×
L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

Liste des billets

traité de Faerie Suivi d’autres recueils fameux de Féérie et d’Elficologie de Ismaël Mérindol

vendredi 5 juin 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Présenté et adapté par Edouard Brasey
aux éditions Le Pré aux Clercs.

Ce livre fait partie de la série de livres épatants de Edouard Brasey que j’ai lus mais, phénomène nouveau, que mes filles de onze ans (une paire de jumelles) relisent tout le temps, que ce soit « l’Encyclopédie du Légendaire », « l’Encyclopédie des Elfes » ou surtout, car elles sont très « Charmed », le « Traité de Vampirologie » où j’ai juste regretté l’absence des vampires turcs, dont j’oublie le nom, qui se promènent en talons aiguilles et qui étaient évoqués dans un autre livre de vampirologie il y a bien longtemps.

Dans une préface stupéfiante, Edouard Brasey dit comment il est devenu elficologue, rappelant que c’est la science des elfes et du petit peuple : comme Pierre Dubois et d’autres il est tombé dans la marmite. Il cite abondamment ses sources en signalant qu’entre autres dans ses ouvrages « l’Encyclopédie du Merveilleux », « Le guide du chasseur de fées » et « Le guide du chasseur de fantômes », il avait emprunté nombre de citations à Maître Mérindol, l’auteur du « Traité de Faërie » qu’il reproduit ensuite intégralement, illustré de très jolies images venues d’un peu partout, de toutes les époques.
Il y a aussi des textes comme « Le Comte de Gabalis ou entretiens sur les sciences secrètes de l’abbé Montfaucon de Villars », « La République mystérieuse des elfes, faunes, fées et autres semblables de Robert Kirk », « Le Sylphe amoureux, Anonyme ».

Je regrette juste que certaines images ne soient pas attribuées à leur auteur (il y a quelques illustrateurs formidables, que je ne connaissais pas), dont une signée d’un mystérieux David H. sur lequel je vais essayer d’en savoir davantage et une autre qui me fait penser aux frères Doyle, soit à Charles Altamont, soit à Richard, soit même à James E., le plus mystérieux et celui sur lequel on sait le moins de choses.

J’espère qu’il sera réédité en citant les sources précisément de cette image, cela serait bien utile.

En attendant, comme je vois qu’il a participé à ladite iconographie, je demanderai quelques éclaircissements à Jean-Michel Nicollet.

 

 

Faerie_defaultbody
Commentaires (1)

Tous Ces Mots A Jamais Egarés (1ère partie)

mercredi 3 juin 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Vous remarquerez que dans ce blog, sciemment d’ailleurs, mais parfois simplement parce que je viens d’un autre temps, j’utilise des mots peu usités, vous obligeant peut-être à marcher jusqu’à votre dictionnaire.

Car chaque fois qu’un mot se perd, chaque fois qu’un mot disparaît, une idée précise disparaît qu’on ne pourra plus exprimer exactement autrement. Je me souviens d’une productrice de télé, dite intellectuelle, lors d’un très bref passage sur TF1 dans une émission de cinéma, qui m’avait dit que j’employais parfois des mots trop compliqués. Les gens n’ayant qu’un vocabulaire réduit, il fallait - même si nous en savions davantage - utiliser moins de mots. En gros, elle me demandait de réduire le vocabulaire des gens qui déjà en manquait, sans leur demander leur avis d’ailleurs.

J’ai pris l’habitude et je l’ai transmise à mes enfants, d’ouvrir le dictionnaire au hasard, comme quand j’étais petit et que mes parents me le faisaient faire, pour apprendre un mot que je ne connais pas.

D’autre part, la littérature actuelle est coupable puisqu’elle a choisi par démagogie et soi-disant pour créer un style vivant (j’appellerais plutôt ça un style mort surtout quand il est commun à plusieurs auteurs), un vocabulaire réduit ou ce trop fameux vocabulaire commun.

Et c’est désormais dans les ouvrages historiques, dans les grosses thèses poussiéreuses et dans les ouvrages théoriques où l'on est quand même forcé - si on fait son travail - d’utiliser le mot juste, que je trouve parfois des mots superbes, jamais utilisés.

Mais le peuple dont on veut le bien malgré lui, heureusement, continue à créer un langage vivant.

