Je ne sais pas trop ni quand il est né, ni quand il est mort : qui me le dira ? Mais je sais pourquoi il a été oublié : parce qu’il avait la chance d’avoir beaucoup de succès et d’être publié essentiellement par des éditeurs populaires comme les éditions Pierre Lafitte avec de très belles images pour « Le Rêve » d’Emile Zola dans la collection Ideal Bibliothèque et avec d’autres livres encore chez Lafitte, plus quelques-uns chez Fayard ou chez Albin Michel. On lui doit également un très beau « Ballet
contemporain » édité en 1912 par De Brunhoff.

Puis on perd sa trace. C’est pourtant en 1920, alors qu’il est surtout considéré comme un peintre, qu’il publie dans la collection les succès d’antan chez Henri Laurens,
« L’histoire d’un Merle Blanc » d’Alfred de Musset, avec l’image sidérante et que je vous ai montrée.

Dommage que les surréalistes qui arrivent à l’époque où il réalise ce merle blanc passent à côté de lui, sans le voir, alors qu’ils vont réhabiliter Grandville et alors même qu’ils vont encenser un peu plus tard Georges Hoffmann, drôle de peintre au style résolument XIXème siècle et à l’imaginaire à cheval entre les deux siècles comme lui, qui anticipe sur les disproportions aberrantes entre personnages et décors de l’actuelle et merveilleuse « école de Leipzig », ce groupe de peintres autour de Raush qui est peut-être ce qu’il y a de plus intéressant dans le registre pictural aujourd’hui, mais ceci est une autre histoire.

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Magie Russe

jeudi 15 octobre 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Par hasard et en occase (charme du polar déjà lu et qui va passer de mains en mains), je suis tombé sur le livre de Donald James « La Magicienne de Mourmansk ».

C’est un livre prodigieux édité au départ aux éditions l’Archipel et reparu en Pocket et une uchronie.

Pour les plus novices d’entre vous, je rappellerais que l’uchronie est un récit historique basée sur l’idée de « si » (si Hitler avait gagné la guerre, voir Philip K. Dick ou au Japon, si les japonais avaient gagné la guerre, voir une bande dessinée admirable de Maruo) et la dernière uchronie formidable que j’ai lue était le « Roma Eterna » de Silverberg : si les romains s’étaient débarrassés à temps du Christ et de Mahomet afin que l’Empire continue jusqu’à aujourd’hui et jusqu’à ce que les juifs partent pour la lune se fonder enfin un pays…

« La Magicienne de Mourmansk », suite de « Monstrum » sur lequel je me jetterai bientôt, est une histoire qui se passe dans une Russie dévastée par une guerre civile en 2017, donc une uchronie proche et même un peu balourde c’est-à-dire totalement réaliste et absolument éblouissante.

Donald James n’est pas un gamin puisqu’il est né en 1931, c’est un historien qui a fait de nombreux documentaires sur la Russie pour la BBC et cette aventure du commissaire Vadim est en tout point admirable.

Il est presque russe dans sa manière de penser puisque malgré les désordres continuels, la vodka qui coule à flot, abrutissant les esprits gelés, les trafics nombreux, ici d’enfants surtout sortis d’un goulag, les sous-marins devenus phosphorescents suite à des fuites nucléaires et un hiver sibérien au sens propre qui engloutit les esprits, on sent qu’il aime cette Russie engluée dans sa tristesse et pourtant incroyablement vivante.

En plus il dit clairement et j’ai toujours eu cette impression, que le communisme en Russie dont on a voulu faire un des hauts points du siècle dernier, n’était qu’un évènement historique marginal, remplacement de tsars par d’autres tsars laïques auxquels vont succéder des mafieux pas pires que les gens normaux au bout du compte à partir du moment où ils ont le pouvoir – une idée que j’aime bien – et surtout il y a dans cette histoire qui mélange magie et vérisme, un savant équilibre qui fait que l’on tourne les pages – c’est un thriller – mais qu’on ne se sent jamais idiot.

C’est un ouvrage d’une incroyable richesse et je me demande comment j’ai pu passer jusqu’à présent à côté de Donald James.

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L'avenir - vers le sud et l'Eldorado

mercredi 14 octobre 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Ces temps-ci je surveille particulièrement, dans tous les domaines, le cinéma et la bande dessinée surtout d’Amérique du Sud, car je crois désormais que c’est là, en Amérique du Sud et à l’opposé en Russie, que cela va se passer, plus que dans d’autres pays qui ont brillé davantage autour du millénaire : l’Asie qui depuis se conforte et s’est un peu endormie.

