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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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Blood and Bone de Ben Ramsey

mercredi 10 mars 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

C’est le premier grand film de black exploitation de la nouvelle génération trop souvent référentielle « aux merveilleuses années 70 » :

un parfait mariage entre le monde du ghetto de « Sur Ecoute » et les films d’arts martiaux extrêmes.

Je vous ai déjà dit que c’était un chef-d’œuvre que vous pouviez le trouver en import.
C’est fini, vous pouvez le trouver en France désormais : il vient de sortir chez Seven 7, précipitez-vous.

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Message dans une bouteille (10)

mardi 9 mars 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Ca y est, je m’aperçois que vos commentaires ont pris vie et n’ont plus besoin d’être adossés à mes textes, vous m’en voyez ravi.

Je dirai juste à goodies75 qu’il n’est pas question, hélas pour moi, de nomenclaturer ma bibliothèque car ce serait le travail d’une vie et que je préfère inventer des histoires.

Et je remercie le reclus de son très joli texte sur Lovecraft qu’il dit embrouillé par ailleurs mais ce n’est pas le cas, qui me semble un beau manifeste sur la manière dont, c’est de Lovecraft qu’il s’agit, quand un oiseau vole on lui cherche des poux dans les plumes, n’empêche qu’il vole. Ceux qui liront le texte, comprendrons mieux ce que je veux dire. Ce long texte est le parfait complément de ce que j’ai dit.

Cher serial, j’avance avec Baldazzini et curieusement, au moment où vous lirez ces lignes, je serais sans doute avec lui.

Et oui, cher pierre.brrr, on ne soulignera jamais assez le travail d’édition extraordinaire de Bragelonne sur Howard.

Et surtout, vous avez été au moins cinq à me signaler, je ne m’en étais pas aperçu, que la nouvelle de Tennessee Williams était parue en Futuropolis dans la petite collection policière illustrée, ce que j’avais complètement zappé.

Enfin cher Flingobis, non je n’ai pas lu « Philotée O’Neddy ». Si tu trouves le livre un jour, dis-moi ce que ça vaut au sens propre comme au sens figuré

 

Après trop de space opérettes un retour au space opéra ! - 6ème partie

lundi 8 mars 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Il ne faut jamais oublier que la crise de 1929 fit surgir des joyaux absolus dans le monde de l’imaginaire, au cinéma surtout, avec tous les grands films de Universal, « Frankenstein » en tête, mais aussi dans la science fiction dite de « l’Age d’Or ».

Face à un avenir immédiat sombre, on inventait des surlendemains forcément exaltants, même si lointains, faisant rêver, faisant oublier la misère.

Je m’aperçois d’ailleurs, je fais encore ici un détour, que dans mon parcours un peu prédateur où j’allais chercher partout et dans tous les domaines (et à un moment au cinéma) ce qui se passait de plus intéressant,

écumant pays à pays, j’ai toujours surfé sur ces moments de crise : le Japon où venait d’éclater la bulle économique et qui se renouvela soudain au cinéma, voir Kitano ou Miyazaki, la Corée du Sud qui avait peur hier mais qui a encore peur aujourd’hui, d’une annexion possible par la Corée du Nord, la Thaïlande en pleine mutation, et encore et surtout, juste avant, Hong-Kong, où dès les années 70 le compte à rebours était commencé : les metteurs en scène que j’aimais, et que j’avais rencontrés débutants, savaient que bientôt ils seraient chinois, ils pensaient qu’ils ne pourraient pas continuer à réaliser avec la même liberté.

Ils se sont d’ailleurs trompés en partie mais cela a donné un cinéma magnifique.

Les crises étant donc idéales pour la création artistique, nous devrions avoir une belle embellie pour bientôt.

