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Naissance du tigre

Le Blog des Humanos

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Des infos sur l'actualité des Humanoïdes Associés.

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1976 Les années Métal !

jeudi 27 janvier 2011

1976, parution de Gwendoline de John Willie. 4 albums BD au catalogue. Margerin commence être publié au mois de mars, Métal passe bimestriel et moebius démarre ce qui deviendra Major Fatal. En mais, les Humano déménagent au 41, rue de Lancry. 1976 c'est aussi l'arrivée de Philippe Manœuvre et surtout la parution d'un chef d'œuvre de Moebius: Arzach.

Et dans les autres médias, que c'est–il passé ?

En 76 Les dents de la mer remportait 3 oscars:

Vous aimez la plage ?

Vous aimez la baignade ?

Vous aimez les bains de minuit ?

Alors, un conseil : n'allez pas voir ce film ! Vous risqueriez bien de ne plus pouvoir mettre un orteil dans la mer !

La faute à ce jeune réalisateur, Steven Spielberg, qui n'a que 28 ans mais déjà un sacré sens de réalisation grâce auquel il vient de réussir son coup : Les dents de la mer vous fait ressurgir les peurs primaires (être dévoré) dans le conscient.

Tout se passe un été dans la petite ville balnéaire de Amity où un requin rode le long des plages. Le Chef Brody, débarquant de New-York pour être tout fraîchement nommé chef de la police locale, décide de prendre les mesures nécessaires, c'est-à-dire fermer les plages, mais le maire de la ville s'oppose à cette mauvaise publicité. S'engage donc un combat entre les deux hommes avant que le requin ne revienne un jour d'affluence…

Les Dents de la mer remporta trois Oscars en 1976 : celui du meilleur montage, de la meilleure musique et du meilleur son.

En trois mois d'exploitation, Les Dents de la mer totalisa plus de 67 millions d'entrées aux Etats-Unis, 470 dans le monde entier et détrôna ainsi Le Parrain à la tête des plus gros succès cinématographiques. Il resta à cette place jusqu'en 1977.

Wonder Woman la série :

En 1940, William Moulton Marston crée pour DC Comics une héroïne aux supers-pouvoirs pour apporter une touche féminine dans ce monde jusqu'alors réservé aux hommes (Superman, Batman etc.). Wonder Woman est née ! Sous le pseudonyme de Charles Moulton, il donne vie à son héroïne et pose les fondations du personnage. La belle Amazone apparaît pour la première fois en décembre 1941 dans un magazine sous le crayon de H.G. Peter. Quelques mois plus tard, elle obtient son propre comics à son nom.

Produite de 1976 à 1979 (et diffusée en France à partir de 1977 sur Antenne 2 le dimanche après-midi), cette série au ton plutôt parodique est adaptée d'une bande-dessinée créée à des fins patriotiques et anti-nazies dans les années 1940. Après avoir combattu les nazis pendant une saison sur ABC, Wonder Woman combattra sur CBS d'autres méchants (et créatures variées) dans "les nouvelles aventures de Wonder Woman", se déroulant 30 ans plus tard (Steve Trevor, toujours joué par le même acteur, est alors le fils du Steve Trevor d'origine).

Pour le plaisir des yeux:

Musique :

En 76 sortie de Bohemian rapsody de Queen :

Queen, c'est déjà ça! 4 musiciens et compositeur hors normes. Les coups de gueules étaient légendaires entres les artistes en studio. Ce qui explique sans doute le nombre d'albums sortis en solo par les différents membres. Mais au final, chaque album essayait de contenir un nombre équitable de titre de chacun et les 4 étaient de grands amis, qui, sur scène faisaient de véritable merveilles.

Passons aux chansons maintenant. Queen possède plus de tubes, que certains artistes ne possèdent de chansons. De tous styles confondus, d'univers musicaux différents, les tubes de Queen sont quasi éternels.

Ils savaient à la fois faire des tubes d'époques, pop ou rock and roll et à la fois surprendre tout le monde avec des chansons plus avant-gardistes ou complètement déjantés comme Bohemian Rhapsody.

