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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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Introduction, 4è partie

vendredi 17 avril 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

C’est ainsi qu’en ce moment, j’attends avec impatience la réédition, enfin, d’un des plus grands dessinateurs de bande dessinée du monde resté scandaleusement méconnu jusqu’à aujourd’hui et que nous sommes deux avec Philippe Druillet à admirer de manière démente.
Au moment où il va, enfin, être réédité,
il est anglais, il s’appelle Ron Turner.

Et comme le disait le plus grand poète français que je cite de mémoire et peut-être infidèlement,
« Victor Hugo hélas » comme le disait Gide, qui sur la fin de sa vie explicita cette remarque trop lapidaire, trop maline et qui par conséquent fit fortune :
« je viens vous apporter des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches,
et puis aussi mon cœur qui ne bat que pour vous ».

PS : Et puis non, je n’ai pas besoin de vous expliciter Gide puisqu’il le fait lui-même dans le formidable petit opuscule « Hugo, hélas » de André Gide aux éditions Fata Morgana, un excellent éditeur.

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FACE BOX de Bob Deum, suite

vendredi 17 avril 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Ce que je n’ai pas dit dans la préface, je ne pouvais pas le dire ne le sachant pas, c’est que j’ai d’abord été gêné en découvrant le livre terminé par l’accumulation de dessins sur certaines pages qui me semblaient parfois se nuire les uns aux autres et perdre ainsi en lisibilité ou en force, obligeant à regarder chaque image séparément. C’est mon opinion et je la partage, étant habitué aux mises en pages à l’américaine : de gros livres avec une image par page et où on avance au rythme du papier.

Mais mes filles qui ont onze ans (j’en ai deux), en ont fait un de leurs livres de chevet, justement parce qu’il faut fouiller pour trouver des merveilles et qu’on découvre chaque fois des choses qu’on n’avait pas vues lors de la lecture précédente.
C’est donc plutôt, ça tombe bien puisqu’il s’appelle « Face Box », un livre pour la génération internet où l’on sait aller chercher des images, les agrandir et les réduire, et je dirais même que j’aurais tendance à me tancer de la remarque précédente car je suis peut-être une victime de mon époque faisant de la diététique littéraire et graphique, en reprochant à un livre d’être trop riche,
ce qui est quand même un comble.

En tout cas et pour conclure, je dirais qu’il faudra quand même que le monde entier un jour se rende compte que même s’il y a des génies graphiques qui renouvellent le genre de l’illustration fantastique et de science fiction, comme Murata au Japon, certains chinois considérés encore comme amateurs mais qui sont plus professionnels que nombre de professionnels, quelques coréens et un retour des américains, le meilleur illustrateur actuel du genre et qui devrait être salué partout comme tel, et admiré, et sans cesse cité, recité et même, comble des honneurs, plagié, après Moebius bien sûr, est définitivement Beb Deum.

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FACE BOX de Beb Deum

jeudi 16 avril 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Le meilleur livre d’illustrations de l’année, tous pays confondus, s’appelle « Face Box », il est dû à Beb Deum.
Il est paru chez Delcourt.

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Et comme je ne vais pas redire ce que j’ai mieux dit ailleurs, je me contente de vous en restituer la préface dû à votre serviteur :

Nous sommes rentrés dans le troisième millénaire sans vraiment nous en apercevoir.
Hier encore (je suis né en 1947), nous pensions que l’an 2000 serait un moment magique, une bascule dans le futur.
Je me souviens d’un livre de Jacques Sadoul intitulé « Hier l’an 2000 » qui montrait les décors futuristes échevelés de l’année 2000 et au-delà, dessinés au XIXème siècle par Robida et quelques autres :
de belles vélocipédistes pédalant au dessus des buildings grâce à des ailerons ou à des ailes de libellules mécaniquement actionnées.

Il y eu ensuite notre « Métal hurlant » et ses dérivés (le film « Mad Max » qui a bien failli s’appeler « Métal Hurlant ») qui annonçaient un troisième millénaire catastrophe.
Dans « La possibilité d’une île », Michel Houellebecq le citait au passé comme journal prophétique qui avait su deviner le futur. Mais la fin du monde n’est pas encore arrivée, et côté Armageddon, rien pour l’instant à signaler.

Par contre, personne n’avait prévu dans sa totalité, à part le prophète et philosophe Marshall Mac Luhan, et à part Moebius, relayés par le film « Blade runner » (Ridley Scott était un grand fan), l’espèce de chaos mondialiste, le village global, le mélange des races et des cultures en un gigantesque patchwork où les pays ont perdu leur importance et où l’on peut dire que si la paix vient un jour, totale, ce sera plutôt, étrange paradoxe, grâce aux multinationales qui ne se posent pas de problèmes de racines.
Je ne dis pas que je le souhaite, mais c’est ainsi. Nous l’avions pressenti, et certains, comme Beb deum, l’avaient prévu. Ce que nous n’avions pas anticipé non plus, c’est que les moyens de communication, et par conséquent les moyens de communication artistique, allaient drastiquement changer, que les dessinateurs qui se seraient naturellement dirigés vers la bande dessinée il y a trente ans commenceraient leur carrière dans le jeu vidéo, et que certains illustrateurs choisiraient l’ordinateur et la palette graphique au lieu de la très ancienne palette du peintre.