PS : Paru aux éditions Calmann Levy, « La louve et le Démon » est le second tome de la série « Arthor », après « Le Dragon et la Licorne » d’Alfred Angelo Attanasio, sous une couverture qui ferait vomir un rat et qui repoussera les gens qui cherchent des livres ambitieux, c’est Alain Brion pour une fois peu inspiré.

Cette série (on attend la suite), est pour l’instant magique.

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C’est le cycle d’Arthur donc, des milliards de fois adapté mais cette fois-ci à l’aune de la physique quantique et des variations infinies provoquées par les photons fantômes, provoquant d’innombrables possibles dans le multiverse.

A.A. Attanasio retrouve ici la magie de son chef-d’œuvre de science fiction « Radix ».

Sa description d’un univers de fées, de sorciers, créatures de lumière, de licorne et d’arbre monde, est d’une violence visuelle rare et en même temps suave : on dirait des statues en verre filées comme ce que faisait Venini à Venise dans les années 70, du technicolor pour daltoniens, de la peinture sur velours fluorescente.

C’est de la fantasy et en même temps cela fait penser aux grands space opéra flamboyants, tombeau du genre dans les années 70, que furent « Babel 17 » ou « Nova » de Samuel Delany.

PS 2 : Ca y est, j’ai compris de quoi parle « Elantris », mais aussi « Brasyl » de Ian McDonald que je viens de finir.

Du fait qu’il faut accepter, comme fait accompli, la fin du monde, que nous vivons au jour le jour, en voulant l’ignorer, sous peine de ne pas comprendre qu’ensuite peut-être un autre monde surgira.

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Après trop de space opérettes un retour au space opéra ! - 5ème partie

vendredi 5 mars 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

En fait, le retour du space opéra c’est le retour au grand récit mensonger et magnifique, aux romans historiques au XIXème siècle, que ce soit le libidineux Michelet, dans ses livres dits d’histoires qui étaient avant tout de belles histoires de passion et surtout de l’immense Alexandre Dumas qu’on a fini par croire davantage que l’histoire véritable.

Ce que déjà Dumas nous racontait, c’est que contrairement à tout ce qu’on nous dit désormais, il n’y a pas de destin des nations, il suffit de quelques individus quelque part, pour changer l’histoire à tout bout de champs. Nous ne sommes pas un grand troupeau : il suffit de quelques troublions pour que quelque chose soudain se passe.

Je vous ferais court par contre sur le livre lui-même, même si j’ai un faible pour la nouvelle de Kage Baker (une histoire d’imbécile heureux sur Mars, entre Sheckley et Bradbury), pour l’histoire de Tony Daniel (des Roméos et Juliettes dont les contacts sont rendus difficiles par un éco système particulier qui les sépare), pour Gregory Benford et son récit d’humour quantique, pour la belle histoire de Nancy Kress qui parle des convergences et des divergences entre l’art et la guerre.

Mais j’ai surtout aimé deux nouvelles, extraordinaires toutes les deux : une de Dan Simmons, auteur irrégulier mais immense quand il le veut bien, qui brode ici autour du  théâtre de Shakespeare et d’une réprésentation d’une de ses pièces, dans le futur, qui peut changer le destin de l’univers entier et où les comédiens doivent éviter un xénocide, si vous ne comprenez pas ce que je veux dire, c’est que vous n’avez pas lu « Ender » : regardez dans votre dictionnaire…

Dan Simmons fait accessoirement une des analyses les plus passionnantes que j’ai lues de Shakespeare et de ses incohérences qui sont justement ce qui le rend fascinant : il n’a pas de soucis de vraisemblance, préférant fouiller droit au cœur.

Mais plus encore que Dan Simmons, ce qui m’a ravi et touché c’est que l’auteur le plus novateur, le plus passionnant, le plus jeune en quelque sorte de tous ces écrivains du nouveau space opéra, est un grand ancien de la vague précédente, un peu comme dans les années 70 quand on avait rangé Heinlein dans les maîtres du passé, lorsqu’il nous donna tout d’un coup « En terre étrangère », devenant le gourou de toute une génération y compris, tant pis, de Charles Manson.