Il y a toujours dans certains cafés la culture gouailleuse issue des années 50, proche de Michel Audiard et de Maurice Tillieux, qui réinvente l’argot et il y a dans le nouvel argot des rappeurs - Ah ! le génie de NTM – des inventions verbales éblouissantes.
Car pour qu’une langue vive, il faut certes qu’elle conserve son passé mais aussi qu’elle invente son avenir et sa métamorphose (j’emmerde les académiciens français et les dictionnaires les plus huppés qui refusent certains anglicismes), mais j’en veux surtout à tous les dictionnaires révisionnistes, ce à quoi je viendrai demain.

Commentaires (1)

Lapin n°37, L'Association

mardi 2 juin 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

« Lapin » revient, il était temps, car c’est un bon baromètre.

Sache cher Jean-Christophe Menu, que je n’ai pas la collection complète de « Métal Hurlant » et que ça m’énerve puisque je n’ai pas certains numéros de la revue correspondant à l’époque où je l’avais quittée. Je regrette ces trois ou quatre numéros car, au travers de l’ensemble qui n’est pas une pile bien haute en vérité, j’ai une bonne vision de l’air du temps avec les grands numéros, ceux totalement foirés et ceux qui hésitaient entre deux chaises.

Un jour, quand tu auras mon âge avancé, tu seras bien content de relire ta collection de « Lapin ».

Ce numéro 37 est très bien, y compris ton édito (aie pitié de mes vieux yeux qui ont du mal à le décrypter).

Ma petite préférence va à « la petite chronique de la dédicace » de Simon Hureau consacré à Albert Weinberg qui me fit penser à une convention de San Diego (c’était l’an dernier ou il y a deux ans). A une petite table donnée gratuitement, il y avait Ramona Fradon, dessinatrice de « The Aquaman » dont je n’ai jamais rien eu à foutre mais aussi d’une bande dessinée sidérante et quasi surréaliste : « Metamorpho, the Element Man ».
J’ai eu un comportement imbécile, lui demandant si elle avait des planches de « Metamorpho » à vendre puisqu’elle vendait des dessins.

Elle m’a dit qu’elle n’en avait pas, elle m’a montré ce qui lui restait... Pas grand-chose.
Je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas engagé la conversation, je le regretterai toujours, car j’ai toujours autant d’admiration pour elle. Mais c’était tellement triste de la voir dans ce petit coin, toute seule, que je me suis enfui comme un lâche.

PS : Depuis, un marchand de bandes dessinées m’a dit qu’effectivement, elle avait vendu, pas cher, toutes ses couvertures de « Metamorpho » et qu’un ou deux marchands s’étaient précipités dessus. Je suis donc arrivé après la bataille car j’aurais bien aimé en acheter une : elle est un de mes dix derniers dessinateurs préférés de tous les temps et dès lors, sans doute, lui aurais-je parlé.
J’étais jetlagué, abruti par le bruit et les milliers de fans rôdants à la recherche de dédicaces mais peut-être aussi que plus le temps avance, plus je peux retomber en enfance face à des auteurs qui ont enchanté ma jeunesse, redevenant l’ado pataud paralysé par l’admiration, se comportant comme un rustre.

Lapin_defaultbody
Commentaires (1)

Butcher : La Légende de Victor Crowley (Hatchet) de Adam Green

lundi 1 juin 2009 par "Jean-Pierre Dionnet "

Heureusement qu’il reste toujours, en vidéo, des films ni faits ni à faire, c’est-à-dire clairement bricolés par des metteurs en scène qui y croient, pour des marchands de soupe qui pensent pouvoir en tirer un bénéfice.

C’est le cas du curieux « Butcher », déambulation entre la Nouvelle-Orléans et un bayou maudit où une espèce de « Elephant Man » qui fut martyrisé vit dans une cabane et renaît sans cesse, pour tuer les touristes égarés.
C’est plutôt bien fait même si ni fait ni à faire, avec cinq / six acteurs aussi convaincus qu’inodores et ça nous donne un curieux mélange qui fonctionne et ce surtout, magie de l’époque, parce que le film a été tourné à la Nouvelle-Orléans, dans ce qui était l’ancien quartier français.

« Butcher » de Adam Green, avec en guest star - signe définitif de série Z - Robert Englund qui cachetonne toujours, nous promène dans cette Nouvelle-Orléans qui n’existe plus, celle d’avant la catastrophe, celle que Bush n’a pas reconstruit et tout à coup le film prend une autre tournure infiniment nostalgique.

Butcher_defaultbody
Commentaires (1)