En Argentine, grâce à un moyen métrage qu’il faudra que je retrouve un jour, consacré à « Lovecraft » et qui était une des meilleures adaptations jamais réalisée du maître de Providence, grâce aussi à un formidable dessin animé que m’a donné Juan Gimenez (l’argentin Juan Gimenez) où des graffitis s’animent, absolument formidable et qu’on peut voir je crois sur YouTube, grâce à Carlos Nine donc et à son fils, mais aussi à quelques autres dessinateurs d’importance que je découvre, au fur et à mesure.

Au Mexique, où il y a au cinéma d’innombrables petits maîtres, en dehors de la trinité sacrée et de la bande de copains : Inuratu, Cuaron, Del Toro, et des quelques autres auteurs déjà révélés. J’ai vu nombre de séries B mexicaines qui feraient honte à nos films qu’on appelle en France nos films A, mais ils bougent aussi sacrément vite en bandes dessinées avec entre autres Tony Sandoval dont les éditions Paquet ont eu la bonne idée d’éditer le « Sketchbook ».

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Illustrateur, il a subi sans doute l’influence de gens que j’aime bien, de quelques japonais et de quelques maîtres US influencés par le Japon comme Mark Ryden ou Tod Schorr, mais il est aussi un formidable dessinateur de bandes dessinées, il le prouve dans ce livre.

L’illustrateur a été exposé un moment l’an passé, à la Galerie Arludik – 12/14 rue Saint Louis en L’Ile 75004 Paris – et il fait vraiment de jolies choses, étant aussi doué, ce qui est rare, pour représenter l’humain, que pour montrer la nature. Il y a aussi ses innombrables créatures féminines, grotesques ou parfaites, déformées, monstrueuses ou jolies mais curieusement toujours charmantes.

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Paquet est un petit éditeur infiniment courageux et infiniment intelligent, puisqu’il édite ce livre. Vous êtes donc forcés de l’acheter si vous voulez en savoir plus.

Tony Sandoval m’a fait penser qu’on pourrait refaire un « Metal Hurlant » aujourd’hui, qui ne ferait pas dans le réalisme de « Metal Hurlant » du début, mais plutôt dans un traité intermédiaire, quelque part entre l’Association et « Metal Hurlant » en tenant compte, donc, du temps qui a passé depuis « les merveilleuses années 70 ».

Si je devais donc refaire « Metal Hurlant », je me rends compte qu’aujourd’hui j’irais chercher vraisemblablement des japonais (un surtout : Range Murata), trois chinois, un russe, trois argentins et Tony Sandoval bien sûr parmi les mexicains, un italien qui n’est pas jeune mais qui est en train de se trouver vraiment, un portugais, un finlandais (ancien français mais je préfère sa manière finlandaise), trois américains et deux français, cela évidemment dans l’idée grotesque de ne revenir à aucun des maîtres déjà connus de tous.

La carte du monde a changé.

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Derrière le masque 1927-2007 - 2ème partie

mardi 13 octobre 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Je vous signale par ailleurs que Jean Bernard fut aussi un illustrateur de livres d’enfants tout à fait extraordinaire.

Un libraire (Librairie Chrétien tenue par Jean Izarn – 178 rue Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris) avait d’ailleurs tous les originaux d’un livre qui s’appellait « L’Alphabet des Poissons » et c’est une splendeur quasi surréaliste sur les poissons en général et surtout sur les poissons scie. Un livre pour enfants édité par Le Masque qui ne voulait peut-être pas que son illustrateur de chevet aille voir ailleurs.

Jean-Bernard a beaucoup produit, il y a des œuvres moins bien que d’autres mais elles sont toujours intéressantes et souvent captivantes et parfois formidables, et je le conseille également aux jeunes illustrateurs qui réinventent tous les jours l’eau chaude. Il faudrait parfois revenir sur le savoir du passé et ils devraient bien jeter un œil sur Jean-Bernard qui a su pendant si longtemps être l’image parfaite d’une collection, faisant œuvre d’illustrateurs de manière cohérente et s’identifiant à la collection elle-même.

Lesdits illustrateurs actuels ne sont pas meilleurs en général, en ce qui concerne les affiches, ces temps-ci.