Ici, le maître ancien c’est Robert Silverberg, avec une fable qui pourrait être du Cordwainer Smith ou faire partie des 1001 nuits, et un de ces textes qu’on n’oublie pas une fois qu’on les a lus.

Je suis donc venu vous dire que malgré son titre, « N.S.O. » est  un formidable ouvrage qui donne beaucoup d’espoir dans le space opéra nouveau avec des gens que vous allez découvrir et que l’époque se prête diablement à une résurgence du genre, puisque nous sommes au milieu d’une crise.

 

La suite demain.

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Après trop de space opérettes un retour au space opéra ! - 4ème partie

jeudi 4 mars 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Pour faire le point donc, j’espère que vous n’avez pas manqué pas la magnifique anthologie publiée l’an dernier par Bragelonne qui s’appelait « N.S.O », ah ! cette espèce de règlementation démodée qui nous donna « T3 » pour « Terminator 3 » et qui en fait encore des petits, hélas. Heureusement, c’est sous-titré pour ceux qui n’auraient pas compris et dont je fais partie, volontairement, « Le Nouveau Space Opera »

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C’est Gardner Dozois et Jonathan Strahan qui s’y collent et ils font admirablement en préface le tour de ce retour du space opera qui, comme je l’ai dit auparavant, est souvent déguisé sous des couvertures et parfois une appellation fantasy, histoire d’attirer l’amateur de Hobbits et de Mary Gentle.

Le nouveau space opéra, je l’ai d’abord voué aux gémonies, dans les années 70, à cause surtout de « Star Wars », dont on savait qu’il allait provoquer une régression considérable dans l’imaginaire de la science fiction qui à ce moment là atteignait un apogée, je dirais que, passée la désertification écologique de la science fiction et surtout de la spéculative fiction du vide qui s’est créé est peut-être en train de sortir quelque chose.

Et que la confusion des genres désormais entre fantasy et science fiction ne me gêne plus du tout,

peut-être parce que j’ai été éclairé par le bel ouvrage de Jacques Baudou, puisque l’autre livre qui m’a exalté récemment et sur lequel je reviendrai une autre fois, est une série consacrée à « Merlin l’Enchanteur » dont je parle en PS.

 Dozois et Strahan font bien le tour du genre et rappellent la manière dont la renaissance se fit autour de « Ender » et de quelques autres auteurs, qu’ils comptabilisent.

Ils rappellent, en flash back, les premiers temps du genre, de Jack Williamson à Edmond Hamilton, les pères fondateurs, ils nous rappellent aussi la magnificence de Leigh Brackett et la génération suivante avec ses maîtres absolus :

Poul Anderson, Charles Harness et le plus grand, Alfred Bester.

L’époque flamboyante où l’on ne pouvait s’empêcher d’attendre tous les trois mois le nouveau volume du cycle des « Dorsai » de Gordon R. Dickson et où on se brûlait aux feux barriolés de Delany ou de Zelazny.

 Ils n’oublient pas de rappeler l’immensité de Cordwainer Smith, le plus grand peut-être, même si je ne considère plus Cordwainer Smith comme du space opéra mais comme un grand inventeur de mythologie de la fin du dernier millénaire, à l’égal de Mervyn Peake, avec son cycle de « l’instrumentalité », qui devrait bien un jour être réédité autrement que sous l’étiquette science fiction.

On y verrait que ce singulier personnage, inventeur dans une première vie, de la guerre psychologique, ennemi de Mao et compagnon de route de Tchang Kaï-Chek, fit sur le tard une des œuvres les plus importantes, tous genres confondus, de la littérature mondiale de la fin du siècle dernier.

 Les auteurs, pour reparler des années 70, n’oublient pas Iain Banks et son « Cycle de la culture », et plus tard de fortes personnalités comme Dan Simmons.