Bohemian Rhapsody est une chanson écrite par Freddie Mercury, enregistrée par le groupe Queen pour l'album A Night at the Opera, sorti en 1975. La chanson, qui adopte le style opéra rock, repose sur une structure assez inhabituelle pour un titre de musique rock : découpée en six parties, elle est dépourvue de refrain et comporte des arrangements tantôt a cappella, tantôt hard rock.

D'une façon générale, le titre évoque une chanson au format hors norme (la rhapsodie) traitant de quelqu'un qui ne se plie pas aux règles de la société (le Bohémien).

Le clip du morceau est dirigé par Bruce Gowers, qui met en image les idées du groupe. Cette vidéo est particulièrement destinée à promouvoir les tournées du groupe et à leur permettre de faire une apparition dans l'émission Top of the Pops. Tourné en un peu plus de quatre heures sur le plateau de répétition du groupe à l'aide du camion de tournage d'un des managers du groupe, il coûte 4 500 £ à produire.

En 1977, seulement 1 an après sa sortie, Bohemian Rhapsody est élue « meilleur single des 25 dernières années » par le BPI.


Littérature :

En 76, décès d'Agatha Christie :

Agatha Christie, la célèbre romancière britannique, nous a quittés à l'âge de 85 ans. C'est à la suite d'un pari avec sa soeur qu'elle a fait publier son premier livre en 1920: "La mystérieuse affaire Styles" et qu'Hercule Poirot est né. Dix ans plus tard, c'est Miss Marple qui cherchera à résoudre ces énigmes. Elle mènera d'ailleurs l'enquête dans le dernier livre "Spleeding Murder" qu'Agatha Christie n'aura pas eu le temps devoir publier... Agatha Christie a publié plus de 80 romans, pièces de théâtre et recueils de nouvelles traduits dans le monde entier.

Agatha Christie est l'un des écrivains les plus connus au monde, seul William Shakespeare la dépasse en nombre de vente. Elle a ainsi vendu plus d'un milliard d'exemplaires en anglais, ainsi qu'un milliard pour les 45 autres langues dans lesquelles ils ont été traduits (chiffres de 2003). En particulier en France, elle détient le record avec plus de 40 millions de livres vendus, dépassant de loin les 22 millions d'exemplaires d'Émile Zola.

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Janvier 1975: premier numéro de Métal Hurlant !

mardi 18 janvier 2011

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Janvier 1975, un petit groupe de jeunes formé de Druillet, Dionnet, Moebius et Farkas décide de fonder un magazine d'un nouveau style qui mêlerait cinéma de genre, musique rock et surtout bande dessiné. C'est à la suite de cela qu'ils décident de le publier sous le nom des Humanoïdes associés.

De toutes les revues de BD nées dans l'après-68 (Charlie, L'Écho des savanes, Fluide glacial...), Métal Hurlant fut indéniablement la plus créative, la plus intéressante... la plus excitante... et sut rassembler au sommet de sa gloire jusqu'à cent mille lecteurs, créant de toutes pièces une « Génération Métal ».

Nous savons tous ce que représente aujourd'hui ce magazine mythique des années 70. Mais alors que la révolution Humano naissait au sein de la bande dessinée, qu'en était-il pour la musique, le cinéma et la télévision.


Janvier 1975 devant votre poste de télévision :

L'Ortf se divisait en trois grandes chaîne de télévision que seront TF1, Antenne 2 et FR3 ( qui signifie au passage France région 3). Alors que le genre des séries américaine diffusé en France se réduisait aux westerns ( mystères de l'ouest), aux série policières (Starsky et Hutch), ou aux comédies, une série mythique apparaît sur les écrans d'antenne 2 au titre assez flou : L'homme qui valait trois milliards ( pour les québéquois : l'homme qui valait six millions) et pour les plus jeunes d'entre vous je fais la conversion en euro, ce qui me donne l'homme qui valait 4 573 470,571€.

Cette série où l'on voit le magistral Steve Austin courir plus vite que personne avec ses jambes bionic est un « chef d'œuvre ».