Lors du dernier festival d’Angoulême, j’étais au buffet de la gare et j’ai remarqué deux ou trois affiches récentes dessinées et totalement illisibles et deux ou trois anciennes et parfaites, dûes à des gens comme Capiello, toutes antérieures aux années 20 qui étaient à la fois extrêmement belles, parfaitement lisibles et vraiment publicitaires, ce qui est bien le moins du monde pour des affiches, non ?

Derrière le masque 1927-2007 - 1ère partie

lundi 12 octobre 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Aux éditions Terre de Brume

En voie d’épuisement ou déjà épuisé peut-être mais encore trouvable sur internet ou peut-être même chez l’éditeur s’il en a encore, c’est un ouvrage vital.

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En effet la collection « Le Masque », tout le monde la connaît et l’on sait que je ne l’aime guère pour tout le côté Whodunit, mais elle publia aussi nombre de merveilles proches de la série « Blême », éphémère cousine de la série noire qui ne dura pas assez longtemps et elle a édité les « Fu-Manchu », éditeur de science fiction singulière comme la légendaire « La Sphère d’Or » ou ce grand écrivain d’anticipation français qu’était Léon Groc.

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Quand on tombe sur des livres du « Masque », il y a la belle couverture cartonnée puis brochée jaune mais il n’y a, car elle était fragile, jamais la jaquette.

Or, elles étaient admirables, à la fois naïves parfois et très habiles d’autrefois avec un style commun, qui faisait donner à penser que la plupart avait un auteur commun, et grâce à « Derrière le Masque » dû à Jacques Baudou, Vincent Bourgeois, François Ducos et Jean-Christophe Gilly, des pointures et c’est normal.

Il ne fallait pas moins de quatre personnes compétentes pour faire cette somme, une merveille qui reprend les 325 jaquettes ainsi qu’un grand nombre de documents sur cette superbe collection au point de vue graphique en tout cas et parfois au niveau contenu, dont il n’y a eu que 999 exemplaires dont 900 dans le commerce. On sait désormais qui est l’auteur des fameuses jaquettes.

Jean Maurice José Stetten dit Jean Bernard, est enfin identifié.

Demain, je vous en dirai davantage sur ce dessinateur singulier.

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La chute des anges dans l'Ouest

vendredi 9 octobre 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

L’an dernier, il est sorti quand même quelques bons westerns qui ne se voulaient pas le tombeau du genre (prétention de Eastwood qui a d’immenses qualités mais aussi quelques défauts aussi grandioses d’ailleurs) mais plutôt son revival.

Il y a eu « 3.10 pour Yuma » de James Mangold, qui s’avéra être un excellent buddy movie, et qui n’avait pas grand chose à voir avec le film de John Sturges, homonyme mais qui était agréable.

Il y a eu, partant lui aussi dans tous les sens, mais avec des moments admirables,
« L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » de Andrew Dominik, avec sûrement la meilleure prestation de Brad Pitt qui, chaque fois qu’il se retrouve en face de son frère dans le film (sublime Sam Shepard qui exprime tout en ne disant pratiquement rien), doit se mettre à niveau et y arrive. Et le petit frère de Ben Affleck, Casey Affleck, fait un numéro éblouissant.

N’empêche que le meilleur des trois westerns, passé inaperçu, et qui à ma connaissance est sorti directement en vidéo, c’est « Seraphim Falls », avec Liam Neeson et Pierce Brosnan, que vous devrez vous procurer en vidéo, mais cela vaut le coup, vous le regarderez plusieurs fois.

C’est un western sauvage et symbolique à la manière de « La dernière chasse » de Richard Brooks ou des films d’Anthony Mann avec James Stewart, où deux monstres tout à fait semblables (ici les deux acteurs précités), se poursuivent pour s’entretuer, subissant des conditions extrêmes, des blessures innombrables jusqu’à l’affrontement final.

C’est un grand western panthéiste où la nature est reine, dû à un inconnu pour moi jusque là, David Von Ancken, et c’est un chef-d’œuvre absolu, sans doute aussi à cause de la conviction des acteurs en question, car comme le dit dans un des suppléments, pour une fois utiles, Liam Neeson : pour deux petits gamins de Dublin qui s’étaient croisés enfants, c’était leur rêve de jouer un jour dans un western. Ils ont réussi, non pas donc un western postmoderne, mais un grand western classique hors du temps, un chef-d’œuvre absolu.