Et soudain, il apparaît comme évident qu’en fait ce retour du space opéra est fort différent de la naissance du genre où l’on songeait encore à la conquête de l’espace prochaine et où l’on croyait encore que nous n’étions pas seuls, désormais cela ne nous préoccupe plus semble-t-il.

La suite demain.

 

Après trop de space opérettes un retour au space opéra ! - 3ème partie

mercredi 3 mars 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Brandon Sanderson, l’auteur, est tout jeune, puisqu’il est né en 1975, c’est lui qui a fini  « La Roue du Temps » de Robert Jordan ce qui demandait quand même une certaine qualification, et il réussit ici ce qui pour moi est l’essentiel de la littérature populaire et que je ne retrouve plus désormais pratiquement que dans les séries télé : l’obligation pour vous de passer une nuit blanche, comme je l’ai fait avec la neuvième saison des « Experts à Los Angeles », car dès qu’on a fini le premier volume qui est bien gros, on ne peut pas s’empêcher d’ouvrir le deuxième et lorsqu’il est sept heures du matin, on est à la fois content d’avoir fini, et en même temps on sait la journée à venir foutue.

« Elantris » est publié par un nouvel éditeur, « Orbite », qui commence donc en beauté et qui vient contredire, il m’en voit ravi, tout ce que j’ai dit récemment sur la nécessité de l’impureté dans les genres littéraires.

C’est un space opéra pur et dur, au premier degré, traditionnel en somme mais qui ne pouvait s’écrire vraisemblablement qu’autour du troisième millénaire.

Et pour dévier, je serais toujours déviant, pas seulement dans mes textes, je n’y peux rien, c’est ma pensée qui est ainsi, je vous renvoie, pour faire le point sur le renouvellement depuis quelques années du space opéra qui pourrait bien déboucher, car la vie imite l’art, vers une nouvelle conquête de l’espace qui nous ferait un but à tous, idéaliste enfin. Car les gouvernements qui jettent l’argent par les fenêtres feraient mieux de le jeter dans des causes exaltantes, voire extravagantes, qui nous fédèreraient, comme la conquête de Mars.

On serait cocus mais contents.

La suite demain.

 

 

Après trop de space opérettes une retour au space opéra ! - 2ème partie

mardi 2 mars 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Le héros est un prince qui a tout pour lui, un prince charmant en quelque sorte, il s’appelle Raoden, et lorsqu’arrive, comme dans tout bon conte de fée, sa fiancée Sarène, avec qui il n’a pu communiquer que par images virtuelles – nous sommes aujourd’hui et l’électronique remplace le miroir magique – pour qu’il l’épouse, elle apprend sa mort.

Tant pis, je vais vous gâcher un peu l’histoire (je n’aime pas ça), mais quand vous lirez, vous verrez que je n’ai rien dévoilé vraiment,

Raoden n’est pas mort : il est devenu une de ces ombres frappées par la terrible maladie qui incapacite les dieux, ils gisent désormais dans la poussière, immortels, tandis que leurs corps s’abandonnent à la douleur et à la putréfaction car malédiction suprême, ils ne peuvent pas cesser de vivre.

Ils sont désormais parqués derrière les murailles d’Elantris qui fut « la cité magnifique » et qui n’est désormais qu’un ghetto effroyable où l’on peut entrer mais dont on ne doit pas sortir, comme le « New York 1997 » ou le « Los Angeles 2013 » de John Carpenter.

Evidemment, Raoden et Sarène vont finir par se retrouver.

Ce qui est important c’est que les méchants sont grandioses, très intelligents, très méchants, extrêmement sophistiqués : comme tous les grands méchants de la littérature et du cinéma, particulièrement les deux inquisiteurs principaux dont les agissements en apparence cohérents, vont provoquer un schisme considérable quand on découvrira leurs motifs véritables.