Le premier dessinateur que cela concernait, puisqu’il n’arrivait pas à trouver ses marques en bandes dessinées, son univers graphique étant trop loin peut-être de ce qu’on attendait, même à cette époque d’avant-garde, fut Marc Caro qui heureusement se dirigea ensuite vers le cinéma.
John Howe, qui mettait tant de temps à faire ses planches (quatre pages livrées après un an d’attente), abandonna la bande dessinée pour devenir bien plus tard le concepteur graphique, pour Peter Jackson, du « Seigneur des anneaux ».
Il y eu Guillaume Aretos, que m’avait envoyé Gillon, et qui eu le temps de publier une planche dans Métal : un squelette de Mickey rejoignant Léonard de Vinci dans sa manière éblouissante. Lui aussi est parti ailleurs. Changeant de style, il a créé des personnages d’animation pour une série de films devenus célèbres : « Shrek ».

Et surtout, il y a donc eu Beb Deum.
Depuis que l’an 2000 est passé, on a envie de dire que la création commencera en 2020 avec des gens nés au tournant du millénaire. Tout cela évidemment ne correspond pas à la vérité. 2000 ! Le chiffre est magique. Mais tout comme le romantisme fut créé par des gens nés au XVIIIème siècle, les artistes de l’an 2000 sont nés, à l’exception de Moebius arrivé bien avant, presque tous dans le dernier tiers du XX ème siècle. C’est le cas de Beb Deum, né trop tôt dans un monde trop tard.
Beb Deum a, pour l’instant, délaissé la bande dessinée pour l’illustration. Il sature maintenant notre paysage visuel via la couverture de nombreux quotidiens, hebdomadaires ou mensuels, avec son monde fantaisiste et pourtant terriblement réaliste. Avant, il dessinait « à la main ». Mais le miracle, c’est qu’en passant à l’ordinateur, il a réussi à conserver non seulement son dessin, ses inventions de matières, de personnages et de décors. Mais mieux :
il les a rendu plus réelles, plus vivantes, plus palpables, plus humaines.
La machine est dans le prolongement de son esprit et de son bras. Il n’a pas l’air d’un cyborg et pourtant il en est un :
regardez ses images !

Vous allez donc voir des gens heureux, venus de tous pays, au regard un peu vitreux : des consommateurs robotisés.
Des voitures qui circulent à l’intérieur, peut-être, d’un système nerveux.
Des cerveaux qui ont pris l’aspect de l’écorce terrestre, symbolisant sans doute la surenchère d’informations qui nous parvient à chaque seconde quoique nous fassions.
Des bimbos de l’an 3000 :
mais est-ce que les bimbos n’ont pas toujours été visionnaires du troisième millénaire, dans leur envie d’apparence et de consommation ?
Des surhommes bêtes.
Des bureaucrates soudain éméchés.
Des enfants apeurés.
De nouveaux dandys rétros.
Des imbéciles heureux.
Des poulpes tatoués.
Le prisonnier d’un code-barres.
Des vieillards immortels.
Un loup dandy et un enfant musclor.
Des cadres castrés qui ne savent plus rien voir hors de l’écran de leur organiseur.
Des femmes de pouvoir encore pires que les hommes de pouvoir.
Le retour du disco.
Des robots trop humains.
Et mes deux préférés :
Un Spirou bien content de rencontrer Astroboy dans un monde où le premier est devenu héros de mangas et le second icône du monde entier.

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Et mon dessin préféré entre tous, une belle japonaise toute tatouée d’images traditionnelles de l’ère Meiji, mais aussi de petites héroïnes kawaï.

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Et si vous ne comprenez pas tout ce que je vous dis et, surtout, tout ce que Beb Deum vous montre, cela prouve simplement que vous avez un peu de retard :
que vous êtes restés sur le dernier millénaire.
Grace à Beb Deum, vous allez rentrer dans le nouveau.

Et demain je vous en dirai d'avantage.