Au cas où vous auriez raté cette série, sachez que ce n'est pas une grosse perte, si ce n'est que de voir le seul « acteur français » a avoir percé dans une série américaine : André le géant, célèbre catcheur des années 70.

Je vous livre avec émotion le générique de début ainsi que son synopsis :

Gravement blessé dans un crash, l'astronaute Steve Austin est "reconstruit" avec des membres bioniques, ce qui lui procure une force immense, une vue perçante, et une rapidité hors norme ! Il travaille dorénavant pour l'agence gouvernementale OSI (Office of Scientific Intelligence), les aidant à résoudre toutes sortes d'affaires...


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envoyé par calvin62. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.


Janvier 1975 Dans votre poste de radio :

Dans ton poste de radio en 1975 c'est aussi la révolution : un Néerlandais prend le contrôle de la tête des charts, et il chante en français. Vous l'avez sans doute deviné, puisqu'il s'agit effectivement de Dave avec sa chanson « Vanina ». Il l'interprètera notamment en espagnol sous le nom de « Vanesa » et en allemand sous le doux titre « Mein Mädchen Monika ».

Comme les images parlent d'elles-mêmes de la qualité de ce chef d'œuvre, je vous livre sans plus attendre le clip de l'artiste. Vous pourrez remarquer l'effort qu'à fait le décorateur en plaçant des boules orange un peut partout. Si quelqu'un arrive à interpréter le pourquoi du comment qu'il poste en commentaire.

1975 dans vos cinémas : Monty Python Sacrée Graal :


Comment passer à côté de ce chef d'œuvre qui contrairement à Dave vaut lui le coup d'œil. C'est à travers ce film que j'ai découvert le génie évident de ce groupe de comiques plus British les uns que les autres. Si ce film apparaît comme une suite de gags, chacun ces derniers est maîtrisé à la perfection et produit son effet sur le public. L'affiche à l'accroche ironique donne directement le ton du film : « Le film qui fait passer Ben-Hur pour une publicité. »

C'est avec plaisir que je vous fais partager le combat épique du chevalier noir ainsi que le synopsis du film :

Le roi Arthur et les Chevaliers de la Table Ronde se lancent à la conquête du Graal, chevauchant de fantômatiques montures dans un bruitage de noix de coco cognées. La petite troupe va devoir passer mille épreuves, dont un chevalier à trois têtes, des jouvencelles en chaleur, voire même un terrible lapin tueur.

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Les années métal... et Ah!nana

lundi 18 octobre 2010

Il y a quelque temps de cela Jerry Frissen, sur son blog, nous ressortait de vieilles couvertures de Métal Hurlant en écrivant : « Ça me parait toujours aussi irréel de penser que c’était ça qu’on trouvait en librairie. » ou encore, un peu plus tôt, « Je ne sais pas trop qui décidait de ce qu’on mettait en couverture –Dionnet sans doute– mais, putain, il en avait dans le pantalon. Dans le genre “coup de poing dans la gueule”, on a rarement fait mieux. » Pour ma part, récemment, en faisant le tour des archives des Humanos, je suis tombé sur ça.

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AH! NANA numéro neuf spécial inceste… ça tue non ? Vous imaginez vous, aujourd’hui, rencontrer une telle couverture au kiosque du coin ? Non vraiment pas, on est d’accord. Allez juste par ce que c’est vous, je vous laisse un petit morceau de ce que j’ai trouvé dedans.

« L’inceste lucide :

Mon salaud ! Seize ans que je te nourris, que je te lave, que je te repasse, que je m’emmerde avec ton école, que je me coltine tes profs ! Que je me prive pour tes caprices, que je te paye tes samedis soirs ! Seize ans que tu encombres l’appartement, qu’on se ratatine, ton père et moi dans une pièce obscure pour te donner la meilleure chambre ! Et maintenant que tu commences à avoir une gueule intéressante et le reste assorti, tu voudrais que je te reluque pas sous la douche ? » (page21)

Voila, l’ensemble du contenu est à cette image. Jerry a raison, sacrée époque quand même…

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In G33K we trust !

lundi 11 octobre 2010

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Je m’excuse d'avance pour l’aspect anti-actualité que revêt ce post…