Il y a tout ce que je demande à du space opéra : du souffle, de l’épopée, des images grandioses, et pour certaines, nouvelles.

S’il manque quelque chose, c’est plutôt une question d’époque et de circonstances, puisque « Dune » était quelque part l’enfant de « Lawrence d’Arabie » et qu’il y avait les préoccupations d’alors, à la fois écologiques et nomades, qui nous ont instantanément frappées, et la prescience du destin compulsif de l’Afrique du Nord, idem pour « Ender », roman mormon comme son auteur, et histoire de l’initiation du jeune héros à la manière des « Désarrois de l’élève Toerless », qui lui aussi tombait pile.

C’était le moment du film « Jeux de Guerre », on pouvait penser désormais, voir les actualités, que les enfants guerriers bientôt ne seraient plus seulement les pauvres gamins du tiers monde à qui l’on confie une kalachnikov, mais que dans les combats virtuels, on chercherait les meilleurs combattants possibles et que ceux-là seraient des enfants.

On va voir ensemble, le succès aidant ou pas, si Brandon Sanderson correspond à l’ère du temps, répondant à des questions que nous ne nous étions pas posées à temps : nous le saurons plus tard.

La suite demain.

 

Après trop de space opérettes un retour au space opéra ! - 1ère partie

lundi 1 mars 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

Annoncé mensongèrement au dos de la couverture comme un chef-d’œuvre de la fantasy par rien moins que Orson Scott Card,  voici « Elantris » dont sont parus en même temps les deux volumes : excellente idée pour qu’on n’attende pas.

« Chute » et « Rédemption », sous des couvertures, il faut le souligner, extrêmement réussies et dignes des grands japonais actuels, dûes à Alain Brion qui a fait des progrès considérables. C’est un grand space opera au premier degré comme je n’en avais guère lu depuis « Dune » et, justement, « Ender » de Orson Scott Card.

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L’éditeur citant Orson Scott Card au dos de la couverture (je ne sais pas si sa traduction est bien littérale), a donc été amené à mentir ou alors c’est Card qui a menti, en disant que c’était un chef-d’œuvre de la fantasy, peut-être parce que c’est la fantasy qui se vend le mieux en ce moment, mais ces temps-ci les pauvres éditeurs doivent y perdre leur latin puisque le meilleur livre fantastique récent que j’ai lu était dans une collection de thriller, et qu’en littérature générale je me suis retrouvé avec un excellent bouquin de science fiction, « Nord-Absolu », sur lequel je reviendrai, et puis souvenez-vous de « Black Man », l’an dernier, annoncé comme un roman cyberpunk, qui était en fait un bon gros polar de black exploitation, charmant au demeurant, avec des gadgets : c’est cela qu’on pouvait qualifier de science fiction.

Attention, je ne vous dit pas que c’est du niveau de « Dune » ou de « Ender », d’abord parce que trop de livres paraissent désormais et qu’ils ne provoqueront forcément pas la même onde de choc que ces ouvrages un peu isolés, venus à un moment précis, si bien qu’on ne vit qu’eux.

« Elantris » risque, et ce serait dommage, de passer inaperçu, mais il pourrait changer de jeunes mentalités car le but du space opéra comme celui du grand roman d’aventures, c’est d’apporter des réponses aux questions qu’on se pose au moment le plus important de la vie : l’adolescence, l’âge où on a plein de questions et qu’on va cesser de se poser ensuite. On doit faire des choix, et les livres vous aident.

« Elantris », c’est l’histoire de dieux qui sont soudain apparus et qui déjà ne sont plus.

Ils ont perdu leur pouvoir d’un coup et sont menacés, ainsi que le reste de l’humanité désormais, par des espèces d’inquisiteurs fous qui ont décidé de convertir par le fer et par le feu tous les empires moribonds.

Et comme les nouveaux dieux n’ont pas tenus longtemps, ils reviennent à des dieux plus anciens.

La suite demain.