Introduction, 3è partie

jeudi 16 avril 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

On parlera donc ici des fous littéraires qui ne savent pas toujours qu’ils le sont (fous), de bandes dessinées sans intérêt sauf pour moi et de chefs-d’œuvre connus de tous qui – arrêtons la langue de bois - mériteraient parfois d’être voués aux gémonies.
Ainsi je vous dirais un jour pourquoi je ne pense plus rien de bon de Wong Kar-wai dont les premiers films furent les meilleurs et demeurent pour moi un éblouissement, de même qu’Abel Ferrara qui nous donne des chefs-d’œuvre pratiquement sans interruption jusqu’au moment où la critique le découvrit, mais lui au moins nous a donné quelques œuvres importantes depuis, prouvant qu’il était toujours vivant une fois sur deux.
Je vous dirais aussi mais autant le dire ici déjà, pourquoi je préfère Julien Duvivier à Jean Renoir (opinion d’ailleurs que Renoir partageait).
Et tout le mal que je pense, moi qui suis souvent de mauvaise foi, de la mauvaise foi de François Truffaut critique, et de certains de ses films qui ont fini par ressembler aux gens qu’il avait démolis dans les « Cahiers du Cinéma ».
Son « dernier métro » étant pour moi une mauvaise « traversée de Paris », alors qu’il avait conchié Autant-Lara.
Et j’espère même vous faire partager ma haine des continuateurs d’Edgar P. Jacobs et mon désintérêt pour le maître Hergé, même si là-dessus j’oscille :
je déteste toujours Hergé bien sûr mais des amis que je respecte savent m’en parler si bien que j’ai parfois des doutes.

Et puis le temps a fait son œuvre :

Il y a des choses que j’ai ignorées en leur temps ou méprisées et que maintenant j’aime bien. C’est ainsi que j’ai complètement changé d’avis sur Crepax et qui a désormais pour moi une certaine séduction, dûe en partie à son style terriblement daté, ne devenant quand même pas l’égal de Peellaert mais ayant un point commun avec lui : il est le parfait reflet du jaillissement d’une époque déjà lointaine où tout changea soudainement et où les artistes n’hésitaient pas – c’est plus le cas de Peellaert que celui de Crepax – à se remettre constamment en question.

Je vous parlerais donc ici de tout ce qui, récemment, ou moins récemment d’ailleurs, m’a frappé :
il m’arrive de revisiter mes greniers et de redécouvrir des choses qui se sont bonifiées avec le temps et d’autres qui, hélas, en ont subi l’usure : ce sont les plus audacieux qui souvent ont perdu de leur charme car lesdites audaces ont été récupérées entre temps par d’autres.
Et puis j’ai empilé tant de cochonneries dans ma tête qui d’ailleurs m’encombrent que, parfois lucide, j’ai besoin de les expulser :
vous en serez les malheureux récipiendaires.

La suite, demain.

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Introduction, 2è partie

mercredi 15 avril 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

2°) Comme au temps du « Mange Livre » ou de « A tout berzingue » qui eurent plusieurs incarnations, j’ai aussi le besoin pathétique de partager avec le plus grand nombre, mes découvertes, même si je m’en veux un peu ou plutôt si j’en veux à toute ma génération qui, à force de vouloir faire reconnaître les arts et les genres mineurs, a fait qu’aujourd’hui ils sont considérés par certains comme faisant partie de la « culture », empaillement qui ne me dit rien de bon, surtout quand on transforme des joies interdites en pensums scolaires.

N’attendez donc rien de ces quelques lignes concernant mes lectures, les choses que j’ai vues au cinéma ou dans la vie ou les gens que j’ai croisés (je fais partie de la génération qui a grandit avec la Sélection du Reader’s Digest où je courais directement à la rubrique « L’homme le plus extraordinaire que j’ai rencontré »), ou plutôt attendez tout.
Car j’ai passé trop de temps en Chine - pour ne pas savoir que le tout et le rien ne sont que l’envers et l’avers de la même pièce et que c’est dans des choses minuscules, des aventures minuscules que j’ai découvert l’essentiel de ce qui me meut.

Demain, la suite de cette introduction confession.

"Flic à Hollywood" de Joseph Wambaugh

mardi 14 avril 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

(aux éditions Le Seuil policier)

C’est certainement un des livres vitaux de l’année écoulée.
En attaque, sur un bandeau fluo, il est dit par des gens aussi recevables que Michael Connelly, James Ellroy, Stephen King, George Pelecanos, etc… que « le maître est de retour ».
A la fin du livre, on apprend que c’est Ellroy justement qui a convaincu Wambaugh de revenir à son Los Angeles et à ses histoires de flics de Rampart qu’il a vécues d’abord comme policier puis racontées, dans les années 80 essentiellement.
Et avec tout le respect que je leur dois, je dirais que tous les écrivains précités, si on m’obligeait à choisir (une idée imbécile), entre les uns et les autres, tous ces écrivains que j’adore, je les donnerais tous, en échange de Joseph Wambaugh.
Cet écrivain majeur, édité puis réédité en poche et depuis oublié, a presque disparu des rayons. En France, on ne trouve plus au « Livre de poche » que l’admirable « Soleil noir » et le plus discutable « La mort et le survivant » où il perdait un peu ses marques. Il faut absolument le lire en totalité si il est un jour réédité ou le trouver d’occasion, c’est facile, en commençant par exemple par « Les nouveaux centurions » car à un moment précis, Joseph Wambaugh a été à lui tout seul le créateur et l’inventeur du polar moderne tel que nous le connaissons aujourd’hui.