Chez les Humanos, il existe une antre, une crypte obscure ou un archiviste difforme vêtue d’une robe de bure et éclairé à la chandelle conserve et consigne l’ensemble de l’histoire des Humanoïdes Associés et ce depuis 1974. C’est là que se trouve la mémoire des Humanos. C’est aussi là que chaque livre, chaque objet est consigné comme témoignage du passé. Parfois, là bas, on trouve des objets improbables… Attention ! Je me dois de coller la mention "explicit G33k lyrics canal historique", pour les plus jeunes des lecteurs, les mots qui vont suivre pourraient être aussi limpides qu’une ligne d’ HTML l’est pour votre grand-mère !

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Métal Hurlant Clash, semble avoir été un jeu pour Amstrad 464, 664 et 6128. A ces mots, j’imagine déjà les regards dubitatifs des moins de trente ans qui lisent ces lignes. Pour ceux qui ne la connaissent pas, je vais décrire la bête !

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Fermez les yeux, imaginez-vous en 1985… L’Amstrad CPC 6128 est un petit bijou de technologie qui a la lourde tâche de remplacer son ancêtre, l’Amstrad CPC 464. Ces caractéristiques techniques sont tout simplement étourdissantes, pensez donc, la bête est tout de même dotée d’un processeur de 4 MHz et d’une mémoire vive de… (Accrochez-vous s’il vous plait, on ne rigole plus là…) 128 ko. Doté d’un lecteur de disquette trois pouces d’une capacité de 170ko, ce nouvel appareil permet de charger les jeux bien plus rapidement que sur l’ancien model à cassettes (sur cassette audio oui !). Après recherche sur le net, j’ai appris récemment que CPC signifiait alors, "Color Personal Computer" (pourtant certains écrans étaient monochromes…) Ok ! Ça, c’est fait ! Vous pouvez rouvrir les yeux maintenant…

Revenons-en à notre mouton du jour. Métal Hurlant Clash a donc été un jeu pour Amstrad 6128. J’aurais bien aimé pouvoir en dire plus, seulement, moi, j’étais plutôt Commodore 64 et Amiga 500 à l’époque et de nos jours, trouver un 6128 en état de marche pour tester le jeu, dans l’hypothèse ou la bande de celui-ci fonctionnerait toujours, ça va être sportif... La seule chose que je puisse dire, c’est qu’il s’agit d’une espèce de Jeu de rôle au scénario super original, plongeant le joueur dans une course poursuite dans le but de le disculper d’un crime qui lui est injustement imputé. Pour ce qui est des graphismes, je vous laisse juger par vous-même mais je pense que les concepteurs on fait leur possible pour utiliser les 160x200 pixels dont ils disposaient alors pour réaliser le jeu.

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Voila, je ne sais pas du tout ce que le logo Métal Hurlant fait sur ce jeu je suis même allé jusqu'à demander à l’une des mémoires les plus complètes en matière de Métal Hurlant, Jean-Pierre Dionnet, qui semblait à peu près aussi surpris et renseigné que moi. Alors, si un grand ancien passe par ici et veux bien nous éclairer de ses lumières…

Un dernier mot avant de partir, si l’un d’entre vous possède un CPC 6128 en état de marche, qu’il se dénonce !

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Métal Hurlant : la série (4/4)

vendredi 17 septembre 2010

Les Histoires de la saison 1.

Progressivement, ce qui pouvait passer pour un rêve intouchable, un trip de fan un peu barré, semble devenir réalité. Les hommes de WE prod auraient donc pour idée de faire une série au long cours, de nombreux épisodes regroupés en saisons, à l’américaine quoi ! Deux épisodes sont déjà tournés, Red Light et Cold Hard Fact. On en a tous vu les photos et le teaser déjà rendus publiques. Avec tout ça, cette ambition, ce projet qui semblerait n’être possible qu’aux Etats-Unis et qui pourtant prend vie ici, en Europe. Avec le buzz que cela commence à créer et surtout, peut-être, en arrivant aujourd’hui, à l’heure où le Geek est roi, Le Métal Hurlant fait parler de lui, il intrigue.

