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L'Ange du Bizarre - le blog de Jean-Pierre Dionnet

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Reflex de Steven Gould aux Mango

mercredi 24 février 2010 par "Jean-Pierre Dionnet "

C’est un petit roman de science fiction pour adolescents, bien foutu :
Donc à priori, un ouvrage mineur mais aussi quelque part un livre majeur, dans la ligne mythique de « Peter Pan » et de « Alice aux Pays des Merveilles ».
Je vous explique :

« Reflex » est la suite de « Jumper », si vous n’avez pas lu le livre vous avez vu le film.
Un gamin découvre un jour qu’il peut jumper : Sauter d’un point à un autre tout autour du monde et évidemment, théorie du complot, tous les gouvernements et toutes les sociétés secrètes qui s’occupent des affaires sales du monde et tous leurs ennemis terroristes, veulent s’emparer de lui, car il est une arme redoutable.

« Reflex », c’est la suite, il va se faire enlever dès le début de l’histoire.
Heureusement, sa femme part à sa recherche.

Je ne vous en dirais pas plus sinon qu’en fait l’auteur va puiser dans nos rêves d’enfants :
Qui ne s’est pas, quand il était petit, dit que : s’il marchait jusqu’à l’école en sautant au-dessus de toutes les fêlures du béton et sans respirer sur cent mètres, s’il voyait trois voitures rouges, etc… il se passerait forcément quelque chose d’extraordinaire.
Qui n’a pas rêvé aussi dans l’enfance, et surtout au début de l’adolescence, de devenir comme par magie un personnage d’exception.
Dans mon cas particulier, comme je ne faisais pas d’efforts pour m’intégrer au collège où j’étais enfermé, le collège de Juilly dont j’ai au bout du compte d’excellents souvenirs, je n’étais pas parmi les plus sociables et il m’arrivait de regretter de ne pas avoir été choisi comme enfant de cœur alors que j’aurais détesté ça.
N’empêche que pendant la messe, à genoux (ça faisait mal et ça réveillait), je me disais qu’il ne serait pas mal que Dieu, qui déjà dans mon esprit n’existait pas, me soulève en l’air au milieu de l’église pour que les autres soudain me remarquent : je voulais faire mon jumper.

A signaler pour ceux qui ne seraient pas bilingues, que « jumper » veut dire « sauter », ce qui a amené le traducteur Yann Egly à ne pas traduire le mot parfois :
Je vous cite une phrase de la page 10 où l’héroïne pense à son jeune mari absent : « Au lieu de ça, ils faisaient la navette : David la jumpait de leur appartement de Stillwater pour leur habitation haut perchée au Texas, et vice versa ».

Bien évidemment, s’il avait traduit « David la sautait », cela aurait amené une nouvelle proposition de position au Kamasutra, l’accouplement successif et quasi simultané, en deux endroits très éloignés.

Ce qui laisse rêveur…

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