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Introduction 1/4

mardi 14 avril 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Faisons comme à l'école mais juste avec une introduction, pas de développement et surtout pas de conclusion.

Je m'appelle Jean-Pierre Dionnet, et je reviens à mes premiers amours pour les raisons suivantes.

1°) Ma quasi incapacité pathologique et vaguement messianique à ne pas m'intéresser à ce qui n'intéresse personne.
Une forme d'esprit viciée qui m'a d'ailleurs joué bien des tours car il suffit qu'un domaine culturel jadis inexploré soit enfin reconnu (vous m'en voyez d'ailleurs ravi), pour que je m'en désintéresse aussi sec, préférant aller vers de nouveaux horizons, apprendre de nouvelles choses. Ce n'est pas que je brûle ce que j'ai adoré mais par exemple, grâce à « Néo », maison de distribution de DVD's française que j'aime beaucoup, j'ai revu récemment un certain nombre de « Giallos » que j'avais parfois passés dans le cadre de l'émission « Cinéma de Quartier » (pour nos amis américains, je dirais que c'est une programmation assez pointue consacrée au bis essentiellement et ce jusqu'à fin décembre 2007, pendant 18 ans durant, et que ma fierté fut d'apprendre un jour que Tarantino d'un côté, c'est lui qui me l'a dit, et Martin Scorsese de l'autre, se faisaient copier les cassettes, sachant que j'avais généralement les plus belles copies possibles et les plus parfaites possibles avec souvent des moments qui manquaient jusqu'à présent partout, comme la seconde fin de « Le grand silence » de Sergio Corbucci, d'un certain nombre de films que eux aussi cherchaient).
Je ne peux m'empêcher d'aller fouiller dans les poubelles de l'histoire et de l'histoire culturelle et maintenant que tout le monde aime l'admirable Pierre Loti où tout n'est pas admirable d'ailleurs, j'ai entamé sans conviction mais avec foi, l'intégrale de Paul Bourget que tout le monde a désormais oublié, dans l'espoir qu'il y avait là quelque chose de sauvable,  ce dont éventuellement nous reparlerons.
Je ne vous fais pas part de mes non-découvertes car il y a peut-être quelqu'un d'autre qui verra quelque chose là où je ne vois rien.

Demain, je vous dirais ma deuxième raison.

Métal Hurlant : le retour

vendredi 10 avril 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Il paraît que David Fincher a parmi ses innombrables projets un remake en animation du film « Heavy Metal » qui devint en France « Métal Hurlant : La machine à rêver », sous-titre que j’avais alors trouvé et dont je ne suis pas peu fier.

Si c’est le cas et si quelqu’un peut lui porter ma missive ou lui dire qu’on parle de lui sur internet – il est peut-être de ces égo surdimensionnés ou paranoïaques qui font sonner une alerte chaque fois que leur nom apparaît, comme Bernard-Henri Levy -, je lui dirais que si c’est bien le cas, il faudra qu’il radicalise son projet : car à l’époque, suite à un malentendu financier - nous voulions plus de sous et les américains voulaient nous en donner moins -, ceux-ci choisirent au lieu des créateurs d’origine trop chers pour eux, de faire des variations autour de leur univers graphique dûes à d’autres dessinateurs.

C’est ainsi que Juan Gimenez , si je me souviens bien, fut amené à faire du Moebius, très bien d’ailleurs, et le jour où avec Moebius justement nous vîmes le film, nous nous dîmes que c’était plutôt pas mal et que l’esprit de « Métal Hurlant » avait été conservé, même si les signatures avaient changées, à cause entre autre de la bande son extraordinairement inventive.

Depuis, avec les ados, pour qui cela continue d’être un film de référence (quel imbécile a dit que les films à sketchs ne marchait jamais, même si c’est vrai qu’ils ne marchent pas souvent), ledit film s’est bonifié.

Si Fincher y revient donc, il serait pas mal qu’il aille quand même demander quelque chose aux dessinateurs d’origine, toujours imités et jamais égalés, à Moebius, à Druillet, à Schuiten et Renard première époque et très différent de ce que Schuiten fait seul depuis et plus cinématographique à mon avis, et à Nicollet par exemple, impossible à animer hier mais très facile aujourd’hui grâce à l’évolution de la 3D.

Et à ce moment là, moi aussi, j’irais voir « Métal Hurlant : Le retour ».

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