Les deux épisodes déjà tournés sont bien connus de la plupart des lecteurs de la seconde vie de Métal Hurlant. Petit tour d’horizon de ce que cette série pourrait nous réserver.

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Episode 1 :

Cold hard fact : R.A. Jones ; Dessin : Matt Cossin Prologue d’Alexandro Jodorowsky.

« Année 2312, la Terre a maintenant une population de 57 Milliards d’habitants. Alors que le Métal Hurlant traverse le ciel de Los Angeles, le destin d’un homme du passé va changer....

Sur un ancien site cryogénique des scientifiques découvrent un corps encore en vie. Le vieil homme bien que facilement réanimé est amnésique et ne semble qu’être à même de faire des petits dessins dans sa chambre. Deux cadres vont alors devoir déterminer l’avenir de cet homme, dans ce monde où l’utilité prime sur le droit de vivre, même le dessin d’un visionnaire pourrait sembler bien inutile... »

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Episode 2 :

Ce sera également de la S.F. Il s’intitule Red Light et a été publié pour la première fois dans le numéro 135 de Métal Hurlant. En BD, l’épisode est scénarisé par Geoff Johns et dessinée par Christian Gossett et Snakebite.

« En 2152, la colonisation des planètes est à son apogée. Dans une prison de haute technologie où les indigènes subissent les tortures de créatures extraterrestres, un prisonnier tente de s’enfuir pour espérer revoir une dernière fois la lumière du jour. Mais en approchant du but il va découvrir le vrai visage de ses tortionnaires. »

La saison un, si elle devait aboutir, serait donc, comme je l'ai dit la semaine dernière, composée de 6 épisodes. Si pour l’instant rien n’est encore signé, de son coté, Guillaume Lubrano a déjà une petite idée de ce qu’il aimerait pouvoir tourner. L’objectif de cette première saison, serait de montrer et de faire comprendre aux spectateurs ce qu’est le concept Métal Hurlant. En utilisant un panel d’histoires à la complexité et à l’ambition montant progressivement au cours des épisodes. Ainsi deux histoires provenant de la première vie du Métal et dix histoires provenant de sa résurrection ont déjà les faveurs de WE prod. Aux cotés de Cold Hard Fact et de Red Light Guillaume Lubrano verrait bien cette saison s’enrichir de Master of destiny publié dans le numéro 143, King’s crown provenant du numéro 142, Eucharist sun (n°136), L’endomorphe (n°136), Second Chance (n°138), 3 on a match (n°139), Le serment d’aïna (n°146), Le second fils (n°146). Aussi, une histoire de Corben pourrait également se trouver sur la liste des six épisodes qui constitueront cette première saison. Nul doute qu’avec un tel programme, ce Métal Hurlant devrait réussir à trouver son public. Il faut bien avouer que ces derniers temps, la culture G33K règne sans partage sur notre monde et que là, on est en plein dedans.

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Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Evidemment, je continuerai à suivre le projet de près et dès que des informations intéressantes nous parviennent, je vous tiens au courant. En attendant, il ne nous reste plus qu’à prier le Métal

Ah, si, dernière petite chose, A chaque fois qu’un film ou une série de super héros se tourne aux USA ils font intervenir un Stan Lee, qui boit une limonade, conduit un bus ou encore, se fait refouler au mariage des FF. Je rêve de voir un Dionnet en innocente victime, un Moebius qui passe dans le décor, ou un Druillet en conducteur de taxi dans la série live Métal Hurlant...Je dis ça, je dis rien... c'est juste une parole de fan...

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Métal Hurlant : la série (3/4)

mercredi 15 septembre 2010

Le concept de la série

Une chose est claire, Métal Hurlant est un puit sans fond d’histoires fantastiques et pas uniquement tournées vers la Science Fiction. De tout temps, les histoires publiées ont puisé leur inspiration aux confins des imaginaires, parcourant les mondes, nous faisant voyager et changer d’univers aussi facilement qu’on le ferait en tournant les pages du catalogue d’un éditeur de jeux de rôles : univers de Science-fiction, Médiévaux Fantastiques, d’Horreurs, Uchroniques et je ne sais quelle autre monde parallèle. Il n’y a jamais eu pour frontière au Métal, que celle de l’imaginaire de ses créateurs. WE prod devrait donc pouvoir trouver dans ses pages de quoi satisfaire sa faim en matière de scénarios et de story-board.