PS : Liam Neeson, presque personne ne discute sa stature, mais Pierce Brosnan qui souffre d’être joli garçon et qui avec lucidité, a mis fin au cercle infernal en arrêtant d’être James Bond, fait ces temps-ci un sans faute continuel dans ses choix de carrière, entre le rigolo « Matador », le superbe « Un américain bien tranquille » de Philip Noyce qui enterre, il faut l’avouer, le médiocre Manckievicz (Ah ! ça fait du bien de le dire) et, il est décidément un des acteurs les plus passionnants d’aujourd’hui.

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La onzième vague (RKO)

jeudi 8 octobre 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Cela fait maintenant six ans que cela dure, depuis la première vague en septembre 2003 et les éditions Montparnasse viennent de sortir leur onzième vague, c’est-à-dire que nous avons dépassé les cent films, il y a infiniment peu de perte, ce qui est extraordinaire, et infiniment peu de films qui dépassent 1h20 / 1h25 malgré leur densité, ce qui est également extraordinaire à l’aune actuelle, d’autant que ce ne sont pas des films bavards comme la plupart des films actuels.

Cette onzième vague, je vous en parlerai au fur et à mesure, en commençant par ceux que je n’ai pas eu besoin de revoir ou que je n’ai pu m’empêcher de revoir tout de suite.

J’ai un défaut, j’ai toujours préféré, c’est comme ça, Laurel et Hardy à Chaplin et W.C. Fields aux Marx Brothers, ce qui fait que je n’ai pas revu « La Pêche au Trésor » dont je me souviens seulement (évidemment que Groucho est bien mais leur humour ne me fait pas toujours rire et Harpo m’horripile) comme d’une des premières apparitions de Marylin Monroe.

De même et pour la même raison, je n’ai pas voulu revoir ce remake inavoué et admirable d’une nouvelle de Maupassant qu’est l’incontournable « La Chevauchée Fantastique » de John Ford avec John Carradine, qui reste peut-être le meilleur Doc Holliday de tous les temps avec Val Kilmer dans « Tombstone » de Costamos et Victor Mature chez Ford encore.

Je n’ai pas eu besoin non plus, car je le connais par cœur, de revoir « La Grande Farandole » avec Fred Astaire et Ginger Rogers, qui est une merveille et en plus une mise en abîme puisque nos deux génies de la danse (il fallait que Ginger ait du génie elle aussi pour arriver à suivre Fred), jouent ici le destin de deux autres danseurs prodigieux, que sans cela on aurait déjà oublié, Vernon et Irène Castle.

On s’en fout que le metteur en scène ne soit que H.C. Potter, l’important c’est que Fred est comme d’habitude sublime.

Je n’ai pas connu Fred Astaire mais j’ai un peu connu Michael Jackson et j’ai été fasciné par leurs destins parallèles, par la manière dont, pour nous donner l’impression que la vie était belle et facile et que tout était simple, ils se mettaient les pieds en sang et étaient d’une exigence prodigieuse avec eux-mêmes.

Les aberrations de la vie de Michael, on les connaît maintenant, très exagérées d’ailleurs. Celles de Fred on les connaît moins car il paraît qu’avec sa femme (c’était un homme fidèle), Adèle, tous les flics du coin les connaissaient et les  prévenaient dès qu’il y avait un accident mortel car ils allaient voir les cadavres à la morgue.

Je ne crois pas qu’il y avait là quelque chose de vicieux ou même de morbide : leur obsession était la vie, et donc la mort.

On pourrait évoquer aussi Bubsy Burkeley, ivrogne triste et malheureux qui passait sa vie dans sa baignoire bouillante et qui ne sortait de là pour nous donner ses admirables chorégraphies musicales. Pour nous apporter du bonheur, martyrs de nos joies qui paient un prix trop lourd.

Mais je n’ai pas pu m’empêcher de revoir « Les Chasses du Comte Zaroff » de Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel avec Merian Cooper comme co-producteur : la bande de « King Kong » en somme. Nous sommes d’ailleurs dans les décors de « King Kong » avec l’actrice qui séduisait le roi Kong, Fray Wray, Joel McCrea dans l’un de ses premiers grands rôles et Leslie Banks, formidable, en fou furieux qui chasse le plus dangereux des gibiers.

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C’est un film magique tourné par un des metteurs en scène de « King Kong » justement, qui a été refait mille fois avec d’innombrables chasses à l’homme par d’autres hommes, mais jamais aussi bien à part peut-être l’incroyable et totalement barré « La Proie Nue » de Cornel Wilde, qui était aussi bien et où en plus on apprenait la cuisine cannibale.

C’est un film obligatoire si vous ne l’avez pas vu, un des plus beaux films du monde.

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