Pour ce qui est de la série en elle-même, le concept semble assez proche de ce qu’on a pu connaître par le passé avec la série les contes de la crypte. Vous vous souvenez ? Cette série où une espèce de zombie cynique nous présentait de petites histoires qui avaient pour habitudes de finir mal. La série semble prévue en anthologies de un à deux épisodes selon leur durée. Chacun d’entre eux devrait tenir dans un format de 26 minutes. Le Métal Hurlant, résidu d’une planète morte, statue déifiée par la civilisation Humghars (C.F Métal Hurlant 134) condamnée à errer dans le cosmos sera de la partie. Médiateur, présentateur des épisodes, dieu pathétique tombé en disgrâce, sombre témoin des histoires qu’il contemple, le Métal sera bien évidemment le personnage récurrent de la série.

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La saison un devrait être constituée de six épisodes. Afin de tenter de séduire les décideurs et les publics étrangers, anglo-saxons en tête, WE Prod a pris le parti de tourner chacun des épisodes non seulement en français, mais aussi en anglais. Peut-être aussi un moyen de parvenir au bout du chemin en contournant, le cas échéant, la frilosité des décideurs hexagonaux. Car pour l’instant, tout cela n’est qu’un projet. Les deux premières histoires qui ont dores et déjà été tournées et rassemblées en un épisode pilote sont là pour servir de tête de gondole et attirer les financements. Sans financement, pas de Métal Hurlant et franchement, pour avoir vu un épisode, ce serait dommage de s’en priver.

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Métal Hurlant : la série (2/4)

jeudi 9 septembre 2010

WE Prod.

Vous vous souvenez peut-être, il y a quelques semaines, j’ai publié sur le blog des Humanoïdes Associés, un teaser, le premier teaser de la série télé Métal Hurlant. A ce moment là je m’étais engagé à une chose, celle de revenir vers vous, bientôt, avec plus d’infos, des images et si possible, un extrait supplémentaire et inédit. Mission accomplie, comme convenu, j’ai envoyé des mails, décroché mon téléphone et je vous assure, ça n’a pas été chose aisée. Là-bas, il sont over-booké et ça a été très difficile d’en attacher un sur sa chaise cinq minutes pour lui tirer les vers du nez. C’est quoi « là-bas » ? Je pourrais répondre assez prosaïquement, chez "les grands malades évidemment", chez ceux qui ont décidé de s’attaquer à ce qui se fait de plus culte dans le domaine de la BD de S.-F. pour en faire une série télé. Ça paraît dingue dit comme ça, pourtant, l’idée fait son chemin et le projet, petit à petit, commence à prendre forme. Des articles dans la presse, des photos sur le net, une vidéo qui traine par-ci par-là. Métal Hurlant, la série télé, est en bonne voie et fait parler d’elle. Aussi, avec le buzz qui commence à monter, une question devient récurrente : et si, des petits français parvenaient à percer dans ce domaine où les productions américaines, définissent la norme depuis si longtemps ?

Le projet est piloté par Guillaume Lubrano. En fouinant un peu, j’ai trouvé que notre homme se serait distingué, voila de ça quelques années, par l’adaptation en court métrage du jeu vidéo Counter strike Ce n’est pas tout. En cherchant sur le net, en épluchant des magazines et des communiqués de presse, j’ai aussi découvert qu'il s'agissait d'un passionné, ce genre de gars tombé dans un chaudron de S.-F. alors qu’il était tout petit. Depuis, il serait resté perché. Ayant découvert le Métal Hurlant par l’entremise d’un grand frère, il n’aurait pas ré-atterri après la (re)naissance du magazine en 2002. WE prod, la boîte qui s’occupe du projet, est née de la volonté de son créateur de faire de la production de genre, en France, territoire pourtant peu propice à ce type de réalisation. Après avoir bossé pour la petite chaîne qui monte, c’est en 2002 que Guillaume franchit enfin le pas et crée sa propre boîte de production. Désireux de connaître la ligne complète de création et de diffusion des contenus il se lance d’abord dans la distribution. Si son objectif final est déjà de faire de la création, ce passage par la distribution lui permet alors de mieux cerner l’état du marché français et des attentes des publics. Aujourd’hui, WE prod passe à l’étape suivante, la production. Conscient qu’en France présenter un projet de série S.F sans avoir de contenus finis à montrer est mission impossible, il décide de se lancer dans la réalisation des deux premiers épisodes de la série.

A suivre...

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Métal Hurlant la série live (1/4)

lundi 6 septembre 2010

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« Le 19 décembre 1974, à quatre heures du matin heure locale ; aux limites de Livry Gargan et de la forêt de Clichy ; enfin réunis… Philippe Druillet, l’enlumineur paranoïaque, Moebius alias Gir, alias Giraud, alias « le dessinateur aux mille faces », Jean-Pierre Dionnet dit grat grat, votre serviteur… et Bernard Farkas, venu mettre un peu d’ordre dans nos projets grandioses et un peu d’âmes dans nos comptes ; décidèrent simultanément et à l’unanimité, de ne plus répondre désormais, qu’au seul nom collectif de :

Les Humanoïdes Associés. »

Parmi les résolutions adoptées ce soir là, l’une d’entre elles ; je devrais plutôt dire toutes, mais ici, nous sommes concentré sur l’une d’entre elles en particulier. Donc ; parmi les résolutions adoptées ce soir là, l’une d’entre elle allait révolutionner la bande dessinée. Cette résolution est celle « de sortir tous les trois mois un magazine de science-fiction en bandes dessinées où ils étaleraient complaisamment leurs fantasmes putrides : celui-là même » au sujet duquel nous sommes encore une fois rassemblé 36 ans plus tard…

Métal Hurlant.

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Je ne sais pas pour vous, mais moi je n’étais pas né ce soir de 1974. Je n’étais pas né et pourtant, ce nom, c’est deux mots collés l’un derrière l’autre me donnent, à chaque fois que je les entends prononcés, l’impression d’entendre parler d’une légende comparable à l'Enéide ou l'Odyssée. Petit rappel pour ceux qui débarquent, Métal Hurlant est un magazine français de bande dessinée édité par les Humanoïdes Associés. Principalement axé sur la Science Fiction il a débuté son histoire en 1975. Deux ans plus tard, sa version américaine, Heavy Metal, voie le jour. Le premier cycle du Métal Hurlant dura de 1975 jusqu'à 1987. Un second cycle débuta en 2002 pour s’éteindre en 2006. Les plus grands noms de la BD sont passés dans ses pages. En plus des noms cités dans les premières lignes, on retrouve aussi des signatures tels que Gal, Jodorowsky, Tardi, Philippe Manœuvre, Caza, Bilal, Frissen, Charest et j’en passe. Deux adaptations en longs métrages d’animation, produits aux Etats-Unis verront également le jour, le premier en 1981 (classe !) et le second en 1999 (...). Et puis… et puis, plus rien, le black out, la fin, la mort.

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Aujourd’hui, le Métal est mort. Oui il fallait bien que ça arrive, il paraît que rien n’est éternel. Le Métal est mort et bien mort ; pourtant, il est une chose que le Métal fait encore mieux de mourrir (avec deux « r » m’sieur Frissen) c’est naître. Le Métal est né en 1975, le métal est né en 2002 et le métal naît une nouvelle fois en ce moment, en 2010. Le match n’est pas terminé, mais à ce jeu où la mort ne pourra que difficilement esperer faire mieux qu’un match nul, le score de 3 – 2 tourne clairement à l’avantage des vies de Métal. En fait, non, contrairement à ce que je disais en début paragraphe, Métal Hurlant est toujours vivant, partout, autour de vous, dans le papier des vieux numéros, dans le cœur des fans et bientôt grâce à ces fans, espérons-le, dans nos télévisions.

La suite jeudi...

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